‹ Magasin universelChapitre 2 sur 320 · A NOS LECTEURS · texte numérisé non relu

A NOS LECTEURS

Au moment d'entrer dans notre troisième année , nous éprouvons le besoin de remercier le Public du favorable accueil qu'il à" constamment fait à notre publication. Si nous ne consultions que le cbiffre toujours croissant de notre abonnement, nous pourrions peut-être nous flatter d'avoir répondu à l'attente de nos lecteurs, mais nous sommes loin de nous faire illusion sur le mérite de notre oeuvre.

Sans doute, parmi les articles que nous avons donnés sur les chroniques de notre pays, sur les sciences physiques, l'histoire naturelle, l'hygiène, les voyages, les mceurs'des divers peuples, etc., nos abonnés auront trouvé plus d'un fait curieux et dont l'exposition n'était dénuée ni de clarté, ni d'élégance; sans doute aussi, parmi la foule des gravures qui accompagnent la plupart de nos articles, et qui peuvent soutenir la comparaison avec celles des autres publications à deux sols, il en est beaucoup qui offrent de l'intérêt, soit par la nature même du sujet, soit par la manière dont le burin de l'artiste les a rendues; mais plusieurs d'entre elles sont de beaucoup au-dessous de celles que nous donnerons désormais. Nous avouerons même que nous n'ignorions pas cette infériorité avant de les confier à la presse, et cependant nous n'avons pu les rejeter.

Nous craindrons d'autant moins de nous expliquer franchement sur ce sujet avec nos lecteurs que nous les considérons comme associés avec nous pour le succès de notre œuvre.

Ces gravures, nous les tenions des premiers Directeurs du Magasin universel qui avaient été les chercher en Angleterre; et les sacrifier, c'eût été imposer à notre entreprise une dépense trop lourde, dépense qui eût, non

Ks compromis son existence, mais nui à son développement ; car, malgré tat de prospérité auquel il est parvenu, le Magasin universel ne vit que par ses abonnés et n'est pas, comme la plupart des entreprises de la librairie , soutenu par des spéculateurs.

Le Magasin universel est, en effet, un livre de conscience. Rédigé dans un esprit de foi et d'amour de l'humanité, il est destiné à répandre, avec le goût du vrai et du beau, les notionsutiles de sciences, d'hygiène, d'histoire , de technologie , que le progrès des siècles a rendus nécessaires à toutes les personnes qui s'élèvent au-dessus des derniers rangs de la société.

Telle a été l'honorable mission qu'ont voulu remplir les fondateurs du Magasin universel. L'intérêt des familles a été leur suprême loi; ils ont voulu leur offrir un livre composé avec assez de discernement pour qu'on pût le mettre de confiance dans les mains des enfans eux-mêmes, et fait avec assez de goût et de science pdur qu'il offrît à tous ses lecteurs, et jeunes et vieux, plaisir et utilité tout à la fois. Tel est aussi le but des Éditeurs qui tiendront désormais la place des premiers Directeurs du Magasin universel. L'atteindront-ils? c'est là ce qui leur est permis d'espérer quand ils contemplent, d'un côté, les ressources matérielles qui sont a leur disposition, de l'autre les artistes habiles, les savans et les gens de lettres dont ils se sont assuré le concours.

2 Octobre 1854

Prix:

deux sous.

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