CLASSE DÉS VERS INTESTINAUX
Ces rayonnes n'ont pas de vaisseaux bien évidents et où se fasse une circulation distincte, ni organes spéciaux pour la respiration. Leurs corps est en général allongé ou déprimé, leurs organes sont disposés longitudinalement. C'est parmi ces animaux que sont rangés les vers qui se développent au sein des corps vivants : le trichocéphale si commun dans le gros intestin de l'homme, les ascarides, les strongles qui ont jusqu'à trois pieds de long, les échinorinques qui plongés dans un liquide l'absorbent par toute leur surface, et enfin les taenia, ces cruels ennemis des animaux dans lesquels ils se développent et qu'ils paraissent épuiser ; on en a vu qui avaient plus de cent pieds de long ; les grands ont près d'un pouce de largeur. Les taenia sont très-tenaces, les remèdes les plus violents avaient peine à les expulser; un médecin français, M. Mérat, a découvert dans la feuille de grenadier des propriétés particulières qui permettent d'espérer à l'avenir la destruction de ces hôtes dangereux.
CLASSE DES ACALEPHES.
Les animaux compris dans cette classe sont privés d'organes respiratoires et circulatoires ; leur forme est circulaire et rayonnante ; leur bouche tient lieu des deux ouvertures de l'intestin qui n'est lui-même qu'une sorte de sac autour duquel sont des tentacules plus ou moins nombreux qui servent à la locomotion et au toucher.
Parmi ces rayonnes, les uns (les méduses) sont gélatineux, libres et flottent dans la mer en contractant ou en dilatant leur corps ; il y en a qui parviennent à plusieurs pieds de diamètre et pèsent jusqu'à cinquante livres; les autres (les diphries, les physalies) se rencontrent dans toutes les mers chaudes. Ces dernières ressemblent à une grande vessie oblongue, relevée en dessus d'une crête saillante, oblique et ridée, et garnie en dessous, à l'une de ses extrémités, de productions charnues et cylindriques.
Les physalies, du reste, sont un objet de litige entre M. de Blainville,qui les réclame pour les faire figurer dans les mollusques, et les naturalistes qui avec Cuvier les maintiennent parmi les acalèphes, jusqu'à plus ample information.