‹ Magasin universel (volume 4)Chapitre 183 sur 268 · ÉTATS GÉNÉRAUX DE TOURS, EN I · texte numérisé non relu

ÉTATS GÉNÉRAUX DE TOURS, EN I

Après la mort de Louis Xi, Charles VIII n'étant pas encore dans sa quatorzième année, sa sœur aînée, la duchesse de Bourbon- Beaujeu, s'était mise en possession de la régence, en venu du testament' de Louis XI, qui avait préféré sa fille à sa femme, Charlotte de Savoie. Le duc d'Orléans, en sa qualité de premier prince du sang, ayant prétendu avoir la principale autorité, la dame de Beaujeu assembla les états généraux à Tours, qui lui confirmèrent la régence. Mais on établit un conseil de dix personnes, où devaient assister les princes du sang, et dont le duc d'Orléans fut président.

ÉTATS GÉNÉRAUX DE TOURS, EN l5o5.

Le roi Louis XII avait promis de marier sa fille

Claude avec Charles, fils de Philippe surnommé le Beau, roi de Castille; mais les articles de ce mariage étant désavantageux à la nation, il fut arrêté, dans les états tenus à Tour, que le mariage ne se ferait point; et la princesse Claud fui fiancée à Franc, is,ducd'Angoule/ne, qui fut depuis François Ier.

ÉTATS GÉNÉRAUX DE PARIS, EN l5j8.

La bataille de Saint-Queniiil, gagnée par les Espagnols, ayant jeté l'alarme dans la capitale, Henri II, pour obtenir des subsides, convoqua les étais généraux dans la chambre de Saint-Louis, au Palais, où il présida en personne, sur un trône dressé exprès, ayant audessous de lui, à droite, le dauphin son fils et les cardinaux; et à sa gauche, Charles de Bourbon, le duc de Nevers et le reste de la noblesse. Les autres ordres étaient plus bas, chacun selon le rang qu'il devait tenir. Jusqu'alors le parlement et les autres officiers de judicature avaient été compris dans le tiers-état; cette fois le roi les en sépara, et en fit un quatrième ordre au-dessus de celui du peuple. Mais cette distinction ne reparut point depuis aux états généraux.

Le roi ouvrit lui-même la première séance par un discours qui tendait à obtenir de prompts secours d'argent pour les besoins de l'Etat. L'assemblée accorda trois millions d'écus d'or, dont la répartition se fit par provinces.

Il y a des historiens qui prétendent que ce ne fut là qu'une assemblée de notables.

(te grand v'sir à l'armée. Ancien costume. Vo\ez l'article Turquie, pag. 276.)

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taris, imprimerie de DECOURCUAIST, rut d'Eifurlli, 1. —Presse mie frfcr. par G.'Kovnrn

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