‹ Magasin théâtralChapitre 908 sur 1377 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

VARGAS, Don LUIS, ISEULY, pois le Prince D'ORANGE; Peuple et Soldats,

avec des torches et des armes.

(Vaigas, frappé , recule soutenu par don Luis, et vient tomber au milieu sur le devant du théâtre.)

ISEULÏ, fendant la foule.

Mon père!... épargnez mon père!. ..(Arrivant à la droite de Vargas et le voyant frappé.) Hélas ! VARGAS.

Une blessure...

DON LUIS

Qui m'était destinée.

1SEULT

Les malheureux !... qu'ont-il3 fait?

GIDOLFE

*Le peuple a puni l'apostat du peuple — monsieur de Vaigas, un traitre.

VARCAS , se soulevant et remettant une clef à don Luis.

Moi, traître!... Don Luis... là... là...

( Il lui désigne la petite porte de droite, que don Luis

va ouvrir.

DON LUIS et LA FOULE, à la vue du prince qui entre

par cette porte.

Le prince d'Orange !

LE PRINCE, arrivant à Vargas.

Frappé à moi l !

VARGAS *-

Guillaume de Nassau est-il convaincu

LE PRINCE, à l'assistance.

Compagnons, c'est un grand citoyen que perd la Belgique. ( Il se découvre.) Salut au héros de Gand ! à Hubert d'Artewelde !

LA FOULE, s'inclinant.

Robert d'Artewelde!

DON LUIS

Mon père !

VARGAS, embrassant don Luis.

Enfin... merci, mon Dieu!

{ Il tend la main à Iseult et retombe comme mort. ) LA FOULE, se relevant.

Vive l'indépendance!

VARGAS, se soulevant à peine.

Courage, enfants!.... persévérez.... persévérez.. . Dieu est juste.... et votre cause est

sainte.

(Il meurt.)

* Iseult, Vargas, don Luis, le Prince, Gidolte; et derrière, soldats et peuple faisant cercle.

FIN

NOTES

Quelques personnes ayant trouvé que lu dépêche Je deuil, à la lin du troisième acte, n'était pas d'un bon effet, cette fin a été corrigée ainsi :

VARGAS, LE DUC, nos LUIS, un Messager DE DEC1L.

DON LUIS, entrant par le fond, suivi du messager qui reste près de la porte.

Excellence...

le nue.

Bien ! c'est don Luis.

VARGAS, faisant un mouvement comme pour se lever. Ah ! Dieu !

LE DUC

Vous êtes à votre place , monsieur ; restez.

DOS LUS

Monsieur de Vargas aux pieds du Duc! et cet homme qui a osé prétendre...

VARGAS, à part.

Patrie, patrie!

(Il se lève et s'assied près de la table.)

«ON LUIS

Je reviens pour vous annoncer (il montre le courrier resté au fond.) un courrier de deuil , aux armes de la maison de Tolède.

LE DUC

La Duchesse serait-elle... morte ?

non luis.

Hélas! oui, monseigneur; et vous m'avez caché son agonie, et vous m'avez éloigné de son lit de mort... Ducd'Albe, que dois-je penser de tout ceci?

Monsieur de Vargas, relisez ce que vous venez d'écrire , etc., etc.

Cette fin me semble moins explicite que l'autre, et, malgré le défaut qu'on peut reprocher à la scène telle qu'elle existe dans le texte , je la préfère à celle que l'on vient de lire.

Le dénouement tel qu'il existe dans le texte me semble le seul logique, et le plus dramatique possible dans les conditions de l'œuvre : mais aux répétitions générales, on en trouva l'exécution difficile ; en conséquence, le dénouement fut réglé comme il suit :

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