SCÈNE VIL
Les Précédents , le duc D'ALBE ; un Greffier avec une sentence; JÉBONIMO, SuiTE.
LE DUC, entrant, précédé de Jéronimo.
l'ardieu ! monsieur de Vargas, vous vous
faites chercher après vous être fait attendre. Heureusement, Jéronimo m'a appris que vous étiez dans l'hôtel de la baronne deBerghes, sur la place de l'exécution. La victime et le bourreau sont prêts : votre signature.... VARGAS '.
Mais...
Hâtons-nous, monsieur le président. Mc'dina-Céli vient d'arriver; montrons à ce courtisan comme on étouffe les révolutions au berceau.
V AltG AS.
Une plume , iseult.
ISEULT
Grâce, mon père, grâce pour vous-même!
DON LUIS
Grâce, monseigneur, grâce pour d'Egmont ! ( On entend un roulement de tambours dans le lointain.) LE DUC.
Monsieur de Las Navas, votre compagnie vous réclame au pied de l'échafaud.
DON LUIS tire son épée , et la jette à terre. Je ne suis plus le soldat de l'Espagne.
le nue.
On vous a demandé une plume, mademoiselle...
ISEULT **
Je ne suis pas la servante du bourreau.
(Jéronimo prend une plume sur la table de droite, et vient la présenter à Vargas.)
VARGAS, remettant au Duc la sentence signée. A lui le crime ! à moi la honte! — à Dieu la vengeance!
LE DUC, remettant la sentence au greffier. Qu'on se presse. — Monsieur de Vargas , accompagnez-moi sur ce balcon, et tenez-vous à mon côté ; c'est le devoir du juge d'assister au supplice du coupable.
ISEULT, après avoir suivi des yeux les mouvements de son père, et l'avoir supplié du regard, s'avance vers don Luis.
Mon frère ! conduisez-moi au couvent de Sainte-Claire.
( La toile tombe. )
• Iseult, Vargas, le Duc, Jéronimo , don Luis; cl pai derrière, le greffier et la suite du Duc.
" Iseult, Jéronimo, Vargas, le Duc, le greffier, don Luis.
LE BOURGEOIS DE GAMi