SÉANCE DU 3 DECEMBRE
Adèle étant en sommeil, je la prie d'appeler l'Esprit G. Y. P. elle le ne tarde pas à voir une femme petite de taille, âgée de soixante-dix ans environ, figure maigre, ayant dû être ronde, eheveux cachés sous un bonnet en linge plat, yeux grisâtres, nez petit, bouche enfoncée et menton avançant. Cet Esprit s'écrie aussitôt : « Hélas! ma chère petite, que j'ai souffert de douleur?, et puis de là, en montrant de la main le haut de sa poitrine :
— *82 — j'avais bien mal aussi à la brochette de l'es- % tomac. »
D. Savez-vous que vous n'êtes plus sur la terre?
R. Oui, je F sais bien, puisque j* souffre pu; mais j'y suis tout d' même, puisque j' suis chez ma pauvre fille. Dites-lui que je l'aime toujours bien, et que je sais bien apprécier toutes ses bontés envers moi.
D. Votre fille n'est pas heureuse, vous l'impressionnez péniblement. Âvez-vous quelque chose à lui demander?
R. Hélas ! non ; elle a assez fait pour moi, cette chère enfant; mais je dois quelque petite chose que je voudrais acquitter.
D/ A qui devez-vous, et quelle somme?
R. Je dois n'est pas I' mot ; mais je voulais toujours donner quelque chose à une bonne voisine qui a tant eu de bontés et de complaisance pour moi. Je voudrais bien l'en récompenser.
D. Quelle somme voulez -vous qui lui soit donnée?
R. Oh ! que ma fille lui donne ce qu'elle voudra, si peu que ce soit, elle sera contente.
D. Votre fille connaît-elle cette femme?
R. Elle saura bien ce que j' veux dire.
D. Est-ce pour cela que vous la tourmentez?
R. Je ne veux pas la tourmenter, elle qui a