SCÈNE lit LEA, GABRIEL, ISMAEL, CHARLES
CHARl ES.
Du secours !
[ Humeurs sourdes Quelqu'un.
GABRIEL
Le comte !
LEA
O ciel ! c'est vous.
(On l'assied CHARLES, reconnaissant Lea.
Et VOUS... toujours ; Toujours sur mon chemin comme une femme, et
[comme Pour réparer le mal que fait la main île l'homme. (Il est blessé au bras. Lea cherche la blessure.] Gabriel ! tous les deux... Ce n'est rien , c'est au bras ; Comme je descendais dans les fossés, là-bas... Un homme m'a frappé , s'est enfui... Lea !
LEA
Charle !
CHARLES
Il faut que je vous voie, il faut que je vous parle !...
LEA
Votre sang...
CHARLES
Ah! mon sang... comment là , sur mes pas, Tous les deux?... Ma conquête, oh! c'est vous,
[n'est-ce pas ?
LEA. Elle lui passe son voile autour du bras. Ce voile vous suffit.
CHARLES , lui baisant les mains.
Du sang à vos mains pures...
Elles en ont reçu de toutes mes blessures !... Je vous fais, Gabriel, mon page, écuyer franc ; A partir d'aujourd'hui vous n'êtes plus enfant. La grande tour est prise , et la brèche est immense, Et, sur les quatre points, le combat recommence ; Et je suis le premier! Ah! ah ! vos mécréants... Je me suis fait aussi ma brèche dans leurs rangs ; Car, pour vous retrouver, ma belle et bien-aimée,
\li ! j'avais dans ce bras la force d'une armée !••■
Et tiens, je ne sais plus m c'est Dieu le vainquent Si c'est toi , si c'est moi , Lea , si c'est mou CO Ul