‹ Magnétisme: encyclopédie magnétique spiritualiste (volume 3)Chapitre 19 sur 35 · CINQUIÈME SÉANCE · texte numérisé non relu

CINQUIÈME SÉANCE

Le S8 mai, je demande à l'Esprit Galilée si la lecture que je Jui fais de nos procès-verbaux no l'ennuie pas. Ce bon Esprit me répond : « On doit toujours en agir ainsi. »

A la première réponse faite dans la séance du 14 mai 9 cet Esprit me prie d'ajouter ces mots : « et les régularise. »

A la deuiième réponse, ajoutez : « Votre globe étant lui-même une espèce de noyau , duquel la lune soutire beaucoup, il se trouve reverser en ce sens sur elle ce qu'il ne reverse pas aux comètes. »

A la troisième réponse, dites : a je ne le sais pas, et non : je ne le crois pas. »

D. Depuis vos nouvelles études, avez-vous acquis des notions positives sur l'existence et la nature de Tanneau de Saturne ?

R. Voilà bien les hommes de la terre, avec leur anneau de Saturne; mais Saturne n*a pas plus d'anneau que la terre; ce que vous prenez pour tel, est le réfléchissement d'un cercle atmosphé* rique d'une autre planète, cercle dans lequel se trouve enfermé Saturne. Ce réfléchissement se présentant en parallèle à vos yeux les trompe, ainsi que tous vos moyens d'optique. La position de ce cercle peut être comparée à un angle aigu, quand celle de la terre peut être comparée à un angle de

45 degrés, dans le rapport de cette dernière à la première.

D. Cependant, on dit que cet anneau disparait et reparaît ?

B. Il ne peut disparaître puisqu'il n'existe pas; c'est le cercle atmosphérique dans le bord duquel est placé Saturne, qui, suivant l'évolution de son globe^ se trouve s'éloigner ou se rapprocher davantage de lui, et par conséquent se rend plus ou moins visible. Pour vous rendre compte de la position de ce cercle, imaginez- vous voir devant vous un cercle d'une barrique, posé en parrallèle et non de face ; puis, admettez qu'un des bords de ce cercle atmosphérique enlace un des cercles atmosphériques d'un autre globe, vous vous rendrez compte aisément de cette erreur d'optique et du moyen lumineux de ce cercle, par sa position parallèle, qui réfléchit de cette manière la lumière solaire.

D. Que sont ces étoiles qu'on nomme les Gémeaux , comme beaucoup d'autres groupes qu'on remarque, ainsi, par trois ou quatre plus ou moins près les unes des autres, de manière qu'on dirait qu'elles agissent dans le même rayon sphérique?

R. C'est encore une erreur d'optique : les deux étoiles dont vous parlez se trouvent au contraire très-distancées l'une de l'autre, parallèlement; l'une d'elle pourrait être comparée, pour la gros-

seur, à votre terre^ et l'autre a la lune ; ce qui fait que la plus grosse étant la plus éloignée, vous pa^ raît être de la même grosseur que Tautre. Si vous étiez à leur place, vous penseriez de même en voyant la terre et la lune; ces deux globes vous sembleraient égaux en grosseur, vu leur distance réciproque, et vous les croiriez très-près l'un de l'autre.

D« Pensez-vous que notre système planétaire soit composé de plus de sept planètes?

R. Sans compter toutes celles que vous ne voyez pas, à celles que vous voyez, vous pourriez en ajouter deux de plus, ce qui ferait neuf : ce seraient les planètes Strabon et Eucude.

D. Celles que nous ne pouvons voir ne peuvent être de notre système planétaire.

R. Vous n aurez aucune notions sur votre système planétaire, tant que vous en classerez les satellites sur un cercle plane comme vous le faites. Sachez donc que la terre se trouve posée sur une rive, dirai-je, de ce système, et que, par sa position, elle ne peut voir que les planètes qui sont à la portée de la circonférence du cercle sur lequel elle est posée. Pour avoir une idé« exacte de la position de la terre dans le système planétaire de ses cercles, prenez une boule ou une pomme, et coupez'la horizontalement en quatre parties égales, par rouelles et non en quartiers ; vous aurez quatre

disqaes mi-plats^ représentant quatre cercles, mais des cercles ayant chacun des diamètres et des surfaces différents. Posez la terre sur le plus petit cercle qui est une des d«ux rives mamelonnées de cette pomme, et surtout placez cette rive à l'un des pôUs des cercles du système planétaire de la terre ; vous comprendrez alors que par cette position elle ne peut voir que jusqu'à retendue de la circonférence du plan sur lequel elle est posée; mais qu'elle ne peut voir ce qu'il est permis de voir aux autres cercles qui sont sous le sien ; par conséquent, chacun de ces quatre cercles a son système planétaire à lui, comme la terre a le sien, restreint aux neuf planètes dont il est composé. Tous les systèmes astralsde l'univers ne sont qu'un même enlacement des sphères de chacun. Ce sont des boules agraffées ensemble.

D. Y a-t-il de ces systèmes qui contiennent un plus grand ou plus petit nombre de globes?

R. Oh! je ne peux répondre à cette question.

Cette étude est autrement grande que celle des arcanes des âmes. On ne peut connaître ainsi les réceptacles des peuples du grand univers. Si on admet les comètes pour ce qu'elles sont, pensez à quel système compliqué se rattachent-elles, et qui peut en nombrer les divisions. Un simple insecte de votre globe serait plus à même d'en connaître toutes les localités, qu'on Esprit de cooDaltre celles

des cieax • N'allons pas si lite ou si loin ; des siècles sufGsent à peine pour entrer dans cette étude; pensez ce qu'il en faut pour la terminer.

D. Par la position de la terre, ses évolutions ascentionnelles et descentionmelles^ sa rotation sur elle-même dans les vingt-quatre heures, et le cercle ou ellipse qu'elle décrit autour du soleil, elle devrait cependant avoir une exacte ou à peu près exacte connaissance de Tensemble, sinon des détails du système astral universel.

II. Les observatoires de Paris et de ses antipodes^ quoique enregistrant chacun leurs connaissances différentes, n'en sont pas moins, comme je viens de vous le dire, qu'en rapport avec les circonférences des cercles que décrit la terre, cercles qui, selon leur étendue, leur permettent de voir un plus ou moins grand nombre de globes; mais sont autrement nombreux ceux qu'ils ne peuvent voir^ puisque, comme je vous le répète, ils ne peuvent même pas voir les satellites au complet de son propre système, ce que vous avez du comprendre par le tableau comparatif que je vous en ai fait.

Obs- Cette séance qui semblera courte, nous a coûté deux heures d'études très-soutenues. Ravtît éprouvait quelques difficultés à bien me rendre ce qu'il sentait, comme complément des description^ de l'Esprit Galilée, en ce que ce somnambule sent

et sait arec une bien plus grande supériorité de démonstration intuitive, qu'il n*a de moyens de démontrer oralement. La fatigue étant égale de part et d'autre, nous a forcé d'ajourner le complément de ces propositions. Ravet, sous l'impression Ae la difGculté et de la complication de telles études, s'écrie : « A quoi nous sert de toucher à ces choses? que nous revient-il de tant connaître? en sommes-nous plus avancés? avons-nous, en quoique ce soit, un point de repère, oii nous puissions un moment nous reposer avec confiance et avec satisfaction ? Non, plus nous apprenons, plus nous sentons croître notre ignorance; plus nous sentons que nous ne savons rien, et plus nous courrons vers le trouble du savoir. Oh I si Dieu était encore là, dans un coin quelconque, pour nous tendre la main, et nous prouver par là que nous ne faisons pas fausse route dans la course que nous faisons vers lui, dans l'aspiration que nous mani* festons de connaître et de louanger l'auteur de si grandes et si compliquées choses ! Mais non ; Dieu lui-môme c'est l'inconnu, djamaisypeut-élrel puisque ses œuvres qui doivent conduire à lui, semblent ne conduire qu'à la complication ou qu'à la négation du savoir. Âh ! quelle fatigue I Ou donc est le lieu de repos, le gazon chéri, après lequel j'aspire de tout mon cœur, pour y déposer toutes les douleurs de cette vie terrestre^ et attirer en mon âme,

par toute l'attracti^^n possible de la reconnaissance, un rayon d'amour, un rayon bienfaisant, un rayon divin^ qui en chasse à jamais le doute du savoir, et y fasse germer à jamais le bien-ètr<e de l'humilité et de l'innocence ? . . • Oh 1 frère, la béatitude de l'admiration ne peut être un vain motl Ma pauvre tète reposant sur une touffe soyeuse de mousse spirituelle ; un ciel sur moi, un ciel sous moi, un ciel à mes cAtés et le plus grand des ciels dans mon cœur, qui est l'amour pour Dieu. Oui, je sens que je serai mieux que sur ce siège, à la recherche du pourquoi et du comment, des rapports des globes entre eux ! Ce sera bientôt 1 • . • je le sais, je ne serai pas longtemps malade ; voilà déjà plusieurs fois qu'elle me le dit!. «. elle m'attend !••• Ohl jour heureux I... )» Je ne peux en dire plus pour le moment. Ces derniers mots de Bavet sont toute une histoire, dont le secret repose jusqu'à nouvel ordre dans mon cœur; c'est tout ce que j'ai su de plus consolant et de plus digne d'être connu, dans toutes les révélations qui m'ont été faites jusqu'à ce jour.

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