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HISTOIRE SACRÉE

On Ht dans ta Bible, dans l'histoire des rois (1). Que dans la cinquième année du règne de Roboam , un roi

(Roboam , roi de Juda.)

d'Egypte du nom de Sisac , marcha sur Jérusalem , enleva les trésors du temple du Seigneur et ceux de la maison du roi.

L'inspection des ruines de Thèbes est venue après un laps de vingt -huit siècles , confirmer ce fait dont on ne retrouve du reste aucune trace dans les historiens profanes.

sont aujourd'hui établies conformément au tableau ci-après. Nous y ajouterons les droits à la retraite des invalides, lorsque celte retraite est demandée, en échange des droits de l'hôtel.

Gratification! Droiu à la mensuelle. retraite.

Colonel 3o i'r. 3,ooo

Lieutenant-colonel 24 2,400

Chef de bataillon , d'escadron et major. . 20 2,000

Capitaine 10 1 ,600

Lieutenant, 8 1,200

Sous-lieutenant. 6 1,000

Adjudant sous-officier 4 800

Sergent-major 4 600

Sergent et fourrier 3 600

Caporal , 3 5oo

Soldat 2 45o

A l'époque de leur institution, les invalides de l'hôtel étaient armés de l'épée, de la hallebarde ou de la pique ; les plus agiles ou les moins estropiés portaient le fusil , le mousqueton ou la carabine. Toutes ces armes étaient prises dans les magasins de l'état et parmi celles qui se trouvaient hors de service. De nos jours , ils sont tous armés de sabres ou de fusils, ou seulement de la baïonnette.

(?) Livre II, chap. 14.

Dans la

de l'enceinte de Thèbes

partie ae 1 enceinte ae inertes qu occupe, actuellement le village de Karnae , se trouvent les ruines d'un palais que le savant Champollion a reconnu avoir été bâti par Sisac; sur l'une des murailles de ce monument est représenté le triomphe de ce monarque à la suite duquel sont conduits les prisonniers , les chefs d'un grand nombre de nations vaincues. Parmi ces figures est celle dont nous donnons ici le dessin. L'inscription hiéroglyphique qui l'accompagne peut être traduite ainsi :

Ali D A M A E K

En remplaçant les figures hiérogliphiques par les caractères de notre écriture qui, d'.après les recherches de nos savans , doivent leur correspondre.

Cetle inscription doit se lire ainsi IIADA MALEK, en allant de droite à gauche et de haut en bas; ce qui signifie: roi de Juda.

Roboam étant le seul roi de Juda vaincu par Sisac , il ne saurait y avoir d'incertitude à ce sujet; et comme toutes les figures de cette espèce que l'on trouve dans les monumens égyptiens , sont en général des portraits fort 1 essemblans, il est à présumer que le dessin ci-joint nous reproduit les traits d'un roi de Judée , mort il y a près de 5000 ans.

Nos lecteurs remarqueront sans doute la physionomie éminemment juive de ce portrait.

ANIMAUX HIBERNANS.

Dans la classe des animaux à sang chaud , comme dans celle des animaux à sang froid, il en est qui passent une partie de l'automne et de l'hiver dans un état d'engourdissement , et en sortent à l'entrée du printemps. Les premiers appartiennent à la classe des mammifères; ce sont : le loir le lérot , le muscardin , le hérisson , les chauve-souris , la marmotte , le hamster, le dipus canadensis , etc. A une | époque plus ou moins avancée de l'automne, suivant l'a- I baissementde la température, ces animaux cherchent à se f mettre à l'abri du froid et du vent , en se retirant dans des trous pratiqués dans la terre , les murs, les arbres , les buissons. Ils les garnissent d'herbes , de feuilles verles ou de mousse. Ces retraites varient suivant les espèces : les chauve-souris, qui s'en choisissent aussi de pareilles, hivernent encore dans des grottes et des carrières, où la température est plus douce qu'à l'air libre ; là, elles se suspendent par leurs pattes de derrière, et se livrent à un long sommeil. Les autres animaux hibernans se contractent en rapprochant leur tête des extrémités inférieures, et présentant ainsi moins de surface à l'action du froid. Lorsqu'on les découvre dans leurs retraites , on les trouve pelotonnés, froids au loucher, immobiles, raides , les yeux fermés, la respiration lente, interrompue, à peine perceptible ou nulle; et leur insensibilité est souvent telle, qu'on peut les remuer, les agiter, les rouler, sans les tirer de leur torpeur. '

Au printemps et en été, lorsque ces animaux jouissent1 de toute leur activité , ils ont une chaleur élevée, qui varie, suivant les espèces et les individus , entre trente-cinq et trente-sept centigrades , el qui se trouve , par conséquent , daus les limites de température qui caractérisent les ani- ; maux à sang chaud. En gardant ces animaux pour juger des changemens qui leur surviennent en automne et en hiver, on a observé que leur température baisse lentement avec le déclin de la saison : leur respiration se ralentît aussi graduellement ; leurs mouvemens deviennent moins vifs , et leur appétit diminue ; ils jouissent cependant de l'usage

de leurs sens et de la locomotion. Cet état intermédiaire entre la plénitude de la vie et de la torpeur peut durer un ou deux mois. Le degré de température extérieure auquel ils s'engourdissent varie suivant les espèces; leur propension à l'engourdissement suit une échelle de température descendante qui correspond, en général, à l'ordre suivant : les chauve-souris , le hérisson , le loir, la marmotte et le hamster; la comparaison n'a pas été établie entre les autres espèces. Quoiqu'il n'y ait pas de degré précis 'auquel ces animaux perdent l'usage du sentiment et du mouvement, on a observé que les chauve-souris peuvent s'engourdir entre dix et sept degrés; le hérisson à sept degrés; le loir à cinq. On n'a pu engourdir la marmotte et le hamster qu'à une température bien au dessous de zéro ; encore a-t-il fallu gêner la respiration, en ralentissant ou empêchant le renouvellement de l'air dans les boites et les trous où on les enfermait.

L'engourdissement de ces animaux n'a lieu que lorsqu'à l'abaissement de leur température et au ralentissement de leur respiration, se joint la suspension de l'action des sens et des mouvemens volontaires. Il est susceptible de degrés très variés, caractérisés par le nombre des aspirations dans un temps donné, ou, ce qui indique le plus haut degré de torpeur , par l'absence de tout mouvement respiratoire. Toutes les espèces ne sont pas susceptibles du même degré d'engourdissement ; les chauve-souris sont celles dont la léthargie est la plus légère ; la marmotte , au contraire , peut éprouver l'engourdissement le plus profond. La température de ces animaux pendant leur sommeil léthargique dépend en grande partie de celle de l'air ; cependant elle est plus élevée au moins de trois ou quatre degrés ; elle est par conséquent variable ; elle peut descendre à trois degrés au-dessus de zéro sans faire cesser '"sommeil ; mais elle n'est pas susceptible d'être réduite à zéro «ans causer le réveil ou la moi t. Il y a donc un degré de froid extérieur incompatible avec l'engourdissement on la vie de ces animaux. Les espèces les plus faciles à engourdir, telles que les chauvesouris, le hérisson, le loir, le lérot et lemuscardin, ne sauraient supporter une température de dix degrés au-dessous de zéro. Une chaleur de dix à douze degrés au-dessus de zéro les réveille. Divers moyens mécaniques, tels que des secousses légères ou fortes, suivant le degré d'engourdissement, suffisent pour les en tirer, sans aucun changement de la température extérieure; mais s'ils peuvent ainsi reprendre leur activité, ils ne sauraient la conserver sans le secours d'une douce chaleur.

Suivant qu'ils sont plus ou moins sujets ou exposés à être réveillés, les animaux hibernans se font des amas de provisions; on a vu, par exemple, le hérisson se former plusieurs magasins séparés, et y recourir à diverses époques pendant son hibernation; on a même quelquefois reconnu ses traces sur la neige.

Il n'y a pas de caractère extérieur dislinclif des mammifères hibernans. Si quelques espèces appartiennent au même genre, tels que le loir, le lérot et le muscardin, il en est d'autres qui en sont très différentes, et qui appartiennent à une famille éloignée, telles (pie les chauve-souris. On a cherché en vain dans la structure intérieure de ces animaux une organisation particulière.

On dit que le tanrec, espèce de hérisson, s'engourdit à Madagascar pendant quelques mois de l'année. Si celle assertion était bien fondée, ce serait le seul fait connu de l'engourdissement périodique d'un mammifère dans un climat chaud.

Un grand nombre d'animaux à sang froid peuvent être regardés comme animaux hibernans : il en est ainsi des reptiles dans les climats froids, de quelques insectes , mollusques et ver»; mais, en général, leur engourdissement est moins profond que celui (les mammifères hibernans. Ils passent le temps de leur hibernation sans nourriture , mais ils ne sont pas toujours privés du sentiment et du mouvement , iiièinc à la température de zéro.

Quelques-uns sont susceptibles d'un engourdissement profond, même dans les climats chauds. Humboldt l'a observé, dans l'Amérique méridionale, chez les reptiles qui passent une partie de l'année ensevelis dans la terre, et qui ne sortent de leur torpeur (pie par un lenqts de pluie, ou lorsqu'on les excite par des moyens violens.

Nous conclurons, par celle observation générale, qu'aucune espèce d'animal ne paraît condamné par sa nature à s'engourdir; cet état dépend des circonstances extérieures, et on peulle faire cesser ou le prévenir, en réglant les conditions ou l'on place ces animaux.

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