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soulève en ce jour dans le cercle des savants se disant tels et des argomentatears de tout ordre, des négations de si mauvaise appréciation qu'il nous semble, à les entendre, nous retrouver devant cette école sans nom, sans lieu ni drapeau, mais dont les élèves sont en tout point où la lumière veut poindre, pour souffler sur elle plus sottement par droit que par savoir. Lorsqu'en 1847, à l'apparition du tome I er des Arcanes de la vie future dévoilés, nous eûmes l'audace de soutenir une thèse toute personnelle, mais toute révoltante pour les bornes de nos contrées, thèse proposant l'admission de la puissance de l'impondéré sur le pondéré, nous fûmes attaqué, jusque par nos condisciples en études magnétiques ; ne pouvant appuyer cette proposition que sur la faculté que chaque magné* liste a reconnue exister en lui, par des expériences d'attraction et de répulsion magnétiques, on nous répondait :« l'homme peut agir sur l'homme de cette manière,' mais il ne peut agir sur des corps qui ne sont pas de sa nature,» ce qui était loin de prouver le bon de la négation de cette faculté et de celle de la puissance de l'impondéré sur le pondéré, négation qui nous mettait en droit nous-même de nier la puissance de l'aimant sur le cuivre, ou des courants électriques sur les corps résineux. Ces contradicteurs n'avaient sans doute jamais étudié le moyen propulseur des corps ; ils n'avaient ja-
mais vu un morceau de fer courir à distance à la suite d'une pierre d'aimant; ils n'avaient pas tu une bouteille de Leyde éloigner d'elle par tes décharges électriques des corps autrement pondérés qu'elles; ils n'avaient pas vu fonctionner la moindre pile galvanique, et par conséquent ils ignoraient les forces centuplées de l'électro-aimant* Robert- Houdin leur présentait cependant de bon cœur à lever son petit coffret pesant quelques centaines de grammes; ces hommes n'avaient pas va non plus les ascensions des corps dans l'air sans autre moyen de soutien que ce dernier; ils n'aiaient pas euGn apprécié la dilatation des gaz, dilatation qui en fait toute la force*
Nous les retrouvons aujourd'hui, non moins richesde non-appréciation, devant l'expérience précitée du médium Squirre, expérience qui consiste à prendre entrele pouce (le supposent-ils) et les autres doigts de la main une forte table épaisse de huit centimètres et longue d'un mètre environ, pesant, dit-on, quatre-vingt-dix livres ou quarante-cinq kilos, et à la lever ainsi jusque sur sa tête, derrière laquelle il la dépose, renversée sur son dessus, les pieds en l'air, sur un matelas préparé à cet effet. Le médium a les pieds attachés au siège sur lequel il est assis ; l'une de ses mains est tenue par un incrédule. Le cercle des spectateurs forme la chaîne autour delà table, se tenant chacun par une
main, a6n d'être assuré qu'aucun compère ne vient aider au médium, qui ne peut opérer que dans l'obscurité complète. Un amateur peut mettre sa main sur la table, pour mieux en contrôler l'élévation et les mouvements. Le médium appelle à lui les forces spirituelles nécessaires à cette ascension, et, en quelques secondes, la table repose sur le matelas précité, posé derrière sa tête. Les spectateurs sont assurés qu'aucun d'eux n'a prêté la main a une mystiBcation; mais les argumentateurs ne sont pas contents des ténèbres nécessaires a cette manifestation, ni de la main seule libre que le médium pose sur le bout de cette table, qui est de forme ovale. Nous laissons là l'argument des ténèbres, qui nous parait être aussi ténébreux qu'elles, par rapport aux précautions prises, et répétons surtout que dans tout ce qu'on obtient du monde spirituel, il y a toujours des conditions regiettables pour les exigences de nos argumentations, mais sans doute nécessaires a ces genres de rapports, et au besoin d'entourer leur réalité d'un voile qui, s'il n'existait pas, pourrait porter le plus grand trouble dans des organisations trop faibles pour de telles études. Nous avons été à même de voir et de regretter tous ceux occasionnés par le peu et le mystérieux des manifestations de ce genre, obtenues depuis que nous avons ouvert cette étude. Nous ne désirons pas plus clair-
voyante et par conséquent plus troublante démonstration.
A l'argument qu'on émet au sujet de la main du médium, main posée sur la table, en disant qu'il peut, dans l'obscurité, en pincer le bord cnlre le pouce et les autres doigts, par conséquent, lever ainsi cette table jusque sur sa tête, vu que la Force humaine est inconnue et peut aller jusqu'au bris des os.
Nous répondrons qu'avec une telle proposition il y a peu d'espoir de combattre victorieusement ; mais si cependant on rentrait dans le domaine des forces herculéennes connues jusqu'à ce jour, et qu'on voulût en Taire une loi,nousaurions quelques contre-arguments à opposer. La force et l'adresse humaines peuvent atteindre, dans ces expériences herculéennes, jusqu'à celles connues sous les noms de sommeil d'Hercule, tête de fer, jarret d'acier, mâchoires, bras, poignets, reins d'athlètes, etc.
Le sommeil d'Hercule consiste à s'étendre sur le dos, les bras étendus en croix, tenant dans chaque main un poids de 25 kilos ; ramener ces bras sur la poitrine; les étendre de nouveau à son aise, puis les ramener une deuxième fois sur son corps et se lever débout, à la force des reins, sans autre point d'appui que le bas du tronc du corps.
La tête de fer consi^e à déposer à terre deux
poids de 20 kilos, plier les reins jusqu'à ce que la tète s'emboîte dans l'un de ces poids, qu'on saisit alors des deux mains, et se relever ainsi à la force des reins» sans que la tête les quitte d'un centimètre.
Le jarret d'acier consiste à se baisser jusqu'à terre, pliant une jambe sous soi et l'autre tendue droite devant soi, puis saisir un poids de 20 kilos de chaque main et se relever ainsi, sans secousse, la jambe toujours droite devant soi.
Mâchoires, bras, poignet», reins d'athlètes consistent à lever le plus lourd possible, soit un sac de blé, par la force des mâchoires, un sac de farine à bout de bras, perpendiculairement et non horizontalement; jongler avec un poids de 25 kilos ; lever à la force des reins et des épaules de 1,200 à 2,000 livres. La seule force dont nous nous occupous, à l'occasion du médium Squirre, est celle du poignet, puisqu'il est attaché par les jambes et qu'une de ses mains est tenue par un spectateur. Nous voyons donc ce jeune homme prendre cette table par son étendue la plus longue, entre le pouce et les autres doigts, écartés, par conséquent, du pouce de 8 centimètres, écart qui annule à chaque centimètre plus d'un dixième de la for ce de pression. Nous le voyons, disons-nous, par ce moyen, lever à contre-sens un levier de trois pieds, par conséquent, opposant une force neuf fois au moins inférieure à celle de l'autre extrémité de ce
levier. Nous ne nous trouvons plus alors devant une force nécessaire à lever, à bout de bras, 90 livres > mais devant une force nécessaire à lever un poids de neuf fois 90 livres, qui forme 810 livres. Seize bras d'athlètes jonglant avec un poids de 25 kilos suffiraient donc à peine à lever ce fardeau , dans les conditions précitées!... Nous sommes assurés que seize des argumentateurs de cette expérience ne lèveraient pas, ainsi qu'il le fait à lui seul, le fardeau du médium, ce qui, expérimenté, vaudrait beaucoup mieux que de contester et leur ferait regretter le ridicule de leur proposition.
Un autre argument plus recevable à l'occasion admet que, dans l'obscurité qui règne, un compère pourrait, prenant la table par son centre, la lever ainsi au-dessus de la tète du médium. La conscience honnête de M. Pierrart n'a pu entendre cet argument sans proposer de suite à l'argumentateur de rester seul avec le médium et de juger par luimême. Les clefs des portes lui ont été remises à cette intention, et l'expérience a tout aussi bien réussi .
Quand donc verrons-nous ces professeurs de vérité absolue, en vertu des intérêts du vulgaire, qui, disent-ils, exigent qu'on ne fourvoie pas leur ignorante bonne foi dans des mystifications de ce genre, en agir de mêm% envers les professeurs de
tout ordre, depuis l'ordre scientiBque jusqu'à l'ordre religieux, e6n de faire éviter au peuple tant d erreurs enseignées, prêchées et imposées au besoin, plus en vue de l'exploitation de leur béate crédulité et de la rotondité de leur porte-monnaie qu'en vue d'une honnête instruction? Qu'y a-t-il à redouter pour l'intelligence des spectateurs de l'expérience du médium Squirre, expérience toute d'étude, pour tenter d'en paralyser la liberté? Pourquoi vouloir qu'on accepte plutôt votre proposition de la force inconnue de l'homme que celle de sa force connue ? N êtes- vous pas les adversaires de l'inconnu vous-même? ne voulez-vous pas peser toutes choses à vos poids? Que venez-vous nous parler d'inconnu dans cette circonstance où vous voulez tout connaître? que venez-vous, plus douter de l'honnêteté de personnes qui vous valent, si elles ne vous dépassent en honneur, que de la vôtre, si sujette à caution ? Allez, vous êtes et vous serez toujours les mêmes que nous rencontrons sur nos pas depuis plus de quinze ans : des entraves de toute ligne droite et des lumières plus carbonisées qu'éthérisées.
Que les honorables MM. Pierrart et Squirre ferment leurs oreilles à si sots arguments, comme nous les fermons nous-méme à la malveillance qui nous entoure, c'est le vœu fraternel de notre cœur. \\\)h. Cabagnet.
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On verra, par les séances suivantes, que ce bat était d'attirer toute l'attention de sa fille vers une marque de reconnaissance que ce bon Esprit voulait qui fût donnée en son nom à une obligeante voisine qui avait pris soin d'elle. Ces séances sont d'autant plus curieuses, qu'Adèle reproduit exactement le parler de l' Esprit évoqué, parler que nous ne pouvions supposer être celui de cet Esprit, d'après la haute éducation de mademoiselle sa fille.
Nous appelons également l'attention de nos lecteurs sur l'apparition de M. Faille, qui, non demandé, mais simplement nommé par l'Esprit évoqué, apparaît de suite, et nous marque toute sa satisfaction d'avoir quitté la terre. Cet Esprit était qiritualisé quelque temps après celui de la mère de mademoiselle P..., Esprits qui ne s'étaient jamais vus sur la terre, et qui cependant se retrouvent par le simple fait de l'appel de l'un d'eux. Qu'on prête quelque attention aux correspondances qui suivent. Alp. Cahagnet.
M. CAHAGNET.
€•*•, le i 2 février 4864. Cher monsieur et frère en Dieu, J'ai reçu votre bonne lettre avec le même bonheur que la première» et je ne sais comment vous
témoigner ma reconnaissance pour le ea'aae <n*e vous avez apporté à ma jx* :::a ro.ra'e. Je i:*'j§ renvoie copie textuelle ci pro:ès-»*rrLa! d?s <3**ex séances. Je reconnais en to;:s po^is !* p:rîrs:t de maman; c'est bien eiîe physiquement et jD'jra'emenl; c'est ainsi quVle a souffert: c'est ainsi qu'elle s'exprimait sur la terre. li est bien vrai que sa maison était humide; coiMrulie sur us terrain très-bas, dans un pays de rhïère. l'em *e trouvait fort près du sol. Q jant â la bonne »oVne que maman désirait récompenser, c'était une chose bien juste, et une doub!e preuve qu'Adèle a bien vu, puisque maman m'en avait parlé, et qu'au moment où je recevais votre lettre, j*a liais envoyer un paquet à cette voisine. Vous pouvez, cher monsieur, soumettre ces séances à la publicité, teloo que yous le trouverez convenable.