SCÈNE III
VARGAS, don LUIS.
DO» LUIS, s'éveillant.
Ah ! peste soit du carillonneur qui trouble mon sommeil ! Que le remords sonne ainsi le tocsin dans sa conscience, et je gage la meilleure de mes nuits qu'il ne dormira guère.
VARGAS
Bonjour, don Luis, et merci du souhait !
DON LUIS
Monsieur de Vargas !
VARGAS
Qui désormais se gardera bien d'assister à vos prières du matin.
Qui, du moins, avant de m'éveiller, aura soin de me demander si je ne fais pas quelque joli rêve.
VARGAS
Aujourd'hui je ne puis vous le demander qu'après.
DON LUIS
Raison de plus pour que je vous réponde.
VARGAS
J'écoute.
DON LUIS
Mais , don Juan , vos rêves , à vous , se teignent dans votre encrier; comprendriez-vou* les miens , qui sont couleur de rose ?
VARGAS
Dites toujours , don Luis ; ne vous apercevez-vous pas que je m'intéresse à tout ce qui vous regarde? et puis, je vous serai peut-être