CLISSON
Pour se rendre à Clisson, on sort de Nantes par 1rs ponts qui, dans l'étendue d'une demi-lieue, ajoutent à la ville les îles nombreuses que la Loire renferme dans son bassin.
A l'extrémité du pont de Pirmil, on voit encore des ruines de la tour construite en 1365 sur des fortifications plus anciennes, par l'amiral Bouchard, d'après l'ordre de Jean IV, duc de Bretagne, pour défendre Nantes du côté du Poitou.
La ville de Clisson est située au confluent de la Sèvre et de la Moine, à six lieues sud-est de Nantes ; elle était autrefois sur les limites de l'Anjou, de la Bretagne et du Poitou. Elle renfermait avant la révolution trois mille habitants. On y comptait cinq églises, deux prieurés, deux couvents, et un hôpital. Elle possédait une haute justice qui ressortissait du présidial de Nantes. Les guerres de la Vendée ont été fatales à cette ville, qui plusieurs fois a été prise et reprise, et dont la population s'est trouvée réduite à douze cents habitants, qui vivent principalement du produit des usines établies en grand nombre sur la Sèvre.
Les environs de Clisson présentent des promenades délicieuses, et les bords de la Sèvre et de la Moine offrent à l'artiste les points de vue les plus pittorcs-