‹ Magnétisme: encyclopédie magnétique spiritualiste (volume 3)Chapitre 8 sur 35 · APPARITIONS · texte numérisé non relu

APPARITIONS

ATTOUCHEMENTS PAR LES ESPRITS, etC.

Nos lecteurs doivent se rappeler avoir lu , tome 111, page 241 de Y Eàeyelopédie magnétique j une histoire très-cariense portant le titre : Le ViEiiXARi^ DE Sébastopol. Nous eo devions l.i rornimsaoce à une jeime Russe, demoisetié dt*

qui n'apportons dans notre cœur que le besoin dé connaître, ou, du moins, d'annoter tous les moyens d'obtenir la yérité. La compagnie dans laquelle je tous vois placé m'assure, monsieur, non de votre bienveillance, que je n'implore pas, mais votre impartiale observation. C'est à ce prix que nous allons nous mettre à l'étude. Ce jeune homme me répondit que l'honnêteté présidait à tous ses actes , et qu'il ne se faisait pas un mérite de nier. »

Une telle réponse me rassura. Adèle fut bientôt en sommeil. L'Esprit évoqué fut également bientôt présent auprès d'elle, et une conversation de près d'une heure s'en suivit. Réussite sur tous les points à un tel degré, que le demandeur pria Adèle d'implorer, de madame sa mère (Esprit évoqué) de le disposer à croire, par un fait d'attouchement, si cela lui était possible, afin qu'il n'eut plus rien à désirer. Tout aussitôt, dit la lucide, la mère de ce jeune homme lui prit la tète dans ses deux mains, en lui disant, avec beaucoup d'amour : « Tu seras donc toujours désobéissant, méchant enfant. » Ce monsieur dit n'avoir rien éprouvé de cet attouchement ; mais il n'avait pas fini sa phrase, qu'il étendit ses quatre membres, penchant tout le haut du corps et la tète en arrière sur le dossier de son siège, et resta quelques secondes dans cet état de crucifixion, la poitrine

haletante et les yeax baignés de larmes. IiM|net UD instant snr cet état, je lui demandai sTil so«f* frait, et ce qu'il sentait ? Ce ne fat pas sans qoelques efforts qu'il me rassura par ce pea de moto : <c Je D*ai jamais senti quoique ce soit de semblable* Je suis tellement agité, que je me sens tont ébranlé ! x> Notre demoiselle russe pria Adèle — en voyant l'état de son élèfe — de demander à l'Esprit présent la grâce d'avoir la main serrée par lui. Ce qui eut lieu aussitôt pour deux doigts seulement, le médium et l'annulaire. Cette personne, toute émotionnée par cet attouchement, qu'elle ne s'attendait pas à sentir sans doute, dit à Adèle : Ah ! on m'a serré deux doigts ! Cette dernière répondit : Je le sais; ce sont ces deux là. Ce qui se trouva être exact.

Notre étudiant n'en fut pas quitte pour une première crise ; il en eut trois de suite. Aussitôt qu'il put quitter son siège, il se leva les cheveux en désordre et l'œil inquiet, en me demandant si je ne trouvaispasextraordinairel'état dans lequel il se trouvait? Etat dont il ne put, sans doute, se débarrasser qu'en chemin de fer.

Obs. Je ne vis, dans cette manifestation, qu'un effet de la puissance de l'Esprit sur la chair; Esprit du patient qui, voyant la rébellion, — dirai-je, — de sa chair à faire pénétrer, jusqu'à son externe, l'émotion qu'il éprouvait lui-même au contact de

sa bonne mère, vonlat secouer fortement lé grand gytttp'athf <]ilè oii quelqdè nerf moteur de cet ordre, mh de né laisser aucun doute au-dehors de ce qui se pdssait an-dedans.

Ce monsieur nous (|uitta en nous serrant la main avec la plus franche cordialité, et dans un tout atitfe état d'Esprit que celui dans lequel il nous avait abordé.

Nous n'avons pas pris Thabitude de citer les apparitions que nous faisons journellement, en ce que, se ressemblant à peu près toutes, cela offrirait peu d'intérêt à lire. Semblables réussites d'apparitions eurent lieu :

4® A l'égard de M. Fil, artiste à Forchestre du théâtre de Toulouse, dans l'évocation de la personne de M. son père» que ce monsieur nous avait prié, par cQtrreSpondance, de faire apparaître aux premiers jours de mai 1859.

^ M. Betto, passage de llndustrie, 45, fut également, à la même époque, à même d'accepter, — après vérification faite sur une gravure, — l'apparition de Cagliostro, qu'il avait fait demander par Adèle afin d'avoir, de ce célèbre nécromancien, des renseignements scientifiques, qui lui furent donnés par cet Esprit avec beaucoup de bienveillance.

S'* H. Rufl'ner, télégraphiste (Allemand), 57, rue Contrescarpe, ne fut pas moins heureux,

dans ceux qu'il demanda ^ l'Esprit de soq père.

4^ Le successeur de M. Royer, dans le commerce d*épicerie, à Rambouillet, envoyé vers nouy par notre ami M. Renard, n'eut qu'à 9e féliciter de la double apparition qu'il sollicita de M. soo beau-: père et de Mme sa belle-mère, etc., etc.

Ce sont des noms et des faits, que nous citons afin de prouvera nos lecteurs que, loin de s'éteindre, nos études se continuent avec le même intérêt qu'aux premiers jours ; ils ont pu en juger par I9 respondance précédente.

Nous pourrions répondre au pourquoi que nous adresseraient certains étudiants plAS ou mpiiil dans le vrai de ces études : C'est parce que 0009 professons dans le calme d'une conscience plus envieuse de la vérité que d'une réputation plos^oii moins en relief; c'est parce que nous naffirmoD» pas les résultats futurs comme ceux passés ; c'es^ pqrce que qous discutons moins que nous agisr sons. Nous ne raisonnons que sur le produit, et non sur son annonce. Point de trétaux, de trompettes, de paillasse, ni de réclame pompeuse; la salle est toujours assez au complet, pour nous laisser à supporter seul les fatigues de la mise en scène. Mais nous ramassons pour récompense présentement les adhésions de ceux-ci, les bravos de ceux-là, les louanges imméritées des plus satisfaits. Quoique

ces choses n'aient point cours au palais de la Bourse, elles rapportent an profit que ne dédaigne pas même le plus insouciant des hommes. Profit qui, bien placé à fond perdu sur les éternités, prépare et assure quelques heureux moments futurs : Bien croire qu'on ne veut tromper qui que ce soit, est une grande sécurité. N'être bien assuré de son propre bonheur que par celui qu'on procure, c'est acquérir une inscription dont l'échéance a une date quelconque. Bien relier les cœurs à Dieu, à la famille, à la fraternité, c'est de Tamour dont le dépôt est en très- peu de lieux sur la terre.

Apprendre aux hommes à connaître et posséder la foi par l'étude de ce qui la constitue, ce n'est être ni mystique, ni spéculateur, c'est être franc. Avec ces simples conditions, que nous tâcherons de rendre ineffaçables sur nos tablettes matérielles et spirituelles, nous pensons posséder un passe par tout lieu et toute école, qui pourra nous faire redresser dans quelques écarts à l'occasion, mais qui assurément ne nous rendra aucun cœur hostile, fût-ce même celui de ceux qui nous maudissent le plus en nos jours.

ÂLP. Gahagnet.

Paris. — Typ. Guérin cl C% r. du PcUt-Carreau, 26.

SUR LIS REMATÉRIALISATIONS.

Lorsque nous habitions Rambouillet, nous avions pour voisine une pauvre femme qu'on nommait la mère Ivet ou la Vierge. Cette femme avait épousé un tailleur impotant, ivrogne et brutal, avec lequel elle souffrit plusieurs années, ce qui, aidé de son retour d'âge et d'accroissement de mauvais traitements, lui suscita Tidée de se couper le cou. Â l'aide de ses ciseaux, elle s'entailla assez le larynx pour faire craindre aux médecins de ne pouvoir la rappeler à la vie. Elle survécut cependant à ce désir de ne plus vivre; mais ses facultés en furent altérées, elle devint folle... Son mari passa dans l'autre monde, et cette malheureuse resta conGée à la charité publique. Sa raison n'était pas assez altérée pour ne pouvoir se rendre utile par quelques travaux et commissions ; aussi chacun utilisait-il ses quelques moments de luci* dite, et l'en récompensait par quelques sous.

Cette femme venait sans cesse à notre boutique, s'asseyait, et contait tout haut ses temps passés, présents et futurs. Pendant sept snnées, nous écoutâmes cette histoire avec une bienveillante patience qui aurait été peu partagée, nous le croyons. Nous ne connaissions ni le magnétisme^

ni Dieu, ni l'existence futare par conséquent; athé» ifi If «prén« 4rgré, pons étûqns |^| hfa|iei}x de décocher an bon ou mauvais mot contre TËternel, que de trouver bon ce qni Tétait véritahhm^ii No(r9 pauvre foHp nppg U^mi pitié, Toilà t9u(. San^ cesse se parlant à elle-même, oq répondant à quelque être invisible qu'elle voyait auprès d'elle, était sa seule occupation^ V^iei i peu pr^s le sens de cette conversation éternelle : <c T^ll^ que vQup m' vojes, j' suis la Vierge, ta ' m&ra de Not'-Seigveur Jésus-Christ. J'ai été 1»^sî)lée fip fl^ur do noblesse sons la m&cliinp de Marly, Iprsque je l' tenais daqs mes braSt-i Jesfia aussi NotVSeigneur, proyez-le bien. SA je Ip vfm-^ laîs, j' VQUS ferais voir ma puissance; ï^^\^ im pitié est si grande I^.. Lorsque j'étais Sunnf)0 et la v^chp blanche ^u porajis, voqsfifi' m'avez piia coqqiie, vous, le grandr^uge de V^sai||fW {c'fs( de moi dont elle parlait), Vous /cr^y^z ^uc qqe je ne vous çouqais pas? Ah ! que si. J* yoiis vpi3 encore lorsque vous étiez berger de la Sologne et moi bergère ; vous me chantiez :

Mon père pvait cinq cents moutons, J'en étais la bergère, etc.

>) C'est bien moi qi|i est la grenouille de Ve{r* saiiles, et qui 9 été Cepdriilon^ qnand j'ai p^fti en poudre à canon de TOpéra de Paris po^r aller ^9

toi diettiiiéei d'BsfN[gM..é Cm M oi LoltiB^niiliffê m'A ({tiillée ; il était mon ftari ; mais diiN l6B X m'« deAMftdée) m culotte à la maîa, qiiaii4 j'étaia la oommarçante, que j*a?ai8 oent taïasean M mer et oebt eâpiUIes d'église. C'est alors où j*at iait t^ir mo6 église de Saiot^Denis^ toute cou^ ▼erte en soîe^ é Aamboutllet*.. Voua ne la voyea pas, TOds^ moti église de Saiut-Dctiis? Elle est dans i'iB?isible..« Voua M voyes pas noo plus mei eotehats é Gaiardon, où. qu'ils étaient deui eëtits dessous et deux ceûts dessus ? GauM dû cété droit ont Vaiftctt cOut du c6té gauche.». (Ni! si vous m'aviez vue quaud j'étais la Poceile« et que je fe«covats le& boulets, dans mon tablier!... J'ai tant f écu et tant souffert ! Un jour, ils m'ont ootifié là tète daus la forêt Verte, et une autre fois ils m'ont enfoncé un clou à la lialboroagh dans le ftont; mais quand je fus Napoléon^ je les mis tooi an paa^.

tt le treux jouir à présent ; j' vas fermer les portel de ma ville de Rambouillet, et il va bien falloir que Duboisson (le receveur de cette ville) me rende mes comptes^ ou j^ vas prendre mes membres de oolère et leur conter leurs iabots... Qu'ils pren^nent garde^ car j' vas f..».. un eitrait de mort à leur portOé

» An m' V0jant comm' ça, vous n' pouvez pas eiaifQ eemiBe |e aaia belle dessous. . » 9i vons pou*

viei voir niofi corpi de lumière, qui a des oi blandi oomme de la neige et des cheveux nmrs comme de Tébène, vous ne me reconnattriez pas..* Il va bientôt venir dessus : c'est là où on reconnaîtra que je suis Not'-Seigneur 1 (Cette pauvre femme était âgée d'une cinquantaine d'années, avait la figure basanée comme tous les habitants des campagnes ; ayant quelques places plus abritées de l'air, par conséquent plus blanches, elle en déduisait que c'était son corps de dessous qui commençait i percer et venir dessus.) Oui, mais vous ne pouvex me voir dans mon invisible : c'est là où sont mes terres et mes puissances ; car j'y crée de ma parole, je n'ai qu'à y dire un mot, et Ç4 est. J'y fais du miel à trente-six sous la livre de ma simple parole. Je n'ai qu'à les appeler, mes blés, qui sont dessous, et ils viennent dessus; mais pas si bète, vous m'en avei trop pris quand j'étais Henri lY... Oh! vous croyei que je n'ai pas vécu... tenez, vous à qui je parle, vous me chantiez cet air d'Espagne, quand nous dansions ensemble, etc., etc. »

Il serait superflu de continuer ce bavardage, qui au premier aperçu prête à rire» et qui pour la question que nous désirons traiter n'est pas sans une certaine valeur. Cette femme croyait avoir vécu un grand nombre de fois, et disait à cbacu qui la questionnait dans ce sens, ce qu'il avait été précédemment ; n'eùt-«lle vu cette personne qu'une

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été Siilly^ HeilH IV^ être Hmri V^ ii et te trouver èire Ml ptfêôîitîëgëi fan» qa'on pni^e ifçmret quoi qoe ce «oit k redire dan« «en genre de conter et de représenter ces individnalitéf, puraqtie, -^ éomme notië ne tes»on!i de le dire et de le démons trer au besoin^ *^ le mm renferme la ekoêet êihoÊ dfltiê letite M ptiiMaftee^ M tnoiûs dans tente sa représentation... Erreer très-grande ponf ceui qtli se laissent prendre à ces représentatifs mierth eùêmlquê^ dirons^-nous^ et qni établissent Sans plus d^examen un sysième sur ee prétendu retour i refléter matériel eur lé même globe.

Toutes les assertions que nous venons de ètter de la folle de Rambouillet peuvent être admises per le métaphysicien avancéi et toutes mal agen* edesy toutes obscures qu'elles paraissent, elles n'en sont pfts moins une mine féconde dans laquelle nous avons fouillé avec plaisir depuis que nous étudiOd* les facultés iomnambuHeo-magnétiquêê. Voir tel être ou telle chose à la place et en l*étàt qu^ofl désire, est à la portée de tous lucides et de tous voyants naturels ou artificiellement mis en état de voir. Il y e de ces lucides asses rusés pour profiter de votre crédulité afin de vous plonger dans Un labyrinthe d'erreurs dont ils rient sous eepe : c'est ainsi qu'ils vous accordent les rêlea les plus grands ou les plue ridicules de l'antiquité^ Que de peuvres diibles se drepent ainsi deM la

DMifiteto de tMr gfMcteUf pastéei^ «t «d oi^iml en€9i'D pêt ce fiit dfgiles dd li véDéfatiM'da

Qu'on 4eiiiatidd à tel Ittcide ^ui ptotam cm eroyancd», §i oti n'a pas été tel ^ tel pefwnoagt des mêmes époqties, en éloignant de sa pensée iy confifiissâiiee A0 ces personnages^ il répondra afGrmatîfement. On ne peut donc pas faire une loi dea afflrniations des lucides^ on ne peut que feire ûéi coaler one loi des probabilités de ces affirmationa coïncidffnt arec la raison « Ce n'est pas d aajonr'^ d'hoi qoe les fous affirment vous connaîtra pour avoir été OQ être tel personnage, dont la date ^de la sptritoiUsatiort ùu Tàge actnei de la personne M permettent anennement cette assertion.

Qoi n'a pas énU dads ses rêves de telles trana^ formatk^? Il nous arrive très-iontent à nona-* mèAè de nooâ trouver ainsi^ nnitamment^ être le séttl ifiotenr d'actions plus on moins reprébenaiblès^ actions qne nons voyons -non moins sonvënt dévoie lées par les journant quelques mois plaa tard* Cependant le érimé ott la faote de cette actiod fi'étuieiit pas encore commis au moment de notre vision, et, en pins, ce sont bien des êtfes qttinooa. sont étranger^ matériêlteâient qtii 06 sont les seoki aateors, et non pas nous. Comment expliquer eea faits, Mtrevent q^& par leur eréation de date antériêMt, Mtft pat Têtrd »éfflo qui en arrête àkm, t

Mm ÎDsa matériel, tootes les phases, eu que des groajpes de sociétés spiritaelles avec lesquelles il lie an rapport d'affection lai préparent ce qu'il àoit exécuter, comme un officier de l'armée arrête et commande, à l'occasion, à tons ses soldats ce qu'il trouTe utile de leur faire faire.

En admettant cette proposition, qui répend seulement à la prévision, par conséquent è la prophétie, il reste è répondre à celle de transfusion des êtres. Cette transfusion nous semble explicable par la contiguïté , la solidarité, la représentation de la nature entière dans son miroir aux milliards de facettes dont chaque être possède une fraction. Qu'on soit bien pénétré que l'état spirituel offrant la faculté de voir tout ce qui se pense » peut s'être pensé ou peut se penser, offre également celle de pouvoir être en entier, à songré^ dans la chose a penser ou dans la chose pensée. Cette faculté nous est démontrée tant par la médecine officielle, que par les états artificiels dans lesquels nous pion* geons les sensitifs, soit par le secours du magnétisme ou des narcotiques. Ce n'est donc pas noyés comme nous sommes dans de telles difficultés d'affirmation, que nous pouvons affirmer sans plus d'études les voyants antérieurs, ni ceux de nos jours.

Laissons de cêté cette partie de la question qae nous ne voyons soulevée en nos jours que pftr uq

lucide sar mille, et abordans-là danf cç qii'dte piésenle de sérieax.

Certaii» croyants aax rematérialisations s'appuient sur ce qae le polythéisme de l'Inde fait loi dans cette matière par son extension sur notre globe. Hélas ! que ne peut également affirmer le christianisme, qui comprend une égale%{»arlie du globe ? Cependant le christianisme est sur ce point contraire an polythéisme.

L'école de Brahma, appuyée sur les connaissauces astronomiques et physiques d alors, n'admettait qu'un va et mnty qu'une absorption et qu'une émission corpusculaire du soleil à la terre, sans voir que cette ligne directe touche également à tout le système planétaire dont le soleil est le foyer ; sans vpir qu'un rayonnement vers tant de réceptacles peut tout aussi bien déposer là ce qu'il a pris là-baSy sans refouler sans cesse dans la même ligne ce que cette ligne lui apporte ; sans ?oir que la ligne courbe existe également et à un aussi juste titre que la ligne droite, par conséquent qu'une spirale sans point de repère connue peut tout aussi bien revendiquer de transporter les corpuscules astrales dans les immensités que la ligne droite, ce qui n'est pas tout ù fait la même chose, et ce qui ne permettant aucun retour sur soi-même ^ permettrait à l'occasion des jonctions et des séjours sur les globes placés sur la voie de cette

fil MM BU) roolàfit êftM dC9 6ë|iàeëB shM H* mitei.

tt^antreê étadiants éroietit voîf dairt eertlntiea pirdles dti Christ le besoin de renaître atii mènes iietii en chair et en os. 8i ces croyants savaient apt>réeter à sa jtisteTaleaf l'enseignement mystique et pfobMrtatique qu'on place dans la bouche du Christ, ils y trottyeraient à chaqde instant raflir* mation et la négation de tonte chose ; ils terraient dttns ces paroles ce qn'y voient les alchimistes^ non me nnaiêêaneê par un germe humain dans le sein d'une femme terrestre, mais nile renaissance par un germe médicinal dans le sein de la philosophie alchimiste. Ils y verraient selon cette école, — qui n'admet dans le Christ qu'nn grand maître en cet art, «*-- qn'il est possible par cetiô transmutation animale de rentrer dans la possession des formes des premiers âges des êtres, sans qu'il seit besoin qtle PtfHl devienne Jean et qoe lacques devienne Fierre sur le même globe.

D'autres, inquiets dés différences entre les positions sociales, ne savent comment concilier celles di roi et du sujet, du banquier et du valet, par conséquent accuseraient DIen de partialité, s'il ne iilsait d*ettf des rois on des banquiers nli jMr,tt ai régàlité parfaite ne régnait pas comme résultat entre toutes les elaases de la société.

NoiS dMiatidons ce qn*on entttd |»^ égiKtA.

de doHuqaUop? 3î o'est cela qa'on ratend PMT éplitéf PPmmeqt pouvoir concilier le» bqppeon. atlachés aux règnes avec les accidents de ce* règim 9 Cei^pient popeilier les richesses des banquiers atec

rje^i^tenw même de lenra pp^sesiteQrs ? Gomment

concilier le? dépendances apparentes dçs bommM avoç les dép^Ancea opcnites de toqs ? Etre roî pour l'être comme Cbilpéric on comme Loais XÏV9 il y a one énorme di^^éri^nc^ ; c'est n'être qoç roi, mais 99n grand ou pQ(it roi» aimé ou baï i)e sef sujets. Il en est de même de to9tes les positions sociales ; le relief de la position comporte naln^ r§)|ement avec lui )e cach& de la position* On na peut pa? n'être qu'une partie dans ces compl^n^ta . d^iréit par conséquent, quoique ce wit de sçnvblablç nç s'étant jamais produit sur la torre, nous ne pouvons adniottre cettç proposition* Puiiqui^ Dien Yçpt biçn nous permettre do revenir en esprit sur ce glpbe, afin d'instruire nos frères de notre existence daos l'état spirituel , pourquoi n*anraiti^il pas été aussi gén^eux lorsque nous y apparaissons pour y revêtir une forme matérielle, de nous per« mettre d'instruire également nos frère* de Tutilité de cet exister matériels Un enfant, en entrant , dans notre monde qui eut fait une telle révélation l'eut readiie suffisante pour établir Is morale ie cette rematérjaliaatiop, si c'en e$i nn^t ^fim^^ t^ll@ .

réYélatiofi n'ayant été Taite qne par des hommes enthoasîastes de produire des systèmes pins on moins admissibles, nous ne pouvons donc que rester dans le doute.

n y a des êtres souffreteux, malades, de pénible existeoce qui, en voyant leurs semblables jouir d'une bonne santé , exigent — pour quMI y ait compensation — que Dieu fasse subir leur état â tous les hommes, et qui, dans ce but, admettent très-bien les rematérialisations. Ces pauvres êtres ne se doutent pas que leur désir légitime celui de ceux qui souffrent autrement et comme eux, par conséquent, qu'ils ébranlent le rocher qui doit leur écraser la tête ; quelques centaines de mille de telles manières de souffrir étant à leur service pour les éternités, qu'ils se rassurent et cultivent leurs consolantes aspirations. D'autres, froissés, exploités, victimes, sans recours aucun sur la terre, contre des hommes mieux placés ou plus forts qu'eux, ne savent comment rétablir une juste répartition sans le secours des rematérialisations. Admettre que leurs persécuteurs ou exploiteurs subiront les mêmes tourments ou les mêmes dépendances dans une réapparition terrestre, les console et leur fait voir la justice divine dans leurs conceptions !

Que de réapparitions les hommes en général au^ raient-ils à subir en vue de cette peine du talion,

de eette condamnation qni ^ rendant chacun responsable, établit le libre arbitre, et qui nie par conséquent tontes les inflaences dont s'accnsent être dépendants les plus hostiles à Tidée du théAtre et des r6les terrestres, La liberté d*agir de chacun ne légitime guère cette collective de tous; les hommes oublient par là la grande loi des successions, la grande loi de Tinfini, la grande loi des cent mille manières et besoins de voir et d'apprécier la même chose. Que de telles responsabilités chacun est-il passible, et quelle autre justice que celte du grand régulateur des mondes peut prononcer dans cette importante question , dans ce prétendu rendement de comptes ? Voyons-nous nattre A cet effet les enfants plus intelligents, moins volontaires, moins égoïstes, moins dominateurs, et passer plus tôt à l'état de sages ou de réformateurs du passé? Non, le passé est toujours au présent dans l'exis* tence humaine, moins le décorum et la manière de se produire. C'est directement ce décorum infini qui fait toute l'animation et est le propulseur de l'exister terrestre. Tout mouvement déplace, tout déplacement produit sensation , toute sensation est admise on rejetée ; voilà la vie, voilà la seule vibration possible des êtres ; toujours se mouvoir dans un même cercle, sentir et admettre par le mènie sens, c'est n'être qn'en un lien et que par ce sens, ce qni exclut les espaces et les compléments

des aqtre» i^oi qui e«x «» «it hmim 4o tiom CB rai^Nrt a? ec lev suièn d'être, «t afia de coocomir à cooseirer la boa té et rotîlilé piesente de toate seasation. Aller coatre cela, c'eA qnrcher fers no poîot sans espace, sa» iphère d'actÎTÎté, sans tact ooBiparatear, par cooiéf «eat sans tact appr&ciateor.

Aplanir les montagnes parce qa'elles fattgaent i les grarir, c^'est ne piiB apprécier Tutilîté, le baan et la bon de la vallée ; sofpeodre la cours des flenfes paree qa^ib sont tortneu, c'est en rejeter les pninU de communication qui en font Taccidenté, Tutik et le charme. Vouloir être plus cru parce qu on s^împose par une crainte de plus, c^est n'ajouter par ce moyen qu'un doute de plus à tout ce f« s'enseigne depuis que l'hoinroe se moralise sans pouvoir devenir moral. Si l'enfer des plus aaora* listes n'a produit que ce que nous voyons, la hesogpw est sans profit; si depuis répanoemeol humain à la pendaison, on n'a pu empêcher le criminel de Tètre moins ; si depuis les danses lascives dci bacchantes aux danses orgiques dn nos jonr$ les homuMS n'ont pas appris i danser ; si d<|mis les guerres de Clovis à celles de Louis XIV, les homuMS n^ont pas appris â se moins tuer; si depuis le grand Hermès Trismégiste aux phihmu* phcs religieux de nos temps, l'homaie en est enoore réduit à chercher la pbîlûmphif, bàssopa doan ces

réipaltÊtolM dèl inèMë» êtm et dM mêttiél leénes briller 0tir lettr ttkté théâtre, et réronMn ttd plus dignes

Ne vouloir admettre qu'une loi unique en toute chose, disons -nous, c'est méconnaître l'utilité de ce qui est ; par conséquent, c'est mettre le trAne, raotel, le barreau, l'armée» la philosophie, les sciea** ces même au rebut ; car, quoi faire de choses qui deviennent inutiles par rhonnéteté, la reconnaissance, la fraternité, l'amour et le savoir de tous^ C'est faire le ciel delà terre, c'est pétitionner contre les évolutions terrestres, contre les saisons, contre les lois météorologiques du globe ! C'est même accufer l'harmohie astrale d'influence mauvaise ou coBr traire au bonheur d'une infime fraction de son être. C'est dire au Créateur ce qu'il aurait dû faire, oa corriger soi-même ce qu'il a fait, par conséquent être les dieux de Dieu ; c'est ce nous semble jouer aux mondes et non aux grains de sable que nous sommes dans les mondes.

Allèt jusqu'à croire que TEternel peut atdir e^éé quoique ëe soit sujet à corfection^, c'est légi^ timer rimperfeetion dans l'être qui doit ëtté iè pki parfait, et reporter sur soi-même te mérite de la juste appréciation de ces ého^es, car tious ne pensons pas que le Créateur appellerait à sdd se-

toUH cettt Amt il eM tdttt lé netonti Idi^mêoie.

ibtt frodiictMM Imbhms an cv&éÉmv JnÎBS, ctA enbrMdlkr et »c«i ^èfanMaOcr Sa ^peslk«B ; rKioiBi!»fif>r^^ss^ turt que imk ■» cnnicSy vas fa ptee ae tenldK |ib Ae ckr i ce]]« de Kea.

Des ph^^kxK^sapeneusaruil w iiK le ifiMiMM.

hiMiin es acifluk^a^ rHS0Bb»a»t aax Idtvàs [fm çmymWc wm àu»èe ea entier^ <!«il fnt, — par va as%ici>^e de telle resseadriaaœ, — saràr et ce spenae la CuDuie des ssn^ et Ib-MaaM a ÛBTOCT Isea.

De BOD ifiDÎfis siTasts ont Eût de teliâ odafMK raîsoH, — et îi n*cn manque pas^ — pow flaUir de beaux srstèaies de traii!3niCTitioQ d'^espèees ^t de ptéfccdos pnçres d'espèces. Gmnie si t^Miis les eqwces, sekm leavs aécessités d'èbne, ae pa«vuent rcTendiqner à rhoinine ses iBoyeiis dTiMeUH geaee et de œiisenFation. Ces savants suit ailes jasqju'à dire rhogune être la Gn de telles tiaKBttgiations ^ par oonseqiient, le proposn- CMune Dien. Quelle im^e ! et quelle gloire de Ueràcdoi dont on méprise josqna la manifestation? Mais, pea importe, cette exv^frrmotdUe a besoin de corriger rœnvie de TEleme^ de loi prêter son appui et de la condnire anbesain: laîs5ons-la croasser.

D*aatres sjstématiseus, snspendos au doafae

d*an papilioD ponr en voir sortir an œaf, puis une chenille et an antre papillon, noas disent ; La voyez-Yons, la transmigration 7 Appuyant cette belle découverte de celle de certaines graines con* tenant des graines d'nne antre nature que la leuTi ils nous demandent encore ce que nous en pensons. Et pour fin de leur grande démonstration reincarnative, ils nous disent: Ne voyez- vous pas la graine revivre dans la graine?

Nous répondons que nous ne voyons en ces choses que l'accomplissement intégral des lois régies par celui qui les a trouvées bien telles qu'elles sont; celui qui a laissé toutes les espèces libres de se joindre, de se croiser et de produire même à Toccasion, quoique d'espèces différentes ; mais qui a arrêté cette production à une seule et première puissance ; qui a tellement voulu conserver intactes les formes par lui créées, qu'il en a assuré Teiis* tence typique, en paralysant au premier écart^ toutes jonctions mal assorties : le cheval et ràoesse produisent le mulet, il est vrai, mais le mulet ne produit quoi que ce soit de semblable au cheval» Dans l'espèce volatile, les mêmes accouplements et productions ont lieu, sans plus de succès de re*production typique. Dieu ne permet aucune suc* cession de création typique, répétons-nous, en ce genre, par respect pour les espèces que lui seul a créées. Dans tous ces croisements terrestres, lès

Mètnèâ ëflpèéÊd et tes cotitéuft^ Seules se diafient, thhii Centrent l6i oii tard dans té domaine dé celle qui A fourAi le plus. Ces simples variAtïons ne peuvent être prises en considération dans une question de cet ordre^ pas plus cjtie les monstruosités accidëtitélletuént produites par les femmes et toutes les femelles ne font dobter de la conservation des fbriueft.

La graine qui reproduit des graines n'est point ânti'e, séidù nous, que Phomme qui fepfoduit des hdmfnës : chacun a sa manière de produire, Voilà ioiit.

Lu gralAé ié fait en uùe seule fois et disparaît â ilds yeux, quand l'homme le fait en plusieurs fois sans siibir la tùkme loi.

La graine ne fait eu ce genre petit- être que de démontrer matériellement aux^ savants comment chaque espèce peut se perpétuer par ces différentes manières d'émanation, et comment la partie peut conteuir ou être un attrait du tout de son espèce ; leur faire mieux compreddfe comment le menstrue prétendu inerte de la terre sait disjoindre, disposer et fournira ces attraits insaisissables des formes qu'il Côiive dàhs son séin ; et comtaeht, par conséquent, il peut agir de la même manière cûvers \b grosse graine homme, qu'on confie à ses soins, pour eb ^épi'étidre ce qui lui appartient, et rendre au ffiénstftiedesdeuice qui appartient à ce menstrae.

da gmrè de 'déuônfttf «tiofi de succe^iort dé loimèfAe fie eottfii'tfie pûê la répétitioo de Itf même individuâlMatioo de l« graine, polique cette grflitté se centuple aa contraire à chaque production dé M gèrifiesi

lA graille^ en plus, ne |)rodâitanl jamais d'tttttfé

variition d'elle-méifSe qu'un plus grand nombtis

d'être^, ne peut nullement être présentée pobf

point de démonstration dans une proposition qdl

repose, au cotitraire^ entièrement sur une Sucôes-^

sien de manières progressives et ditfél'etites de se

produire. Cette loi et cette manière d'être de Ifl

graine ité peuvent pas être imposées aux rèsneé

animal, minéral et végétal, vu qu'elle est seule

dans le règne végétal qui comporte cette léi. LeA

plantes vivaces, les arbustes, les arbres, ne sii-*

bissent pàS ee genre de transformation ^ soit qu'ils

soient Semés^ greffés oU transposés dé mdnièfM

différentes : ils président comme l'homme et leS

«titres règnes à leurs productions.

Rechercher dans de tels faits l'etpticfttion de tous

les faits Contraires, c'est être à court d'observations

et de démonstrations ; c'est vouloir placer la suppo*'

sition sur le trône du positif. S'il en était ainsi, it

^ y aufait pas d'autre immortalité que le présent ;

lemebstrue terrestre serait le néadt de tdttte iddi^

vidualité antérieure, serait sans moi permanent,

6t n'aurait qudl qtte Ce SOit à feeevôiif ni à rétidre

— Beaux sphères qai l'entonrent. L'esprit de toute chose serait uo vain mot« Usez, mes seignears, de cette consolante démonstration y si elle voos semble bonne.

Viennent les chimistes, une cornue d'une main, et un matras de l'autre, nous montrer que, par la distillation, la redistillation ou eohohaiioa de la chose, ils obtiennent une plus entière épuration d'elle-même \ mais comment se fait cette cohobation? Est'Ce en reversant dix ou vingt fois l'esprit sur ses premières fèces que cet esprit sera plus fort et plus épuré? Les alchimistes l'affirnient; mais l'expérience des chimistes de nos jours prouve le contraire par la séparation qu'ils font à chaque fois du distillé et du non distillé. Ils vont même jusqu'à alimenter sans cesse la chose à distiller, en vue d'entretenir et de renforcer la qualité et la quantité désirées. Hors cela» le foyer absorberait ou changerait l'état qu'on désire communiquer à ladite chose. Voilà où les alchimistes ont pu errer ou tenter de faire errer leurs élèves.

Oui, il faut autant de moyens d'épurer que de désirs de le faire. 11 faut pour cela des contenants ou des espaces, mais non des retours sans fin dans les mêmes moyens épura teurs, moyens qui ne peavent produire quoi que ce soit de mieux à la centième qu'à la première fois.

Oo aurait tprt de croire qu'un plus long se-

joar au fen, en chimiey produit de la sopériorité; 1e fça ne produit qu'aoe extension de développement datais différents des aiatières, comme l'état de l'Âge de cinquante années, chez Thoaune, n'est pas celai de dix années. Ces successions d'états ne sont nullement comparables à la question que nous traitons : elles ne sont que des embarras dont l'ignorance encombre le chemin du lucide observateur.

Les épurations naturelles des matières en ce genre se font également en tentant de s'élever audessus des parties dont elles se séparent et qui leur sont inférieures — en apparence -^; mais elles ne redescendent jamais — que par accident — dans leurs bourbiers, dont elles ne pourraient ressortir autres qu'à leur première ascension.

Viennent les harmomsiesj les coordonnateurS| les grands civilisateurs, qui veulent que l'homme, né hêUy disent-ils, devienne un savant ; que celui plein de mauvaises mœurs, en possède de bonnes; que l'assassin devienne un homme d'amour, etc. La nature, affirment-ils, travaille sans cesse à cette fin, et ne peut y arriver que par un retour de l'Etre sur la terre, jusqu'à parfait savoir et parfaite possession de vertus.

Hélas ! répondrons-nous, la nature travaille donc bien lentement à cette œuvre qu'aperçu, si petit soît'il^ n'est pas encore visible au microscope sur notre globe ; et voilà , selon les plus anciens peu-

ple^ y prés dé ceiit firille ans (\m (%(té œttvre est etï train ! Ce d'eâf pas en sortant un linge qxielconque d*nh« première eaa, dans laquelle il a déposé le pitis gro^ de la saleté qui le couvrait , (](tié TOUS; devez avoir l'idée de le replonger dans cette mètiie eau de préférence que dans une autre pins claire, vu qu'il n'en pourrait sortir plus blanc qu'il en est sorti la première fois. C'est , au contraire 9 en le posant dans plusieurs eaux différentes que vous aurez espoir de l'en voir sortir plus propre et plus ptir.

Admettez même tnoyeif commis â laver les maculs humains qui voufi gênent, vo&s n'aurez pas besoin de rentrer dans la crèche de ces macules, en ressucer la virilité au sein qui les disfille. Triez, au contraire, séparez et casez au loin ce qui voos gène auprès; vous ne manquez pas de globes pour Te faire à votre aise, sans vous exposer, en revenant sur le vôtre , d'entrer dans le sein de vos propres femmeà ou de vos propres filles, et par conséquent vous passer ta fantaisie de recevoir le fouet de ta tnnitï de ceux à qiii vous l'avez donné. Respectez au Hioins tes liens matériels de la famille, et imitez en cela ce que vous argumentez plus haut à l'égard de la graine se réenfàntant, laissez sortir sans cesse la faifiiHc de la famille , et ne faites pas rentrer Fœuf dans sa coquille lorsque celle-ci est brisée.

Les non moins partisans des rematérialisàtions

sont ceuLqui les ^^nt dans le^ çûrrcspon^9iiQe9« Nous ne nions pas (jail e%hte des correspondam^ de ressemblance dans certaines familles bamaine^^ comme il y a sans cess^ de tellef re^embl/inces dans les autres espèces ; mais dans ces ressembUnc^s, ces reprodjuctionS; ces semblants dç continuations d'être^ jie voyant que Taccidenté^ à peu prè^ idfin" tique j conduisant à un résultat tout autre, nous w devons donc accepter en ces choses qu'une (io de vibration de groupes de certains ordres do pensée^ et de contenants de pensées, mais non la réiiidivi^ dualisation du premier être de cette vibr^tipo ; les mille ondulations d'un seul son ne soqt qu'une extension et non une rentrée de ce son.

Nous accordons également à la matièrç ses ab*. sorptions^ ses condensations et ses roanifestationi, sinon identiques, mais a peu près semblables; il en est en cala comipe de toutes les djvisionSi qui, isolées chacune, restent bien ce qu'elles ?ont ; mais qui mêlées foripent les composés, les pccideqti^ et les non individualisés. C'est par c^ même fait que, laissant à la matière ses lois çt ses manières de se reproduire, nous défendons également les lois et les manières de se produire du spirituel.

Que la terre soit, si elle le doit, le sçul vestiairo de son théâtre ; mais qge le spirituel soit aussi 1q seul vestiaire çacré du sient Un costun^ier, qui a

loué à cinqaante personnes différentes le même habit d'arleqain^ ne pense pas nne minute n'avoir habillé qa'un sent être. Laissons à la terre te même bon sens, ne confondons pas l'habit et le moine.

Nous allons plus loin, en accordant qae certains conseillers spirituels, membres des familles qu'ils inspirent, puissent pousser leur puissance de fusion , dirons-nous (à l'exemple de la femme envers le fœtus qu'elle revête des images des objets qu'elle fixe passionnément), jusqu'à pouvoir donner un certain cachet de leur propre ressemblance à leurs protégés ; mais ne voyons en cela que ce que nous voyons journellement dans beaucoup de vieux ménages , où Tentratuement d'imitation opère de semblables transfigurations : transfigurations produites à un tel point qu'elles font prendre souvent le mari et la femme pour le frère et la sœur. Il en est de même des usages et des habitudes , qui se répercutent jusque dans les animaux domestiques. Ne voyons là qu'un effet d'imitation , et non Tàme humaine dématérialisée, réenfermée à nouveau entièrement dans cette imitation et continuation d'usages terrestres. Un examen approfondi de cette question nous le prouve.

Laissons les besoins d'épuration se faire sentir chez les êtres d'outre-tombe, et accordons leur la faculté de pouvoir venir le faire par nous, en nous conseillant de mieux penser et de mieux agir, qu'ils

nVmt pemé ni agi ; leur peine Mra asm grande de condaire desavengles de notre espècependant tonte notre existence terrestre » sans vonloir les ressnspendre à notre sein pour expier, comme nons l'entendons^ ce que nous déprécions dans leur conduite, ayec non moins de générosité que d'imparfait ja* gement peut-être. Qu'on voie à cet effet ce qne nous ayons écrit Lumire des morts, article JaUs et doalears^ etc., et visons moins à faire des lois qu'à n*en pas mériter l'application I... Expliquons moins tes choses pour les mieux faire admettre, observons un peu plus et démontrons un peu moins. Si la manie du professorat on de l'inspiré nous prend , tftcbons au moins d*ètre consolants et ne charcutons pas ainsi cette pauvre chair si saignante déjà, sachons aspirer le ciel et non cet inemplissable tonneau des Danaïdes I

Nous concluons donc que nous ne voyons aucune nécessité de refaire peau neuve, rebraire, retéter, regaminer pour épurer tel on tel ordre de pensée et concourir à l'harmonie générale dans telle phase de cette harmonie*

Les pensées humaines mises en vibration par une apparition matérielle quelconque» peuvent très-bien continuer hors cet état à vibrer» — puis-^ qu'elles font toute l'existence de l'Ame, — sans les remettre de nouveau dans le creuset de l'enfance et de la non-appréciation,

de cb^ewi ; riU4 ie cMKÎller 4{«e «MM àfjlbmie èlre spiriteftlisé, e$l «ne làehe fmnlQf €0 ¥Be des difficollës d'eiéeslMW qu'eUe offre, MM le ^eral jser i BosTeen dais le seip d'aae Cepme, ^Mpr ae ^ h rendre plus j^aite. Oe pcpl aasii bien admeUn t^tu écheiU d$ prop^im^

qpV«/lV# i$ fT9gr€ê$W€ BOBS LA GPAIR f M ifjiM

tUe^ Les necessîoiis difiéreetes d états 4|w MOf iltoidenf 4lia9 les éteraiftés spiriiaeile^ sent mem de^esegpie UiUëe coapmf ça, sans les eMn^lifeief d'oA ffecoamencemeiit sans fin.

Il en est des révélaûens eitatiqiies sw ortte qpvstîoo, eoome de tomtes celles qui se jrattadwpt an mystérieux de l'exiatenoe d'eotre-teinbe^ oi^bmwt détentes celles ^î se rattachent à t^ nn lelle croyance relîgiense ; craiBie celles pkis on meîw ei7f»éçs de notre Es^it. Oa ne pmut tes aec;ept^r s^fi^ fins d'fexamen ; qu'on agisse à le^r ^pnrd , conune ipoos le laisoas depais doue aanée^» et qn'on ne s'arrête qip'aa i^érifiéf/^^ qa'an raifiof^nabUf qu'à ce qoi se pronve^de s^mâni^y et pnraU ^e d apcmd . aprec ce que y^om^ les yenx tl .ce qp'lfyrécie J'Esprit. .Qn'il ep a^it enrers cette éUj4^ jcûimae envers celles de tonte natare» que la reyrodnciiooy q^e les faits^ qpie le ptns grapd nnoabre de tépiojigftagffl^ qne ija û)giq«e la pins ép^t^^ soient préférés, aGn de ne ^ donner 1^ 1^191^

— es «-

MtefcHi^Mche pas derrière l')neipKeaticlh, le mystère nrédiede là elios^^ Tolil ee qtBti ft'iRiroddtt de mi d«ni le domaine de riiiteilîgettce bMnaiae le fairatec^ aea iftoyeM de déttooslratled *; Me quea* tien de temps est souvent nécessaire à Teiplication de ees choses ; mais elles se font sentll' et se fMt admettre quand mène par la force de véf ité qni leafble les eMoarer et être lenf sphère d'acliom^ le dMie est toujours faible à leur contact. l^foiKt lé répétons, qd'on étudie les moyens d'erredrs, et 146 facnltés de représentation qni sobt à la portée déè lucides, comme nous Tavons fait remarquer cbefc la mère Ivet... qu'on relise ce que nous avons oIIh serve et communiqué sur cette matière dans nos Arcanes de la fie future dévoilés, etc., et qu'on attclnde, pour proHoolcer à prioHy une démonstration plus valable que celle ptésemtée eii nos jodrs; Noos avons eii portefeuille un ouvrage qui jettera ili grand jour sdr cette que^tiod , ouvrage ayant petir titre ; Ekides pratiques et théoriques sur lé mdgnétisnle humaih , le somnambuKsme^ Veostdsè^ ete. Si nous étions plds encouragés dans nos publi* ea tiens, cet ouvrage ferait déjà paru; mare nos moyens ne sont pas à la faatfteui' de éos désii^.

Qu'on soit convaincu que ùons parlons ici èans Esprit de priorité desystènte quelconque, dn ddt ¥oir par nos publieationd que nous restret^ôns,

de jour en jour, nos propositions ; parce que mus sommes déroué à la vérité, à la démonstration honnête et fraternelle ; parce que nous voulons combattre le pi as possible les erreurs et non les perpétuer ; parce que nous nous dépouillons de tout enthousiasme et cherchons de tout notre pouvoir, dans le calme de la méditation , l'affirmation des choses de ces difficiles études !

Ce n'est donc pas en homme hostile que nous avons émis les pensées précédentes, mais en homme qui cherche en tous points le côté consolant, le eftté vraiment logique de la chose, et non le côté désespérant, le capricieux et fantasque de la chose. Nous regardons Taffirmation des rematérialisa* tiens, comme un blasphème lancé contre l'œuvre divine. Si elles nous étaient prouvées , nous ne saurions plus quoique ce soit, sinon que le retour à un lieu de départ, en toutes choses, n'est pas la succession de la chose , et que cette succession d'individualisations terrestres n'en légitime aucune; que Dieu se trouve placé par cette proposition sur le même pied que l'homme dans ce grand atelier de tâtonnements et d'ignorances a l'occasion ; que chaque étudiant imite notre réserve , et il sortira des études spirituelles de nos jours plus de bien qu'on n'en trouverait par toute autre voie ; qu'on se méfie des entraves en tous les genres dont chercheront à embarrasser notre marche les gens qui

font argent de la marchandise la plus recherchée et la mieax payée en tons les temps, qui est Tignonnce. Ces hommes, moins instruits qa'intrigants, n'ont en yue que la rotondité de lear porte^noiK naie. Toute proposition de concurrence qu'ils poar* ront faire, si petite soi t-elle, leur assure continua* tion d'achalandage supérieur, en vue du trouble qu'ils jettent dans l'étalage des nouyeaux venus; ah! ces hommes sont les rois des penseurs, par rap^ port aux sots qui n'osent même pas ruminer à leur contact.

. Homme, pense et parle haut, tu as été créé à cette intention.

Souviens-toi que le feu sacré du vrai savoir, ravi au ciel, dit-on, par Prométhée; que celui de Vesta ravi, ditron, aux payons par ceux qui te le montrent en nos jours comme étant le feu sans rival, ne sont plus qu'à l'état de lampions qui ont fait leur temps ; le cercle de leurs démonstrations a plus ébloui qu'instruit; tu dois en savoir quelque chose. Sache faire un meilleur usage du flambeau, du libre penseur que t'offre notre main fraternelle, et apprécie toi«m6me les sujets dignes de ton

attention.

ÂLP. Gauagnbt.

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