‹ Magie et physique amusanteChapitre 15 sur 45 · LE COFFRE LOURD · texte numérisé non relu

LE COFFRE LOURD

que la pesanlear que j'imprime an coffre est réelle et ne tient à aucun artifice extérieur, je vais le suspendre à Tune des extrémités de cette corde et, en prenant l'autre bout, vous pourrez juger quelle est sa puissance attractive. » Cela dit, j'accroclèâis le coffre; après quoi, je priais un spectateur de vouloir bien le soutenir en Pair en prenant la corde par Taulre extrémité, ce qu'il faisait assez facilement. « Pour le moment, disais-je, ce coffre est ti'ès-léger; mais, comme il va devenir très-lourd à mon commandement, je prierai cinq ou six personnes d'aider monsieur, pour que le coffre ne vienne pas à Uen- Iraîner et même à Tenlever. »

Aussitôt ces disj^osilions prises, le jcoffre desce»daR, entraînant et soulevant même toiis les spectateurs qui siattachaient à la corde •

MAGIE El PHYSIQUE AMUSANTE.

La mécanique fait tous les frais de ce prestige ; seulement, son action est tellement dissimulée, q,ue nul ne saurait s'en douter.

•Nous allons maintenant donner une explication plus détaillée, et, poiy cela, nous aurons recours à la figure suivante. •

Fig. 5.

Lorsqu'on regarde la chapg et ga poulîte, tout porte à croirfi quft, ainsi que cela a Jieu d'ordinaire, la corde passejpar-dessus cette

LE COFFRE LOUAD.

dpraière en entrant d'un côté.el en sortant de Taulrè ; mais il n'en est pa»«insi, selon qu'on peut le yoir en suivant les lignes, ponctuées qui, passant par la chape, traversent le plnfond et vont s'attacher de chaque côté d'une dt)uble poulie qui se trouve à l'étage . supérieur .r

Cq qui portera l'illusion', c'est que, avant de suspendre le coffret au crochet, si Ton .

tire^ celui-ci, la corde, enroulée sur la double poulie supérieirtre, se déroule, tandis que le morceau de corde du côté opposé s enroule de la même quantité. Or, pour le spectateur, ^ ce lirage de corde à droite et â gauche jiro-

' duit le même effet que si la corde passait seulement sur la poulie qui est visible^

Pour peu que l'on connaisse les lois dp la mécanique, on voit que les forces de l'homme

. qui lient la manivelle en nain sont plus que

décuplées et qu'il peut lutter avec avantage contre les forces^ réunies des cinq ou six spectateurs.

Cette expérience ne peut guère s'exécuter que dans une salle dont le plafond n'esl pas très-élevé.

LES CENT BOUGIES ALUIMÈES D'UN CODP

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