‹ Magellan; la question des Moluques et la première circumnavigation du globeChapitre 1 sur 37 · PI. I · texte numérisé non relu

PI. I

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LA PREMIÈRE CARTE DES MOLUQUES, d’après les Reinel.

Bibliothèque Nationale de Paris, cartes et plans Ge. DD. 683.

(Orig. 0.57 m. x ^.39 m.)

Nous nous sommes efforcé, en élargissant les cadres d’une biographie pure el simple, d’étudier Magellan dans le milieu où il vivait, et de suivre le développement de l’idée de la circumnavigation du globe depuis son origine jusqu’à sa réalisation par l’expédition des années lol9-15:22. Celte idée, on ne l’ignore pas, s’est identifiée de bonne heure avec celle de la recherche d’une voie navigable par l’occident, au pays de l’or des anciens et à la patrie des épices; elle se trouve en germe chez Christophe Colomh, mais elle gagna singulièrement en intensité chez les continuateurs de l’œuvre du grand Génois, à mesure que le nouveau continent se dessinait comme une immense barrière entre l’Atlantique et les mers d’Asie.

Plusieurs expéditions antérieures à celle de Magellan ont éié équipées presque de la même façon que le fut la sienni' et ont reçu des instructions ^|ui sont recopiées exactement dans les stipulations promulguées par le roi ^Charles; celte considération nous a amené à condenser dans la première '^partie, comme préliminaire au voyage de 1S19, toutes les tentatives

'^similaires, poursuivies avec une ténacité si remarquable. Nous avons insisté *>

^sur le rôle de Juan Diaz de Solis, chef de deux explorations qui précé- ^dèrent immédiatement celle du capitaine général portugais, el sur l’expédi-

l‘RÉKACE.

lion, dite de la Copia, de l’année équipée essenliellement par les

de Haro, d’Anvers. Clirislobal de Haro, le promoteur éi>alemenl de l’expédition de Magellan, avait connu celui-ci avant le passage du commandant de Lisbonne à Séville. De quelle nature furent leurs rapports? Ne datent-ils pas de l’époque où le navigateur s’intéressa directement aux affaires commerciales, à l’instar des nombreux facteurs de firmes européennes dans l’Inde? Des pièces récemment découvertes aux archives de la Torre do Tombo nous renseignent sur cette phase inconnue de l’activité du futur amiral.

Nous nous sommes écarté bien des fois d’opinions, accréditées généralement jusqu’ici, sur la date où Magellan a quitté l’Asie pour l’Europe, sur l’identité de ses plus proches parents ou sur l’ensemble complexe et délicat des mobiles qui ont poussé le capitaine à aller s’établir à Séville.

I>es connaissances géographiques acquises par le navigateur dans I lnd(‘ et en Europe sont examinées dans un chapitre spécial où nous remontons aux sources et aux informations premières qui auraient pu le renseigner sur les parages qu’il se proposa d’explorer; nous ne rejetons pas absolument l’hypothèse d’après laquelle le commandant aurait visité des terres à l’est de Malacca. Magellan posséda certainement des notions personnelles sur le monde insulaire et l’Asie continentale au delà de Singapour; 1 étude de l’itinéraire de la grande expédition nous apporte de nouvelles preuves de ce que son but ne fut pas exclusivement la détermination astronomique de la position des Moluques, mais en outre la reconnaissance de la Chine, dont le littoral avait été exploré jusqu’aux Lequios (Formose), à mi-chemin de Perioco (Japon), le pays de l’or de la Bible. Ses propres informations furent renforcées par les arguments que lui apportèrent les quatre hommes (pii avaient lié h*ur d('stiné(“ a la sienne : Od. Barbosa et br. Serrao, Ru} Faleiro (*t Cbr. de Haro. I.a |)art de c.es collaborateurs, sans le.squels la

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