‹ Magie et physique amusanteChapitre 14 sur 45 · LE COFFRE LOURD · texte numérisé non relu

LE COFFRE LOURD

' armi les illusions que ( j'ai imaginées pour ..

f disons le mot , duper ^ mes bons spectateurs, ': je ne crois pas, toute modestie à pari, avoir jamais rïen inventé d'aussi hardiment ingénieux que l'expérience que je vais décrire.

Il ne s'agit pas ici du cofire Lourd dont j'ai donné l'explication dans mes Cmifidences^,

1 . Confidence» de Btbrri Houdin, tome il, page 365, et le» SeertU <U la pratidigitalion, page 93.

maïs d'une addition que j'y avais faite pour dépister l'esprit investigateur du public.

Au risque de me répéter devant les personnes qui ont lu le livre que j^ viens de citer, je crois devoir, d'abord, dire quelques mots sur la manière dont j'avais présenté ma première expérience du coff7'e lourd; puis ensuite nous décrirons le truc âoAt il s'agit ici.

Le coffre lourd élait un petit coffret qui,^ placé à un certain endroit parmi les spectateurs, pouvait, à mon commandement, devenir lourd ou léger. Uu; enfant pouvait le soulever sans peine ou bien l'homme le plus

robuste ne pouvait le bouger de place» .

Poiir comprendre les dii^posilions de cetruc, il est nécessaire que je ^onne une courte explication sur certains eff^ électriques qui en forment la base ?

LB GOFFRB LOURD. C3

A l'aide de réiectrîcilé, chacun le sait maintenant, on parvient à aimanter un mor--

ceau de fer. Cet aimant artificiel, que l'on

nomme éleclro-aimant , conserve son pouvoir d'attraction tant que le courant éleclrique circule antonr de lui ; mais, sitôt que le circuit électrique esl interrompu, le morceau de fer perd complètement son aimantation \ On produit de cette façon des aiiilanls d'une

force d'attraction si considérable, que, lorsqu'un rtiorceau de fer est en contact avec e^ix, nulle force humaine ne saurait l'en détacher.

C'est sur ce principe que je fondai l'artifîce du truc, \e coffre Ichwày que je présenfâis dans mes séances. '

Au inilieù da patHerre et sur une plancha

' i. .Voir, pour la eonstructipn de ces électro-aimants, l$s ou'- ▼rages de physîqHe, et notamment ceux qui traitent spéciale-r ment de Félectricité : le comte Dumoncel, £.daiond Becquerel.

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qui me servait Ae prciticable pour communîquer anrec mes spectateurs, j'avais pratiqué une ouverture dans laquelle était logé un puissant électro-aimant dissimulé par une étoffe mince qui,4e recouvrait. Les fils élec-

triques commuiriqUaient secrètement à la coulisse, d'où devait arriver, à mx moment ^onné, le courant nécessaire à l'aimantation. Sous le coffret qui devait être attiré par l'aimant, il y avait une forte plaque de fer incrustée dans le^bois et dissimulée |)ar une feuille de papier couleur acajou, qui semblait^ faire partie* du corps de la boîte.*

Ces dispositions prises, lursquej^ liwis le coffret au-dessus del'électro-aimant, on pou- i vail le soulever sans -peine ouv s'épuiser vai- . Dûment à vouloirle bouger de place, selon^quc

certain compère invisible ouvrait ou fermait le circuit pour le passage deTélectricité.

Lorsque, eï3 1 ^*^- .^ : >"^»^iiiii ':* i"^'' î"'' la première i^^- *^ j'iiéij.iiipfii':*- -^ ' '^^ magnétiques e^L^^:-^^: -iicnuiiife di y" '- ^' me gardai bien d'éz Li^^t ii%^^ h\*^*:^*i':i "^ s'-" celte merveille d^ -î^ i^'-iWn-^. e: y: i**- "-* beaucoup plu^ a-^^^^i-'-'^^^i^i > lu* in*- r'>''î'>'de préseiler 1^ O'J/t'^^ iOti^u ';jiîi::>* «'i* exemple de ntagi^ ^irrix^t^ ^,,^^* j^ -<j'>i le secrel. Je 1^ 3<^^^'^ ^ *ii-j[ k^j\u\u< Wih irailalion d'un f^t ^^^^*^*J^^tjjiqut, c' n-^*' v fable que je débitais a ee ^^j^» . ^ (> ^^..f , disais-je, nae s«ert <3^ co. 'r^ de bùî^'U;i4#f Mti*; j'y renferme des valeurs ^ dau^ ^ r;;i. , J. j,<; ^ meJopne auctta »>^*^ ^-'ur \^ ,j^,,^ ,,. I,^,r* ij, ' laiwléedesvoI«o^'*^»A£, r^^nl*;!!.^ ^^ Um' • au-dessus uœ itapos>i^^ou utajj„<?..j,i, ':: /' suis sûr de le reiroarer à l^^ ^^^ ^^^^ .^ ^.^^ laissé. En voiei la f^'uv^ , Suj»i/.,>^m.^ .,..' • ce coffreldoiit ^^^^ ''^"^ 4*. %.M)(io, '., 1/ <

reté contienne quelques mille francs en bil-

lels de banque, ce qui serait très-facile à emporter ; eh bien, il tne suffit d'étendre la main au-dessus comme ceci ; et vous pouvez vous assurer maintmiant que l'homme le

plus fort s'épuiserait en vain pour le soulever. »

A près divers essais infructueux, j'ajoutais : « Et cependant, à mon commandement, le coffre cesse d'être lourd et vous voyez que je l'enlève facilement avec mon petit doigt. » Plus tard , lorsque l'électro-magnétisme fut plus connu, je jugeai à propos de faire unfe addition au coffrg Umfd^'i^onr détourner

ridée du procédé quô j'employais <lan^ cette -

ppérience ; et wid comâient je présentais

ce nouveau truc qui, aux yeux ^u public,

n'élâil que le coipUaire ^u truc précédent u

« Messieurs, disais-je, pouTjotjs prouver .

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