‹ Magasin théâtralChapitre 967 sur 1377 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

LE COMTE, seul.

Empêchons avant tout que le bruit de cette esclandre n'arrive jusqu'à Fanny. Il y a plus de résolution et de fierté qu'on ne croirait sous cet air de légèreté et d'enfantillage qu'elle montre. Je l'ai jusqu'à présent trouvée soumise à mes ordres; mais il en faut moins que la sotte escapade d'Achille pour faire éclater une révolte ouverte, et je ne suis pas en position de forcer Fanny à un mariage qui doit assurer à mon fils une des plus riches fortunes de la France. Tout en surveillant ma conduite politique, on ne serait pas fâché de trouver dans ma vie privée des raisons plausibles de rne tracasser: il est donc nécessaire d'étouffer «ette affaire avant qu'elle ait aucun retentisse-

ment. J'ai fait partir Achille pour toute cette journée, afin de prévenir une rencontre : je suis donc tranquille de ce côté... Pauvre Fabius.' c'est lui qu'il fautque je sacrifie. ..qu'y faire?... il faut obéir aux circonstances lorsqu'on ne peut lem commander. Le voici', un peu d'adresse, et nu besoin de sévérité, et il fera ce que je voudrai: car c'est la timidité et le caractère d'un enfant dans le cœur d'un homme.

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