ACTE V, SCÈNE II
VARGAS
Vous êtes un si grand général !
LE DUC
Ce qui me console dans ma disgrâce, ce qui m'exalte dans ma chute, c'est que je ne laisse plus rien à faire après moi on Belgique..Du même coup, je viens d'abattre la tête de d'Egmont, et la cause de la rébellion... On sont les clameurs dont on me menaça il? ne vous l'avais-je pas dit : Dieu éteint l'orage dans la pluie , on étouffe la révolte dans le sang.
VARGAS
Vout êtes un si grand politique !
LE DUC
Est-ce que vous devenez courtisan, monsieur de Vargas ?
VARGAS
Pour vous faire oublier ce que vous avez perdu... votre sceptre de gouverneur aux mains d'un intrigant; votre épée de général ensevelie dans son fourreau ; et, plus que tout cela , l'avenir de votre nom qui vous échappe avec
LE DUC
Assez. C'est la dernière nuit que je passe en Belgique... que je goûte au moins quelque repos !
VARGAS
Vous voulez donc que je veille seul.
LE DUC
Comte de Vargas , à demain !
VARGAS
Dormez, monseigneur.
(Le Duc sort par la porte de droite.)
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