SCENE III
CHARLES , puis JOSEPHINE.
CHARLES, entrant. N res et de-
mie : — le premier consul est a 1 1
JOSÉPHINE j delapnris. Charles! Chai les!
Charles. Ah! madame!...
JOSÉPHINE. Mon mari n'est pas encore sorti de sa chambre0
chaules. Tous savez qu'il m'a dit de ne le réveiller que lorsque j'aurais de mauvaises nouvelles, et aujourd'hui, je n'en ai que de bonnes.
JOSÉPHINE. Pour tout le monde.'
CHARLES. Oui
Joséphine , vioémênt. îi a si-
Charles. Hier.
JOSÉPHINE. Et... a-t-il grondé?
CHARLES. Un peu Ii trouve que six
cent mille francs de dettes en six mois...
JOSEPH in mois.
CHARLES. Eh bien! neuf mois — — Il trouve , dis-je...
JOSÉPHINE. C iarles, s'il savait!...
CHARLES. Ab ! madame , qu'est-ce que vous allez me dire ?...
Joséphine. Cliarles, vous qui êtes son ami de collège...
Charles. Ah! mon Dieu , vous m'épouvantez.
JOSÉPHINE. S'il savait que je n'ai osé en avouer que...
en arles. Les trois quarts? les deux
tiers ?
j« séphine , à demi-voix,. La moitié.
ctivrles JJon-'p 'eut mille francs de dettes! S ■ oïde
par an au premier consi
JOSÉPHINE. Oui, cinq cent nulle fraj
Charles. Eh bien! cela suffira t pensions, faveurs, gratifications, U mens, tout est pris 1'.-'
JOSÉPHINE. Charles, je vous jure que ce n'est pas ma faute. .
Charles. Voyons... en couse!
vu un mémoire de Leroy : — chapeaux pour un mois!.
Ah
plusieurs
JOSEPF
parte n'a me pas à me vo 1 es me ; n e a p eaux .
CHARLES. Oui; m is eut. -quatre ; un mois : e t-ce que vous en mettez par jour?
JOSÉPHINE. Non, mais ces fourniss me tourmentent, ils m'envoient des caisses pleines d'objets du meilleur goût, je ne sais lesquels choisir; alors ils me disent de garder tout , qu'ils n'ont pas besoin d'argent...— Je me laisse tenter; puis, sans que je sache comment , cela fait des som mes énormes.
NAPOLEON
Charles. Douze cent mille francs!
JOSEPHINE. Oh! d'abord tout cela n'a point passé à ma toilette... — N'ai-je point mes pensions aussi... — Mes veuves , nies orphelins? Une mai A qui se tend vers moi peut-elle s'éloigner vide ?
chaules. Oui , je sais que vous êtes bonne.
JOSÉPHINE. Si vous saviez connue cela fait du bien de donner!... — Puis je leur dis de prier pour le premier consul... pour ■toi.
Chaules. Pour vous !. .. et que pouvezvous désirer?
JOSÉPHINE. Charles — je suis quelquefois bienmalheureuse !. . — Ah! ce n'est point Bonaparte qui.... non , vous savez s'il est bon avec moi! — Mais empereur , empereur, sera-t-il toujours le maître?... — Charles , vous a-t-il jamais parlé de divorce ?
CHAULES , vivement. Jamais.
JOSÉPHINE. Oh! s'il vous en parlait, Charles , au nom du ciel ! au nom de ce qu'il y a de plus sacré au monde... — Oh ! le voilà, je l'entends.... Je me sauve.... — Charles, ne lui parlez pas des six cent mille
francs qui restent Plus tard plus
fard....
chaules. Et le bon sur le trésor?
JOSÉPHINE. Ah ! donnez , j'oubliais.
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