‹ Magasin universel (volume 3)Chapitre 93 sur 242 · TOME IV.— FÉVRIER · texte numérisé non relu

TOME IV.— FÉVRIER

tique était celle que le cardinal Hippolyte d'Esté, uMs d'Alphonse, duc de Ferrare, fit construire en 1519; mais, faute des réparations nécessaires, elle tombe eu ruines. On prétend que l'Arioste y composa une partie de son poème immortel; mais cette opinion est complètement erronée, car la construction de la villa d'Esté est postérieure à la mort du poète, arrivée le

6 juin 1533.

Le monument d'antiquité le plus curieux qui existe à Tivoli est le temple de Vesta. On reconnaît à la belle architecture de cet édifice le style des meilleurs temps. Plutarque dit que Nuraa Pompilins fitdonner la forme ronde au temple qu'il érigea à Vesta, voulant en faire le symbole de l'univers : c'est sur ce léger fondement que les antiquaires ont dédié à Vesta le joli temple de Tivoli. Ce monument, de figure circulaire, n'a que 12 pieds et demi de diamètre ; il était environné de dix-huit colonnes : mais on n'en voit plus que dix, qui sont en travertin, revêtues de stuc, d'ordre corinthien, cannelées, et de 18 pieds de haut sans le chapiteau, qui est décoré de feuilles d'olivier. L'entablement est orné de festons et de bucrânes. La Cella, dont une partie est détruite, est

composée de tuf et de travertin, et est percée de deux fenêtres, comme le temple de Vesta à Rome. Il est placé à pic sur le bord du précipice où s'élance l'Anio, aujourd'hui Tcvcronc.

A gauche de ce joli temple çn est un autre qu'on croit avoir été celui de la sibylle Tiburtine. Il est construit en travertin, de forme rectangulaire, et orné de quatre colonnes d'ordre ionique. Le petit temple a été transformé en une église dédiée à saint Georges. D'une terrasse placée en avant du temple de Vesta, on jouit d'un coup d'ceil vraiment admirable. A droite, on voit l'Anio arriver majestueusement au milieu des maisons de Tivoli, puis tout à coup manquer de terre, former une nappe d'environ 50 pieds de haut sur 120 de large, puis s'engouffrer sous les rochers, pour reparaître dans lagrottedeNeptune. Autrefois l'Anio tombait à pic dans cette grotte; en 1826, un ébouleinent eut lieu, vingt-quatre maisons furent emportées avec tous les biens de leurs malheureux propriétaires. Léon XII a fait faire la chute actuelle, qui offre plus de sécurité.

A gauche de cette chute, du même côté, un autre bras de l'Anio se précipite par une ouverture faite par le Bernin. Cette chute, haute de 250 pieds, quoique moins abondante que la première, est bien plus belle sans contredit. Avant d'arriver à ces chutes, d'autres bras de l'Anio se sont répandus dans la ville, où, après avoir servi à plusieurs usines, ils se réunissent pour former les cascatelles.

Par un sentier serpentant on descend au fond de l'abîme. Une inscription apprend que c'est le général français Miollis qui a fait tailler ce chemin pour favoriser la curiosité de l'artiste et du voyageur. En descendant on jouit, à plusieurs reprises et sous des points de vue différents, de l'aspect de la belle chute du Bernin ; mais c'est au bas que s'offre un spectacle plus sublime : à gauche, la chute du Bernin ; à droite, une vaste et sombre caverne qui retentit d'un fracas épouvantable. C'est la grotte de Neptune, où se précipite l'Anio. On aurait de la peine à détacher ses regards d'un aussi admirable tableau, si on n'était dans une position aussi incommode que dangereuse. D'un côté, l'eau, qui rejaillit en poussière en se brisant sur le rocher, inonde le voyageur ; d'un autre, le sol sur lequel il marche, sans cesse humide et glissant, l'expose à chaque pas à manquer pied et à rouler dans le torrent ; et malheureusement de tels accidents ne s'y sont renouvelés que trop fréquemment. Les eaux de la grotte de Neptune et de la chiite du Bernin se réunissent pour tomber ensemble dans la grotte des Syrènes. C'est à Joseph Vernet, notre célèbre peintre de marine, que la grotte de Neptune doit son nom.

Remontant à Tivoli, et descendant de nouveau par un escalier étroit creusé dans le rocher, on arrive à la grotte des Syrènes ; c'est une sorte de pont naturel, sous lequel l'Anio se précipite pour la troisième fois.

De Tivoli on traverse l'Anio sur le pont Lupus, construit par Sixte V ; puis, après un assez long détour, nous sommes arrivés de l'autre côté de la vallée, au fond de laquelle coule l'Anio. Là se développe aux regards un paysage de la plus grande richesse : à gauche les chutes de l'Anio, en face les temples de Vesta et de la Sibylle, et la ville de Tivoli ; plus loin, par une échappée, la campagne de Rome, la ville des Césars, et la coupole de Saint-Pierre; à

droite, enfin, des collines charmantes ombragées de chênes verts et d'oliviers. C'est dans cette délicieuse position qu'on prétend qu'existait la maison du poète Catulle.

Bientôt on se trouve en face de la grande cascatelle ; elle sort de la ville par un canal, et forme une grande chute d'environ cent pieds de haut, accompagnée de quelques jets moins considérables. En deux bonds ces eaux sont réunies à celles de l'Anio. •

A quelques pas se présente, à gauche, une petite église dédiée à saint Antoine, et élevée sur quelques fragments de constructions antiques. Ce sont les restes de la villa d'Horace. Presqu'en face est l'église de la Madonna di Quintiliolo ; elle est aussi bâtie sur l'emplacement de la maison de Quintilius Varus, dont on voit encore des ruines assez importantes. Bientôt s'offrent aux regards les petites cascatelles. Les eaux, sortant de diiiérents conduits, présentent dans leurs jeux variés un coup d'ceil enchanteur. Le jet le plus élevé s'élance de la villa de Mécènes, qui domine majestueusement la cascade.

Descendant au fond de la vallée, on traverse, sur un pont antique, un ruisseau très-limpide qu'on appelle l'Aquoiïa. Le pont porte le nom de Cœlius; il est à une seule arche et d'une belle conservation. Les pierres même qui forment la voûte servent aussi de pavé, construction assez singulière et dont on a peu d'exemples.

On remonte ensuite à Tivoli par l'ancienne voie Tiburtine, qui est assez bien conservée en cet endroit, et qui passait sur le pont Cœlius. On voit à droite, dans une vigne, un édicule rond, construction du ve ou vie siècle, qu'on appelle, sans savoir pourquoi, le temple de la Toux. Il est très-pi obable qu'il a toujours étééglise chrétienne ; mais il est surtout hors de doute qu'il ait eu cette destination dans le moyen âge, puisqu'il y reste encore quelques traces de peintures sacrées. Près de là est la villa de Mécènes. On peut juger, par l'importance de ses ruines, de son ancienne magnificence. Elle était traversée par une voûte qui livrait passage à la voie Tiburtine ; cette voûte est d'une admirable conservation. On voit encore plusieurs chambres, des portiques, des colonnes doriques, et tout l'édifice est surmonté d'une vaste terrasse, d'où la vue plane sur toute la campagne de Rome; cette terrasse est revêtue du ciment le plus dur. Sous les bâtiments est une grande salle souterraine, qu'on appelle communément les écuries de Mécènes : c'était plutôt un réservoir. Dans un côté de cette salle on a creusé un canal, dans lequel passe un torrent rapide qui, sortant par une arcade, forme le principal jet des cascatelles. Mécènes et ses courtisans sont aujourd'hui remplacés par des forgerons ; au tumulte des fêtes a succédé le mugissement des eaux et le fracas des enclumes. Ernest Breton.

VOYAGE PAR EAU DE PARIS A LA MER

Troisième article. (Voy. p. 75.)

A peine embarqué, le Parisien court à ses bagages égarés pêle-mêle dans une montagne de ballots ; il les rassemble, il les dérange, il les bouleverse, il les ôte du soleil, il les éloigne de la cheminée, il les couche mollement à l'ombre, il les abrite de son mieux; il

viendra ies revoir, les toucher, les remanier dix fois pendant le voyage avec une sollicitude toute paternelle. Le Parisien est esclave de sou paquet : c'est connu ; il perdra son dîner en route pour monter sur l'impériale constater la situation topographique d'un sac de nuit, et Dieu sait qu'il aime à dîner cependant! Voilà ce qui vous explique son grand enthousiasme pour le bateau à vapeur; c'est que là il lui est loisible d'aller à toute heure renouer connaissance avec ses malles et sonétui à chapeau, s'assurer si le roulis ne les a point chavirés, si aucun ne gémit froissé du contact de l'autre. Une fois quitte de ces soins généraux, le Parisien met en botte sa canne, sa cravache et son parapluie ; il noue une ficelle autour, et place le faisceau en long sur quelque banquette encore inoccupée, de façon à gêner parfaitement bien quiconque sera forcé de venir s'y asseoir. Puis, comme il a traîné à sa suite une blouse et un manteau, il commence à passer la blouse par-dessus son habit, ensuite il étale le manteau sur la blouse; deux minutes après, sentant qu'il étouffe sous cette triple enveloppe, il défait le manteau, il défait la blouse, et il est très-malheureux, car il ne sait plus où loger sûrement son manteau ni sa blouse, à présent que h s matelots ont étendu sur la totalité des bagages la grande toile goudronnée qu'on appelle prélat. Il va désolé, d'un coin à l'autre coin, poser, reprendre, reposer son manteau et sa blouse; il se donne une peine affreuse, et finit, pour plus de sécurité, par faire de ses deux emballages une énorme liasse qu'il portera partout sous son bras. Alors il jette, satisfait, un dernier regard autour de lui, et descend dans la chambre pour déjeuner.

Tandis qu'on met le couvert du Parisien et qu'il déjeune, le bateau a dit adieu à Maisons, ce splendide bijou du xvnie siècle, ehef - d'eeuvre de messire François Mansard, qui passa de !a familledu président de Maisons au comte d'Artois, frère de Louis XVI, du comte d'Artois à la nation, de la nation au maréchal Lannes, et de la veuve de ce héros à Jacques Laffitte, malheureux millionnaire qui s'est ruiné à bâtir un trône. Louis XVI est venu là écouter en frémissant le bruit sourd et bizarre que fait au loin une révolution qui commence, ou bien admirer en connaisseur les merveilles des ciseleurs d'autrefois. Sa femme, l'insouciante héritière de Marie-Thérèse, le laissait seul, et jouait dans les bosquets du parc comme un enfant, bien éloignée de supposer, hélas! que ces vieux hêtres sur lesquels la main des flatteurs traçait son chiffre adoré, pussent jamais tomber sous la hache d'un charpentier chargé d'en édifier le royal éehafaud. Longtemps après les pompes et les joies funèbres de la dynastie décapitée, vinrent les bruyantes orgies des soldats créés princes par le sabre : alors la Marseillaise sonna de toutes ses volées sous les plafonds aristocratiques du château de Maisons, alors des cris immenses, des sanglots de bonheur et d'espoir y proclamèrent la naissance du Roi de Rome, unique et chétif rejeton d'une autre dynastie morte poitrinaire à Schrenbrunn. Jacques Laffitte, arrivé déjà presque tout jeune à ce point de noblesse et de renomni e où l'appellation prénominale de monsieur ne peut plus sans insulte être appliquée à un homme ; Jacques Laffitte, ne reniant pas son père; Jacques Laffitte, généreux, bienveillant, bienfaisant à nous rendre éternellement fiers de lui ; un être irrépro-

chable qui n'a fait qu'une faute dans sa vie et qui l'a faite de bonne foi, comme tout ce qu'il fait; un banquier à la caisse toujours ouverte, qui serait bien riche encore si tant d'ingrats qui lui doivent leur opulence voulaient seulement lui en payer l'intérêt; Jacques Laffitte donna Maisons aux intelligences démocratiques. Manuel, le martyr de la tribune, Bélanger, le poète des chaumières, et tous ceux qui aimaient Manuel et tous ceux qu'aimait Béranger y reçurent une noble et magnifique hospitalité. Maisons et Lagrange, châteaux de Laffitte et de Lafayette, souvenirs à jamais bénis! Pourquoi faut-il qu'à l'un d'eux se mêle, pour le ternir, le nom d'un homme, depuis devenu ministre, qui, le jour venu, a pris son bienfaiteur pour échelle, et l'a repoussé du pied! Vous savez comment il s'appelle, cet homme !

Le Parisien n'a point dit adieu à Maisons, lui ; ses malles l'intriguaient trop, et puis, qu'est-ce que Maisons, qu'est-ce que Laffitte pour le Parisien ? Maisons, un joli parc que l'on vend par petits morceaux, avec une petite maison bâtie dessus, le tout payable en vingt ans; Laffitte, un banquier qui a fdonné son nom à la rue d'Artois, ci-devant Cérutti ; connu. Le Parisien n'a pas vu Conflans, non plus, cette ruine monastique dont le prieur était roi de la province pendant deux jours de l'année, depuis la veille de l'Ascension à midi, jusqu'au lendemain de l'Ascension à midi. Quel joli sujet de vaudeville ! Le Parisien, à cette heure, rêvait à ce qu'il ferait de sa blouse et de son manteau. Quand le bateau a couché sa cheminée pour passer sous le pont de Poissy, le Parisien était à déchirer une côtelette ; c'est dommage, il eût été flatté de donner un coup d'œil à Poissy, le grand fournisseur de moutons ; il n'eût pas vu sans intérêt les moulins de Saint-Louis.

Plus loin est Meulan, riant amphithéâtre, et en face de Meulan, l'Ile-Belle, où certain abbé, bibliothécaire de Louis XV, avait mis sur terre le paradis de Mahomet.

Cependant, quand il entend dire Mantes.' le Parisien s'émeut dans la chambre. Mantes! dit-il, voilà! Et, saisissant un dernier verre de vin, il le boit, remet sur sa tête son chapeau de paille, reprend sous son bras la blouse et le manteau qui étaient descendus déjeuner avec lui, et reparaît magnifique sur le pont. Il veut voir Mantes : une ville qui possède un souspréfet, un tribunal de première instance, un conservateur des hypothèques, un sous-inspecteur des forêts, un receveur particulier, 4,188 habitants et une bibliothèque, vaut bien la peine qu'on la regarde en passant. Et le pont ! le pont, chef-d'œuvre de Peri onnet, l'auteur du pont de Neuilly et du pont de la Concorde, moins les statues! Et l'église Notre-Dame, que l'on voit de neuf lieues, et qui semble une cathédrale, tant ses tours sont hautes et belles! C'est donc là que le petit-fils du pelletier de Falaise vint faire les releimillcs avec dix mille lances en guise de cierges qu'il avait promises au roi de France! Pauvre Guillaume le Conquérant !. avoir mis sur sa tête la couronne d'Angleterre et fondé une dynastie qui régna cinq cents ans, lui, un bâtard venu au monde parce (pie le duc Robert le Diable s'était pris d'amour pour une petite fille qui lavait sa robe dans un ruisseau ; avoir tout bravé, tout vaincu, rois et tempêtes, et venir mourir d'un abcès à l'estomac, comme un

porte-balle, pour se venger d'une mauvaise plaisanterie ! Qui a jamais fini plus malheureusement que cet homme? Porté presque par charité de Mantes à Rouen, il eut pour le soigner deux prêtres et un domestique ; il n'était pas encore mort que le domestique l'avait déjà quitté, pour aller à la recherche de son chien perdu. Quand le domestique revint avec son chien, le roi avait fini de souffrir, et de ses deux médecins, c'est-à-dire de ses deux prêtres, il n'était plus resté que Gonthard, abbé de Jumiéges ; l'autre, qui se nommait Guilbert, évêque de Lisieux, avait fait comme tout le monde. « Pourquoi donc avezvous quitté le roi ? demanda Gonthard au domestique.

— Ma foi ! n'était-il pas mort? dit le serf.

— Non! au lieu de courir à votre chien, ne pouviez-vous rester à m'aider?

— Il sentait si mauvais que je l'ai cru mort, et mieux vaut chien vivant que roi mort! »

Et quand le grand homme, soigneusement aromatisé et salé dans un beau cercueil de cèdre, eut été triomphalement porté de Rouen à Caen par tout ce que l'on avait pu ramasser de princes, d'évêques, de seigneurs et de moines, qu'arriva-t-il au beau milieu du service funèbre que lui faisaient les hôtes du monastère qu'il avait fondé en parlant pour la conquête? Ecoutez et réfléchissez.

Ce fut l'évêque d'Evreux, Gislebert II, dit le Grand, qui fit l'oraison funèbre. Il avait fort largement donné au roi tout ce qu'on donne en pareil cas, grandeur d'âme, libéralité, force, génie, loyauté, justice, quand tout à coup un homme se leva dans l'église, un homme du peuple, nommé Asselin, fils d'un maréchal-ferrant : <i Dans tout ce que vient de dire le saint évêque, s'écria cet homme d'une voix claire et sonore comme la trompette du jugement dernier, le saint évêque a menti! Le Guillaume duc et roi que voici a volé le champ de mon père; cette terre où vous voulez inhumer son corps m'appartient, j'y suis maître, j'en atteste Dieu! C'est un champ que Guillaume usurpa sur mon père lorsqu'il fit bâtir cette abbaye, sans le payer, sans lui en vouloir faire satisfaction ; c'est pourquoi je réclame ce fonds, et j'en appelle a Roc ! » A cet appel sacré, tous les assistants frémirent; quelques voix s'élevèrent; mais l'homme du peuple jeta fièrement son bâton à ses pieds, comme pour défier l'attaque, et le prince Henri, troisième fils du mort, qui conduisait le deuil, commanda que toute prière serait suspendue, sans que nul assistant bougeât de sa place cependant, jusqu'à ce qu'il eût été reconnu si l'homme avait parlé vrai ou faux. Le bourreau eut ordre de se tenir prêt, la hache levée. L'homme avait parlé vrai : il fut payé et se retira. En passant devant le catalfaque, d'où s'échappaient les entrailles putréfiées de l'homme-roi, il étendit la main, et dit : «Roi, je te fais quitte. » Alors les chants funèbres furent repris, et le bourreau sortit, la hache basse. Vraiment on parle de barbarie et d'esclavage à propos de ce temps ; que ferait-on sous notre soi-disant liberté à un pauvre homme qui s'aviserait de troubler si insolemment des obsèques royales?

Ainsi mourut et fut enterré Guillaume le Conquérant. Voulez-vous savoir ce que le peuple a gardé de lui ? Ni statue, ni mausolée, que je sache. Tout est dans une ronde que les gens de Falaise chantent sur l'air «le la BouUngère. Aug. Lm...

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