‹ Magnétisme: encyclopédie magnétique spiritualiste (volume 3)Chapitre 18 sur 35 · TROISIÈME SÉANCE · texte numérisé non relu

TROISIÈME SÉANCE

Le 7 mai, je prie Bavet d'attirer Tattention do FEsprit Galilée sur la lecture queje vais lai faire à haute voix du procès-yerbal de la dernière séance^ afin qu'il en exclue ce qui ne lui conviendra pas.

Lorsque je suis à la proposition huitième, ce bon Esprit me prie de la compléter par ces mots : « Le soleil étant Tàme, la vie, le régulateur des planètes qui Tentourent, est continuellement en rapport avec elles par un effet d'émission, qui les tient dans un éloignement nécessaire à ce rapport; mais l'émission ou le genre d'échange que font par compensation, ces globes envers le soleil, tentent au contraire à les rapprocher sans cesse de lui : c'est donc une combinaison des plus harmoniques qui préside à l'entretien de ces rapports réciproques. S'il était possible à un globe d'absorber plus qu'il ne rend, cela enfanterait la désharmonie entre tous, en ce que cette absorption légitimée, légitimerait une inégalité d'action entre ces globes, par conséquent conduirait à les fasionner tous un jour dans un. Non, cela ne peut être ; l'échange entre eux est proportionnel et toujours garanti. »

A la proposition neuvième, Galilée nous prie de compléter sa réponse ainsi qu'il suit : « Je ne

peux garantir que ce sont les Esprits de la terre qui habitent le soleil ; je garantis que tous les espaces de l'univers sont Habités ; ce qui m'a fait TOUS dire que le soleil devait être habité par des Esprits comme le reste ; mais dire quels sont ces Esprits, je ne le peux. La terre est, à l'égard du soleil, comme la matière est au gaz ; si vous ne pouvez saisir le gaz dans votre main, vous ne pou* vec pas plus comprendre la substance du soleil. Les êtres qui habitent le soleil doivent être aussi loin de ceux terrestres que l'horizon le plus reculé Test au point qui le cherche. J'oserais presque dire que ce doivent être des Esprits dieux, en comparaison des Esprits terrestres. Oh I mon ami, ne touchons pas à cette question ; je ne sais quand il nous sera ^permis de l'étudier. Il faut être bien loin du but où nous sommes, pour toucher à celui-ci; respectons, respectons ce que nous ne connaissons pas ; n'est-ce pas assez de devoir tout à cet astre, sans en exiger davantage? Âh ! connaître les Esprits qui habitent le soleil n'est pas de notre clomaine présentement. »

Ravet dit que cette question semble jeter dans un état de grande méditation et de grande admiration l'Esprit Galilée, et ajoute même que le respect de cet Esprit pour le soleil a quelque chose de divin.

A la dernière réponse de cet Esprit, séance pré-

citée^ il ajoute encore : « Oui^ Thomme en premier lieu est dans un état de sommeil ; il ignore, il cherche, il désire ; en deuxième lieu, il est dans un état de vibration, il agit, pense, combine, conclut, acquiert, amasse, emmagasine ses moyens d'observation pour l'avenir; et, en troisième lieu, il déballe le tout, expertise, voit, et juge d'une autre manière. Il se dit : Tiens, moi qui croyais que cela était comme ça ! Oh I c'est trop fort ; cela n'est pas croyable ; mais chaque chose est à sa place, en vue de l'utilité générale ! qui aurait cru ça? qui s'en serait même douté? Mais quel est donc Tétre qui a combiné, classé, harmonisé ces choses? A cette grande question succède l'admiration, le respect, l'amour, le repos!... Cette troisième période de l'existence humaine est de toute éternité, en ce qu'elle porte à admirer sans cesse et qu'elle recherche sans cesse. Chaque solution est un bonheur, une joie, une félicité nouvelle. 'C'est Tinfîni, c'est l'infini I... »

D. Vous vous supposez là, devant rhomrae à l'intelligence studieuse, élevée, hors ligne ; mais la masse des hommes, du sauvage primitif au saavage de nos jours, du paysan enfermé dans son établc au gros banquier enfermé dans son bureau, de l'idiot au fou, etc., tous êtres qui ne connaissent et ne veulent ou ne peuvent connaître Dieu, ciel et terre, vertu, honnêteté, fraternité ; le germe,

réclosion et la succession , qu'en pensez- vous? R. Est-ce qu'il peut y avoir des réprouvés dans l'œuvre de Dieu? Est-ce que chacun n'est pas déjà à sa plaça dans vos grandes cités? L'heure du lever de l'un étant celle du coucher de Tautre, estelle moins Tbeure nécessaire à tous? Le riche et le pauvre ne sont-ils pas Tes stimulants du bienêtre de tous? Les troubles et les maux de tous ne sont-ils pas les lumières de la prudence et de la sécurité de ces cités? Non, mon ami, il n^y a pas de réprouvés dans Tceuvre de Dieu. Ce qu'un homme ne peut apprendre sous un professeur, ii rapprend sous un autre; ce qu'on réserve pour demain, n'est-ce pas ce qui doit être aujourd'hui. Tout se succède se manifeste et vibre en son temps, soyez-en a^uré.

D. Vous nous avez décrit les rapports des globes entre eux. Ces rapports atteignent-ils jusqu'aux hommes qui habitent ces globes?

R. Est-ce que les hommes ne sont pas les corpuscules des globes qu ils habitent? Ces globes peuvent-ils éprouver une influence quelconque sans que tout ce qui les touche ne sente cette influence? Sachez donc que c'est une solidarité parfaite qui règne dans l'univers, et que chacune de ses parties y est soumise.

D. J'entendais vous demander si, comme les anciens l'ont avancé et l'ont cru, les globes de

notre système planétaire ont des rapports directs avec chacun de nous^ c'est-à-dire avec les organes de notre corps, comme par exemple Saturnb aveo la rate, Jupiter avec le foie, Mars avec l'estomac, le Soleil avec le cœur, Vénus avec les reins, Mercure avec le poumon, la Lune avec le cerveau, de manière à pouvoir soutirer de ces globes, à l'occasion, les fluides nécessaires à rétablir l'harmonie du corps ?

R. Les rapports des globes de votre cercle sont tellement bien établis qu'ils se font d'eux-mêmes, en temps et heures, lorsqu'il arrive à vos organes d'être privés des fluides qui leur sont nécessaires ; c'est qu'ils émettent avec trop d'abondance ces fluides, et ne les soutirent pas avec la même force. Il en est de même pour ceux qui en sont trop chargés, c'est qu'ils soutirent plus qu'ils n'émettent ; mais comme tout vase ne peut contenir que selon sa capacité, il vient donc un moment oii de vide il s'emplit, et où de plein il déborde, vu que ce versement, cet échange, ces rapports ont tou-> jours lieu et ne peuvent cesser d'exister.

D. Les anciens avaient également porté la puissance de ces rapports jusqu'à la divinisation. Le paganisme en est une preuve irrécusable; ils allaient jusqu'à dire des globes qu'ils étaient de^ dieux ou sièges de dieux, ou les commettre aux éléments, aux productions de la nature et au

conceptions humaines/ ce qui cependant annonçait des propensions vers l'étude philosophique des rapportsde l'univers dans s^ divisions?

R. Les païens, comme tous les peuples, plus enthousiastes qu'observateurs sérieux, ont porté trop loin le respect qu'ils avaient pour les astres, et l'intuition <\n'\h sentaient desdits rapports des astres avec l'homme. Us auraient dû s'en tenir à l'étude de ces rapports, sans aller jusqu'à diviniser les astres et se diviniser eux-mêmes. Il est vrai que les astres sont une partie de Dieu, qu'ils commandent notre admiration et notre respect; mais nous ne pouvons voir Dieu complet en eux, nous ne pouvons individualiser ainsi toutes les parties de l'œuvre divine pour en faire autant de dieux, C'est diviser la question et non la souder ; cependant les païens étaient plus dans le vrai, dans leurs pro* positions religieuses, que les chrétiens, en ce qu'ils prouvaient du doigt qu'ils adoraient et respectaient quelque chose de visible, de vraiment grand et digne de l'admiration des hommes, quand les chrétiens, au contraire, n'offrent qu'un conie aux hommes.

Getta séance se termina là, dérangé que nouf fûmes par une visite inattendue.

— 45t — QUATRIÈME SÉANCE.

Le 14 mai, je fais la lecture à l'Esprit Galilée, du procès-verbal de la dernière séance, lecture qu'il approuve dans tout son contenu ; il s'écrie seulement, au complément de la huitième proposition : « Que diront les hommes en sachant cela? »

. D. Si, comme vous nous l'avez dit, il y a un rapport établi entre tous les globes, et de ces derfiiers avec leurs habitants, y a t-il également un rapport établi entre les comètes et lesdits globes?

R. Certainement ; mais ce rapport offre certaine différence. Les comètes sont des globes groupés aussi par cercles, cercles dont l'étendue ne nous est pas connue; elles décrivent également des cercles dans leur course, cercles qui sont immenses, et ^ui traversent tous les cercles des autres globes. J'entends dire par les traverser, qu'elles les enchaînent, les influencent, les soudent ensemble.

D. S'il en est ainsi, il doit y avoir des échanges entre les comètes et tous les globes de l'univers?

K. Oui ; mais les échanges ne sont pas les mêmes pour tous; chacun ne leur rend pas toujours en équivalent de ce qu'il reçoit. Votre globe, par exemple, ne leur donne rien, ou si peu que cela n'est pas estimable, quand, au contraire, il reçoit beaucoup.

D, i.a question quQ je voqi soumetg est pour connaître si noas devons à ces émissions^ ou in* flueoces des comètes^ comme les anciens lont ora, certains états d'Esprits qui conduisent aux révolo* tionsy aux guerres, ou certains troubles physiques conduisant à des maladies contagieuses?

R. Vous ne devez pas positivement ces choses à l'influence des comètes^sur votre globe, en ce qu'il y a de ces grandes manifestations guerrières ou épidémiques qui ont des époques, qui sont soumises à des dates et à des conditions qu'il ne nous est pas donné d'apprécier, 11 faudrait remonter aux causes des causes elles-mêmes, ce que personne ne doit chercher ni espérer de faire; cependant les comètes sont des avertissements et des commen*^ céments de vibration des choses.

D. Dans le peu d'absorption que les comètes font de notre terre, pensez-vous que ne se trouverait pas comprise cette multitude d'âmes qui la quittent dans ces départs en masse qu'enfantent les guerres et les épidémies?

B. Après un moment de réflexion , l'Esprit Galilée s'écrie : « Ah 1 ah ! le système ne serait pa» mauvais, s'il était admissible : ce serait un moyen comme un autre de s'entrefournir des êtres de globe à globe; mais cela ne peut être ainsi, car le saut serait un peu trop élevé et trop brusque. Ne voyons dans ces absorptions que des échanges

de fluides nécessaires aux deux corps qui les font. »

D. Je ne pr<!tends pas vous proposer de faire aller ainsi les âmes de notre globe dans les comètes, sans élévation progressive et successive; mais faire entrer en elles les âmes les plus élevées de ce globe, et par conséquent faciliter le cercle le plus rapproché de la terre de se peupler des âmes partantes.

R. Non, il n'en est pas ainsi ; Tinfluence des comètes sur votre globe se restreint, a répandre dans son atmosphère un certain degré de chaleur ou de fluides stimulants, appelés a mettre en vibration les germes des choses dont nous parlons.

D. Cependant, en nos jours, nous commençons une guerre (1) qui, selon les apparences, devra agiter considérablement les hommes des contrées de notre globe où elle aura lieu, et rien ne fait présager du moment une telle agitation. Un calme presque parfait semble régner, au contraire, dans tous les cœurs; la plus grande assurance nous entoure; je serais presque tenté de dire que cette guerre se fera en gants jaunes.

R. Oh ! ne vous y trompez pas, et dites qu'elle se fera en gants rouges. Les agitations que doivent produire les germes dont je vous ai parlé, commencent toujours par une espèce de grand calme, au*

(\) Guerre d'Italie contre r Autriche.

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D. Est-ce aax comètes que nous devons C09 germes ?

R. Non, vous ne leur devei que Téclosion de ces germes.

D. Leur marche en ce cas et leur apparition k notre système planétaire serait une espèce d'ordre, de mise en scène de ces choses.

R. Ce n'en est que l'avertissement; co n'est pas un ordre, c'est Taccomplissement de ce qui doit être.

D. Cela équivaut à un ordre; cor ces ostros mo font assez l'effet (pour me présenter une figure matérielle) de courriers qui annoncent qu'une vo-

Ion té Bnpérieure commande raccomplissement de cette chose.

R. Ce n'est pas tout à fait cela... Ravet ne comprenant pas clairement ce que lui dit l'Esprit Galilée à ce sujet, craint on moment que ce ne soit pas cet Esprit qui est présent, et Tinvite à se retirer au nom de Dieu, en lui disant qu'il le rend responsable des erreurs ou des mensonges qu'il lui plairait de nous entourer ; que si nous demandons l'instruction, nous ne la forçons pas, et que nous ne voulons en quoi que ce soit altérer la vérité sur ces choses ; mais l'Esprit reste, et réponds avec sa bienveillance habituelle : « C'est bien moi qui suis Galilée, «'est bien moi qui vous réponds; et je crois vous dire toute la vérité, telle que je la sais. Non, les comètes ne donnent pas ces germes à la terre ; non, elles n'apportent pas l'ordre de leur éclosion ; elles ne sont que les précurseurs de cette éclosion qui, comme je vous le répète, a'ses époques de vibration, comme les comètes ont les leurs pour apparaître à vos yeux. i>

D. Vous dites que les comètes donnent plus à là terre qu'elles n'absorbent d'elle; comment remplissent-elles le vide de leur propre émission?

R. Communiquant avec les cercles des sphères de ces globes, elles déposent chez l'un ce qu'elles ont pris chez l'autre, et par ce fait rétablissent entre tous l'harmonie, comme je vous l'ai déjà dît

antérienrement (1). Elles-mêmes, par ces absorptions et ces émissions, s'harmonisent également^se régularisent et entretiennent leur exister. Le don qu'elles font aux globes se fait au moyen de cette traînée lumineuse que vous remarquez après elles^ traînée que vous nommez leur queue. Cette queue n'est pas autrement composée que l'atmosphère de tous les globes, siïnplement qu'elle est beaucoup plus brillante et plus lumineuse, sans quoi vous ne la Terriez pas ; elle possède en plus un plus grand degré de chaleur. La vitesse avec laquelle elles parcourent les espaces opère cette traînée fluidique que vous voyez, traînée qu'absorbent les cercles du système qu'elle pénètre.

D. Où les comètes trouvent-elles les moyens de possession d'une telle chaleur et d'une telle clarté fluidique ?

R. Au contact d'un plus grand nombre de soleils qu'elles côtoient, et dont elles sont beaucoup plus près que votre globe Test du sien, quoique le cercle décrit par elles soit beaucoup plus grand que celui décrit par la terre. C'est directement dans cet immense parcourt qu'elles rencontrent plus de soleils, et reçoivent d'eux cette chaleur et cette lumière nécessaires à transformer les soustractions et émissions qu elles font aux globes.

(1) Voir Révélations d' Outre-Tombe.

D. Pensez- voQS que les comètes sont des planètes, des globes matériels Comme le nôtre?

R. Oui.

D. Cependant, dernièrement, on dit avoir aperçu très-distinctement à travers leur noyau une étoile à une plus ou moins grande distance d'elles.

R. On a cru que c'était à travers leur noyau ; on s'est trompé : voilà comme on a fait considérablement d'erreurs en astronomie. Pensez donc qu'un point aussi éloigné de votre globe que Test le noyau d'une comète, et surtout vu par vos moyens d'optiques, doit être assez petit pour permettre qu'une étoile, à une distance encore plus éloignée, qui se trouve en parallèle avec ses bords, puisse être prise pour être dans ce noyau ; cela ne peut être autrement, car les comètes sont bien des corps solides.

D. Pensez- vous que ce sont des globes habités pardes êtres de notre espèce ou à peu près?

R. Je ne le crois pas ; je ne peux vous renseigner à ce sujet.

D. Pourrez-vous vous en occuper et nous en dire jin mot à l'occasion?

R. Oui, dites à M. Gahagnct que je m'en occuperai, et qu'en temps opportun je lui en donnerai connaissance a lui-même; mais d'ici là, comme c'est un questionneur qui n'est pas en peine de traiter d'autre chose, nous nous occuperons d'autres questions.

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Je dois faire oà»erva- à nonvean, qoe Savet net dans ces caanBBncatirTBs: toute la réserve et traite la méêamct ^«rable^ en Toe d'une plus craudc somme de ceiiituûe, ponr lui et pour )e5 boromos qoi lai accordent leur coiifiaDce. Celte masiioro de procéder, jointe à la difficaltc que ce lucide eprou\e de rendre dans des termes convenables dos ;$^la* tîons de cet ordre, nous font perdre beaucoup de temps, et, loin de simplifier, pour moi, la rivlio* tion de ces causeries, la rendent très diflicilot Aussi ai-je pris Thabitude^ je le répète, de lire I«$ procès-yerbaux de chacune a toutes les S(Jancc:)| afin de voir si j'ai bien saisi et bien rendu loB ip • préciations sollicitées.

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