‹ Magasin théâtralChapitre 875 sur 1377 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

LE. DUC, seul.

( !1 va pour ouvrir la lettre , puis s'arrête. ) Le Roi a lait jurer au porteur de celle dépèche de ne la remettre qu'entre mes mains : pourquoi cela ? — Et ce messager est ce même Jéronimo... Il y a des lettres qui tuent ceux qui les ouvrent, et Philippe en connaît le se-

u<; lioi n(; 1:01s DE GAND.

cret. ( Il laisse tomber la Icllie sur la table de droite.) Gouverneur de la Belgique, <si-ce un pareil salât que ton maître t'envoie?... Oui, mais le duc d'Albe est prudent, et un autre <|iii lui ouvrira ce message. (11 sonne. — Jctter entre par la porte du fond. ) M. de Varias. JETTER.

Il vient de rentrer, et questionne en ce moment le messager.

LE DUC

Jéronimo !.. Ce sont de vieilles connaissances. Mais je l'attends ; qu'il vienne , qu'il vienne. ( Jetter sort par le fond. ) A lui d'ouvrir CCS de'pêches : familiarisé avec de tels secrets, il saura flairer la mort cachée peut-être sous cette enveloppe... ( il glisse la lettre parmi d'autres papiers.) et s'il se laisse prendre au piège... tant mieux! Philippe m'aura lui-même délivre de cet ange gardien.

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