‹ Magasin universel (volume 3)Chapitre 43 sur 242 · LA BATAILLE DE BOVINES · texte numérisé non relu

LA BATAILLE DE BOVINES

Deuxième article (Voir page 31).

C'était au centre que Philippe avait commencé son attaque, parce que c'est au centre qu'Othon devait être; c'est au centre que l'empereur faisait les plus grands efforts, parce qu'il ne pouvait y rencontrer le roi de France. Le choc des Allemands fut terrible; il renversa les soldats des communes qui se jetaient en foule au devant de l'escadron du roi; et bientôt cet escadron de truerrieis choisis fut entouré lui-même d'ennemis aux bras indomptables. Gui de Malvoism, Etiennejde Longchamp, Gérard de Latruye, Guillaume deGarlande, jeunes hommes et vieux de courage; Henry, comte de Bar, noble en force et en vertu ; Barthélémy de Raiye , ancien, vaillant et sage; Guillaume des Barres, !a fleur des chevaliers de cet âge, frappaient, renversaient, faisaient des prouesses merveilleuses , et cependant on vovait dans la mêlée avancer l'aigle dorée au rayon de sinople , que portait, à côté de l'empereur, le comte de Regensburg, son garde du corps. Pendant qu'ils combattaient glaive à glaive , corps à corps , les fantassins allemands se glissèrent entre les chevaux ; iis arrivèrent au roi, et le saisirent au défaut de la cuirasse avec un crochet de fer, ils le renversèrent de son coursier. A l'instant Pierre Tristan s'élança de son cheval au milieu des épées et des lances ; Guillaume des Barres poussa le sien sous les coups qui l'accablaient, pour se rapprocher du roi. Etienne de Longchamp se jeta dans cette mêlée sans pouvoir la traverser. Philippe, renversé sous les pieds des chevaux, tenait une épée, combattait et se défendait encore; et Galon de Montigny, placé devant lui , frappait de sa main droite de terribles coups de sa hache d'armes ; tandis que, de la gauche, il faisait voltiger dans les airs l'oriflamme qui avertissait du danger, et criait de toute sa force : Saint Denis ! saint Denis ! au roi ! au roi!

Mais, voilà que l'arrivée des chevaliers change la face du combat : les chevaux français foulent aux pieds les fantiissins allemands; les chevaliers, avec leurs grandes lances, abattent les épées à trois tranchans dont les soldats d'Othon faisaient pour la première fois usage.

Les fantassins occupés à se défendre contre cet escadron de troupes victorieuses, abandonnent les guerriers qu'ils avaient si vivement pressés; Philippe, délivré, remonte sur le premier cheval qu'il rencontre : « Et la revanche! s'écrie-t-il , Othon ! Othou ! et il fond comme un trait sur le groupe de guerriers avec lesquels Othon s'avançait. Euguerrand de Coucy porte un coup de lance à l'empereur et le fait ployer jusqu'à la croupe de son cheval ; Pierre de Malvoisin saisit le cheval par les rênes et l'entraîne avec lui. A cet aspect, la fureur des Allemands se rallume , ils font un nouvel effort. Gérard de Latruye, pressé de toutes parts , porte à l'empereur un coup de hache qui glisse sur ses armes , relève le bras , frappe un second coup et blesse si mortellement le coursier d'Othon , que l'animal, devenu furieux, se redresse, s'emporte, renverse tout autour de lui et fuit en liberté ; il fuit , mais Guillaume des Barres, l'Achille de la France, se trouve sur son passage ; il s'élance vers Othon, le saisit, essaie en vain de l'arracher à un coursier emporté, le poursuit encore?

l'atteint au moment où le destrier mourant se roulait avec fureur sur le corps de son maître, l'enserre de nouveau dans ses bras , et tombe à l'instant au milieu de sept cents Brabançons dont il soutient seul l'effort, jusqu'au moment où Saint-Valérie l'arrache à leurs coups et le ramène au roi vainqueur.

A la gauche cependant , le comte de Boulogne combattait encore; le chancelier Guérin,le comte de Dreux et Robert de Dreux , évoque de Beauvais , y luttaient , depuis le milieu du jour, contre le désespoir de Renaud qui n'attendait du combat que la prison ou la mort. Robert de Dreux croyait que sa qualité d'évèque lui défendait de verser du sang; mais il portait au combat une massue énorme dont il renversait tout ce qui se trouvait devant lui. Pierre Gucrin, couvert de la robe d'hospitalier, et la croix épiscopale sur la poitrine, tenait à la main une longue lance , dont > au plus fort de la mêlée , il ne se servait que pour détourner les coups. Le comte de Salisbury tomba sous la pesante massue de Robert de Dreux , et se rendit couvert de blessures. Déjà les cris de victoire retentissaient de tous côtés , déjà le champ de bataille était vide de combattans, et l'intrépide Renaud , à cheval, au milieu d'un cercle de gens de pied , armés de piques à double tranchant, insultait encore à la victoire de l'armée française. Pierre Guérin arriva avec sa longue lance , et tandis qu'il se présentait devant les Bolonais qui dirigeaient sur lui tous les coups, un chevalier, Pierre de Tournel , se glissa par terre jusqu'au comte de Boulogne, le frappa, l'arracha de son cheval, Renaud tomba, ses guerriers prirent la fuite, et le chancelier, avec sa robe sanglante, sa croix et sa lance demi-brisée, amena prisonnier, vers Philippe, le dernier et le plus coupable de ses ennemis.

Il était sept heures : les trompettes et les buccines sonnèrent la retraite. L'armée revint aux camps, l'armée victorieuse qui avait tant d'exploits à conter. Le roi appela les prisonniers : trente bannerets parurent devant lui, tous nés dans ses États, tous dignes de la mort puisqu'ils avaient maugréé leur serment, et le roi leur donna la vie. Paris, qui devait le revoir, aime tes rois clémens, et le trône de France apprend à ennoblir la victoire. Le lendemain , Philippe repartit pour la capitale. Qui pourrait, disent les chroniques, qui pourrait dire ne deviser par bouche , ne penser de enery, ne écrire en table, la très-grande joie et la très-grande feste que toz le peuple fesait au roy en si comme il en retornait. Les chants des clercs , le son des cloches , les acclamations du peuple l'accompagnèrent sur toute la route : les maisons étaient tapissées au dehors, les églises parées comme aux jours solennels, les chemins jonchés de rameaux et de fleurs. Paris attendait le roi comme un roi , et le reçut comme un père. Sept jours et sept nuits de suite les fêtes se succédèrent. L'université , les bourgeois , les magistrats étalaient à l'envie leur joie et leur reconnaissance. On eût dit que chacun d'eux eût vaincu aux champs de Bovines. Othon alla dans les murs de Brunswick cacher une défaite qui lui coûta l'empire; Jean, à qui on a fait dire que sa rage ne pouvait être rassasiée que du sang de la France, demanda humblement la paix, et Philippe, qui no croyait pas assez à la perfidie, lui accorda la paix, comme il lui eût donné la vie sur le champ de bataille.

M. le comte A. de P.

MONTAIGNE (michel eyquem de).

Ce fut dans le Périgord, le dernier jour de février 1 533, que naquit Michel , fils de Pierre Eyquem, seigneur de Montaigne ; il vint au monde dans la maison de son père, maison noble, et juchée sur un tertre, comme dit son nom (i). Sa famille, originaire d'Angleterre, était riche et ancienne, mais peu illustre. Le père de Montaigne avait vécu presque toujours dans la retraite; seulement, vers la fin de sa vie, les bourgeois de Bordeaux l'élurent maire de leur ville, charge qui semblait d'autant plus belle, qu'elle n'offrait pour bénéfice que l'honneur de son exécution. Ce père de Montaigne, homme de peu d'études , mais d'une raison forte et haute , avait d'étranges idées pour son temps et pour son rang. Il lui plut et lui sembla sage ; que son fils fût dressé à la plus basse et commune façon de vivre, si bien qu'il l'envoya dès le berceau nourrir dans un pauvre village où il demeura longuement. Il fit même une chose plus remarquable peut-être et plus extraordinaire en ce temps : « Comme il visait de le rallier avec le peuple et cette condition d'hommes qui a besoin de notre aide, et estimait qu'il fût tenu de regarder plutôt vers celui qui tend les bras , que vers celui qui tourne le dos, il le donna à tenir sur les fonts à des personnes de la plus abjecte fortune , pour l'y obliger et attacher. »

Son éducation commençait ainsi en même temps que sa vie. Les premiers spectacles qui frappèrent ses yeux furent de vivantes leçons de simplicité et de modestie. Son père faisait peu de cas de l'enseignement qui s'impose; il se fiait davantage à l'influence des impressions et de l'habitude ; il était d'avis qu'il fallait ménager les organes des en fans à l'égal de leur intelligence et de leur humeur : «Jusque-là et à telle superstition, que parce qu'aucuns tiennent que cela trouble la cervelle tendre des enfans , de les éveiller le matin en sursaut et de les arracher du sommeil tout à coup et par violence, il faisait éveiller son fils par le son de quelque instrument de grande mélodie. Et quant aux châtimens , encore qu'il eût l'esprit lent, l'appréhension tardive, l'invention lâche et un incroyable défaut de mémoire, Michel ne tàta des verges qu'à deux coups, et bien mollement. « Pierre Eyquem avait dans l'esprit que le temps qui se perd à l'étude des langues anciennes était à la fois un obstacle au développement de l'intelligence et de l'ame ; il imagina de changer la langue maternelle de son fils, et de lui donner pour telle, au lieu du français, le latin. Et voici comme il s'y prit: « En nourrice , et avant le premier dénoûment de la langue, il le donna en charge à un Allemand , du tout ignorant de notre langue, et très-bien versé en la latine; cettuy-ci qu'il avait fait venir exprès, l'avait continuellement entre les bras, et ne l'entrv tenait d'autre langue que latine ; ni lui-même , ni sa femme, ni valet ni chambrière, ne parlaient en la compagnie de Michel qu'autant de mots latins que chacun avait appris pour jargonner avec lui ; tellement, qu'il avait plus de six ans avant qu'il entendît , non plus de français ou de périgordin , que d'arabesque. »

(i) En vieux français on écrivait et on prononçait montaigne ]>ouj montagne.

Cependant on envoya le jeune Michel au collège de Guyenne, très-florissant pour lors, et le meilleur de France. Ses succès n'y furent pas éclatans. Bientôt l'âge requis lui étant venu , on le fit entrer dans les charges publiques; il eut un office de conseiller au parlement de Bordeaux. Il y avait alors un autre conseiller dans la même cour, que l'on nommait Etienne de la Béotie ; il s'était annoncé dès l'âge de seize ans, dans le monde par un traité de la Servitude volontaire. Le livre tomba aux mains de Montaigne qui se prit aussitôt d'une vive estime pour la Béotie. « Ce fut le moyen de leur première accointance et l'acheminement de cette amitié qu'ils ont nourrie entre eux si entière et si parfaite que certainement il ne s'en peut lire de pareilles. » Rien de si merveilleux que cette amitié , rien de plus touchant que ce que Montaigne en raconte; malheureusement elle fut de courte durée , car la Béotie mourut quatre ans après que Montaigne et lui eurent commencé de s'aimer.

Le siècle où vivait Montaigne se débattait dans les querelles religieuses ; la réforme de Luther et de Calvin, avait livré la France à de longues guerres civiles. Montaigne peu séduit par les belles paroles des réformateurs , n'approuvait pas non plus les emportemens de ceux qui les combattaient ; de quelque côté que vinssent les persécutions et les violences , il les déplorait et les condamnait uniformément; et comme il le dit lui-même : « au Gibelin j'étais Guelphe ; au Guelphe , Gibelin. « Montaigne était venu à la cour pendant la minorité de Charles IX ; quelques affaires de sa province l'y avaient fait envoyer. Il la suivit à Paris, à Rouen , à Chartres , et ne tarda guère d'y être jugé et estimé pour ce qu'il valait , aussi bien par Catherine de Médicis que par le chancelier de l'Hôpital. Il fut chargé parla reine de rédiger pour son fils des instructions sur l'art de régner; on le fit ensuite gentilhomme de la chambre du roi, et on lui donna l'ordre de Saint- Michel, si considérable encore en ce temps « qu'il n'y avait ni charges,ni états, quels qu'ils fussent, auxquels la noblesse prétendît avec tant de plaisir et d'affection.» Les voyages étaient pour lui comme une distraction ; après avoir visité Rome, il s'arrêta à Venise, et, pendant qu'il y était, il fut élu maire de Bordeaux. Il succédait au maréchal de Biron, et ce fut le maréchal de Matignon qui lui succéda. La règle était qu'on ne gardât cette charge que pendant deux ans ; on pouvait cependant être réélu, mais seulement une fois, et il n'y en avait eu que deux exemples. Montaigne en fut un troisième.

Tout Je génie et toute la gloire de Montaigne sont enfermés dans ses Essais. Il avait déjà trente-neuf ans quand il en composa les premiers chapitres ; il y travaillait sans suite et à de longs intervalles , selon que l'y poussaient l'occasion et sa fantaisie. Ce ne fut point uu livre fait de dessein réfléchi et prémédité, mais d'entraînement, d'abandon, presque de hasard. En i58o il se détermina à le publier, encore n'en donnat-il d'abord que deux livres. Le succès fut du commencement assez équivoque, principalement en province, jusqu'à ce qu'enfin Juste-Lipse, dont l'autorité était alors fort considérable, avertit le public de l'excellence de cet ouvrage, et fit, à bien dire, sa réputation. Un peu avant les étals de Blois de 1 588, Montaigne alla de nouveau à Paris pour faire imprimer son troisième livre. Ce fut où il rencontra Marie de Gournay, jeune

fille qui n'avait guère alors que vingt ans, et qui, presque au sortir de l'enfance, avait si bien compris le mérite des Essais « qu'ils la transirent d'admiration.» Montaigne, quand il l'eut connue, en conçut la plus favorable espérance; et elle, à son tour, se prit pour lui du plus vif enthousiasme et de la vénération la plus tendre. Privée de son père , elle le sollicita d'en accepter le titre et de lui accorder celui de sa tille. Un vœu si touchant ne pouvait être repoussé ; ils s'unirent d'une généreuse et noble adoption, formée des seuls rapports de l'esprit.

Montaigne ne tarda pas à s'en aller de ce monde en l'autre. Dès l'âge de quarante-cinq ans , il souffrait des douleurs de la pierre. Ce ne fut pourtant pas la cause immédiate de sa mort j frappé d'une esquinancie, la

paralysie survint qui lui ôta l'usage de la langue ; mais le cerveau n'en fut pas atteint, et jugeant qu'il allait mourir, il fit convier par écrit quelques gentilshommes ses voisins à le venir assister en sa dernière heure. Eux venus , il voulut qu'on célébrât la messe dans sa chambre; et au moment de l'élévation, ce pauvre gentilhomme s'étant soulevé comme il put sur son lit, les mains jointes il expira dans cet acte de piété; ce qui fut, dit Pasquier, un beau miroir de l'intérieur de son ame. C'était le i3 septembre i5o,2; il n'avait pas encore achevé sa cinquante-neuvième année.

Montaigne était d'une assez petite stature, la taille forte et ramassée, le visage pas très-gras, mais plein; l'humeur moitié gaie, moitié sérieuse; le tempérament modérément vif et sanguin , la constitution saine ,

Montaigne.

la santé rarement troublée, l'allure et le geste témoignant de quelque fierté; la démarche prompte et ferme; il dormait même au déclin de son âge sept ou huit heures tout d'une haleine; indifférent sur le choix des mets à sa table, ignorant du plaisir de boire, se vètissant des mêmes habits en toute saison ; malhabile aux exercices du corps, la danse , la paume, la lutte , la chasse, l'escrime; à la musique aussi malhabile; écrivant gauchement et ne lisant guère mieux; sans mémoire , sans promptitude d'esprit , mais pénétrant jusqu'au plus profond des choses lorsqu'il les avait saisies. Quant à l'immortel ouvrage des Essais, c'est un livre étrange et unique en sa forme comme en son sujet. C'est, comme l'a dit un beau caractère et un beau talent, l'étude exacte et universelle de l'homme,

faite pourtant sur un seul modèle, l'auteur lui-même; c'est le portrait de tous en un seul portrait, toutes les physionomies d'hommes dans la même image. C'est un livre simple et divers, varié et toujours semblable; partout même ton, même façon, même allure, même langage , même gravité , même licence. C'est de l'uniformité qui ne se laisse pas reconnaître, et qui toutefois ne se cache point. Familier, naturel, facile, abondant, qui pénètre en vous sans que vous songiez à vous en défendre, qui vous entraîne où il veut sans que vous délibériez jamais pour le suivre, ce livre a charmé uos pères, et il a pour nous un charme de plus : la naïveté de son vieux langage, qui donne à la pensée ellemême encore plus de naïveté.

L'histoire fournit parfois, à de longs siècles d'intervalle et chez des peuples différens, des actions qui sont identiquement les mêmes : on ne saurait dire en vérité si c'est le hasard seul qui les reproduit, si des circonstances pareilles les inspirent , ou si elles sont dues, chez certains hommes, à la connaissance et à la mémoire des siècles passés. En voici un exemple : Louis XVIII était à la veille de revenir en France et fut fêté par le roi d'Angleterre. Au moment d'entrer dans la salle où il offrait un repas , Georges s'arrête sur le seuil et ne sait ce qu'il doit faire , car si l'étiquette de la cour britannique ne permet à personne dépasser avant le roi, celui-ci sentait cependant les égards qu'il devait à son hôte couronné; alors il saisit un flambeau et passe devant le roi de France pour l'éclairer. — Or, en 1640, voici ce qui arrivait à la cour de Louis XIII. — Richelieu avait assisté à un bal et se disposait à sortir; Louis XIII s'y disposait également. Tout le monde s'empressait à faire place au cardinal et l'on faisait peu d'attention au roi. Le ministre, s'apercevant à la livrée d'un page que le roi le suivait, se rangea pour le laisser passer : « Hé bien, «monsieur le cardinal, dit Louis,' pourquoi donc ne «passez -vous pas? n'ètes-vous pas le maître?» Le politique profond saisit deux flambeaux des mains d'un page et dit au roi en passant devant lui : «Sire, quand « je prends le pas sur Votre Majesté, c'est pour faire « l'office de son très-humble serviteur. »

Voulant par un dernier effort assurer sa double puissance législative et religieuse, Mahomet offre une fortune immense à un de ses partisans, lui 'promet de partager avec lui son pouvoir, sous la condition que, descendu dans une profonde citerne, il criera devant le peuple : Dieu est Dieu, et Mahomet est son prophète.

Tout est convenu. L'imposture émerveille le peuple ; il tombe aux genoux de Mahomet qui s'écrie : La voix de Dieu a parlé , refermons à jamais le sanctuaire de sa parole! et bientôt la citerne fut comblée de pierres.

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