‹ Magasin universel (volume 5)Chapitre 94 sur 166 · DANSE MACABRE · texte numérisé non relu

DANSE MACABRE

Il paraît résulter des recherches qui ont été faites, que l'usage de peindre sur les murs des cloîtres et des églises une suite d'images de la mort, entraînant, en dansant, des personnages de toutes les conditions existait avant le quatorzième siècle. Selon les uns, 1 idée de ces peintures fut suggérée par des mascarades ; selon d'autres , par la grande dépopulation qu'occasionnaient les différentes pestes qui ravagèrent l'Europe. Quoi qu'il en soit, il n'est pas douteux que le désolant spectacle de mortalité que présenta presque constamment le moyen-âge , dut être directement ou indirectement l'origine de ces danses, et il importe peu de savoir si l'on commença par la pantomime où par la peinture. D'après Fabricius, ces représentations prirent le nom de Danse Macabre, du poète Macaber, qui, le premier, traita ce sujet bizarre dans des vers allemands, traduits en latin, par P. Desroy, de Troyes, ■ ■n 1 VGO.

Extrait tic la Revue des deux Mondes.)

Dans ce qui concerne les femmes , les législateurs ont peut être commis une grande erreur. Au lieu de ieur constituer des droits, ils ne leur ont imposé que des devoirs. La puissance naturelle des femmes est

toujours cependant restée la même , avec cette différence que d'auxiliaires elles sont devenues ennemies obligées. Leur force s'est encore accrue des passions des hommes qu'elles ont fait tourner à leur profit. Ainsi établies dans le monde, elles ont donné la loi, et c'est au défaut de la justice que le pouvoir leur est venu.

Les femmes connaissent si bien leur position sociale, que chez elles on cultive toujours avec soin les qualités qui leur doivent assurer l'empire. Dès l'enfance, on leur imprime la douceur, la délicatesse ; on leur enseigne la finesse et la dissimulation; et tout cela mène droit au pouvoir.

Considérées en masse, les femmes conduisent le monde. Cependant il faut le dire , nous échappons souvent à leur pouvoir individuel, non par nos qualités, mais bien par leurs défauts. Ainsi leur coquetterie nous guérit de notre amour.

Saint-Prosper.

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