TOIQ US PETIT JOURNAL QUE JB TINS SUE SON ÉTAT
1 er jour, 49 avril 1860. Restée sans mot diro 9 loi deux mains croisées sur sa poitrine, do manière Ane pouvoir leur faire quitter cette fâcheuse position. On est obligé de lui porter les aliments à ses lèvres pour qu'elle prenne ses repas. Le soir, elle essayo en vain de jouer aux dominos avec la jeune compagne que j'ai commise à sa garde. Difficultés à la coucher, vaincues par la douceur.
Trop émotionné ce jour-là par la vue d'une si triste position, je n'avais pu trouver la force de la magnétiser ; mais le lendemain, 20 avril, je la fais monter dans ma chambre et j'essaye une heure et
demie de magnétisation, sans trop de résistance. Une forte surexcitation cérébrale se déclare ; mais elle fait place à un calme très-doux. Mes mains étaient inondées de la sueur répandue par les siennes, que je tenais dans l'intention de les empêcher de se reporter à son cou. Le langage le plus doux et le plus persuasif est employé par moi pour gagner sa confiance. Mon regard surtout joue un aussi grand rôle que mon parler mental à son âme. Ses yeux ne peuvent se détacher des miens; je peux alors la toucher avec la plus grande liberté de la tête aux bras et de la poitrine aux jambes.
Ce jour-là, elle essaye de broder et a très-peu porté ses mains à sa poitrine; elle caresse une belle chienne de Terre-Neuve que j'ai, chienne qui, la veille, lui faisait très-peur. Son regard est moins agité et ses mouvements sont plus calmes. Nuit très-bonne. Lever agité ; mais on peut la peigner, la laver et lui faire les ongles des mains. Pendant ce temps, elle discute avec des grenadiers invisibles et lient des propos tellement orduriers que sa jeune garde ne sait qu'en penser. Le calme revient à la magnétisation du 21, magnétisation pendant laquelle elle est beaucoup moins agitée ; elle fait une garde-robe naturellement. Bonne journée, bon appétit, très-peu porté ses mains h son cou.