NÉCROMANCIE
L' Unwerê , ait nligieua j poUta j les 5 et avril 18tt8^ drax article^ sur la Déeromaocie* Artn olea contre noua ainii que éelui de la Aat^ila eént$m» pêraine du V^ avril^ qui^ elle ausai^ a voulu traiter du sommeil ordinaire et artificiel^ dea ièvea, dea aongeiy des visions^ intuitions^ apparitioDl» magné^ tiane , Borooambuliiiiie 9 etc. Wniven rapporte au diable tous lea faits les plus ourieui d'évoea-» tions ^ et rapporte à Dieu les apparitions de aaa ohoix, le tout avec cet esprit fin qu'on lui conditt, esprit du marchand d'indulgence.
La lUçae eçniimpormne rat)porte tous les fitits précités (qui sont du môme domaine) à la dédue* tion I vds rêves, vos visions t vos oommuuidatioM spirituelles ou vos accès de somnambulisme , it veyaaee, etc^ >ont de la déductioe. CkHmaiaaei" voua le passé, le présent , l'avenir, le diataneé^ rineonnu? Prephélisei«vousjuste^ rapporté*-rNa juste oe qui se passe à deiix mille lieues de vousy dé* co«vres*>voUs au centre de la terre , telle ou telle production ignorée, tout cela est de la déduetiod* Si nous mettions Tauteur à l'œuvre^ nous penauas qu*il no serait pos ausêi sûr de ses déductions que du bec de sa plume. VUniven est beaucoup plus large dans ses appréciations. Il est fâcheux que chacun des deux écrivains parie dans l'intérêt de
mimêtèUi Û'U é^iy e'eit la kifli<ibe dé (à ^ê* min» èivlUMtiOii cftii rie VeHt en qtidi ^Qe ce sOiH teftii^attt/ë ârtiélë qtie des ttitftière§ dé hottté à mÈtèé «^iMilbcef e(, de reiotie cAté, (f éèt !à Bod^ tiqué de la ptétètidM felîgidil qui ût teot tetiir c|tEë des mystères écrifS «uM'éthei* deà cièuî. Faute d(J EQ^ênâ d'optiqtttf , ehaenfi est téno d'acccfptet la Rtarèhatidiëè les yètll clos;
Ndim afflfitldttftà la première boutique qtiêlà notts diMîlUdhi ttti tàtit soit peu sa Mâi'cbafidisey Te^prit èD serait tout é?aporé et qu'il ne lui reS' terail etl idain qtié décepiions; nou^ affirmotf^ A la dettiièfite bOttticfue que si nous distillions éga^ ietoent sa fïyafefaandise, il ne resterait eti ses maiâs qtf'Ëtt résidd paâsàblemeni asséché, qui serait se cotidalfiliatiob .
Le t\fi\Hêi tottt fief de sa prétendue liberté pré^ âeatë) et «rieorë tout craintif dé retombe^ dan^ l'esclavage my^tiqué^ Aous crie (}ue nous ne sommet pds deft êtres de progrès^ et qtté noM reeotiduisonë le peuple à la superstition. Le religieux, tout fiei^ de toif tfftk aiitel bien fréquenté i et craignant quelque concurrence qui pourrait le ruiner, afBfnM qa'il tietit seul 9m pfoduits de première mairi et que notre êSrë n'est que de la oontléfaçoiif.
Le civilisé nous montre comme épouraniabto Msultat d0 liosétudeSi le peuple redescendant l'échelle de la civilisation pour retofflbef A raial
bnit dhtttfage doBt il divge la épt«ki4e b flèche fratricide ; la OHun de la manie dcrtnielm, la ?oîx glapifliaot dea ioiprécatioDS ooatre teste barrière i la fareiir, et les dents déchirant aiec joie les chairs palpitantes de son semblable. C'est le eaoibalisme en pleines fonctions.
Le religieux nons fait remonter, an contraire, jusqu'au cieux, pour nous faire voir la clmle des anges, transformés en diables et en hommes, insultant k la bonté et a la grandeur de l'cBUTre dif ine. Les plus méchants et les plus ambitieux s'swcmblent entre eux sous ja conduite d'un chef ^'ih nomment Lucifer, personnage pouvant Intler de toutes pièces arec le savoir et le pouvoir divin. Ils habillent ce noble chef de la peau rousse de Torang* outaog, même figure, même membre, mêmeqooM.
Griffesacérées, même gentillesse de grimaoes, même lubricité d'amour ; mais possédant un raffinement incroyable de moyens de nous faire imiter ses grimaces et de nous faire fourrer le do^ dam l'œil.
Dans toutes nos études spirituelles, ses moyess les plus employés sont :
La jeune fille, dont la pudeur embrase notre cmur, et dont les caresses déposent sur le lit des incurables.
L'amour de la justice, dont les faux poids font l'entretien des bagnes.
L'amoor de la patrie , dofit la gloire dipèœ comme on po«let qui sort de la brodie:
L'amour des spéculations hoonètes^ dont les résultats conduisent au suicide.
L'amour des sciences » dont le Panthéon est Cbarenton.
L'amour de la famille , dont l'étreinte est la mendicité.
L'amour de la sagesse^ dont la gloire est la coupe de Socrate.
Non hors l'autel , Tenceinte et la sphère du religieux, c'est Taotel, l'enceinte, la sphère du diable. Il faut opter entre le couvent ou la ville, la famille ou le céiibayt,, la. lumière ou l'obscurité, le mystère ou le savoir, la béatitude ou la locomotion, le pain sacré ou le pain de quatre livres.
N'allez pas croire que toute étude, toute connaissance, tout enseignement qui ne sortent pas de ces deux boutiques, ont la vie en eux; non, c'est la mort de la terre et du ciel, c'est le néant de Tes*prit humain.
Voulez-vous connaîtra l'enfer du civilisé? Il vous montrera, ayant les larmes aux yeux , ses frères passés à l'état de quadrupède lui tirant, par un pé* nible labeur, du charbon ou du fer des entrailles de la terre, dont il n'aura pas la fantaisie d'user moins» pour que les besoins plus restreints causent moins de fatigue à ces martyrs de ses nobles philanthro*
pesj ou de tècoûïpméer m moinà par dtt pfh (ilas éleyé le tr«TCtl de M nailbedrëcn, U fMllera, éorîra , gesticttlert eti leni^ fsfevr j aotaot f^èp besoin de faire connaître ton bel €spfit, qbe ^â ÉèUe dévoQéKAênit ; nia» f oilà toQt. N'allea pas descendre dans les basses fausses de ces paria» êe la aèciétéy pcror leaf faire etitendre quelques paroles de consolation, et leur faire entrevoir plus douce «t plu» noble existence après cette é\ péirible qa'ils passent sur la terre , vous feriez de la Éifdtîêité, vous feriez de la superstition. Il féxit mien que ees tiommes rendent le dernier soupir Hiatériel dans tto anatbème contre la justice de Dieu et Tégékam des hommes^ que de le rendre dans Vespoir é'vfie pl«s juste répartitioiu Cm d$ la cmlisa-^ tion ; usez-en.
Voniez-vons connaître Tenfer du retigieui ? C'est là ofr sont relégués tous ceux qui ont douté f mal Èmiif et non soutenu la science des mystères. Geai qui otit travaillé au lien de cbaifiter un \Mt\ti^ qui ont fait un repas de famille au lieu de là sainte Goramttnion, qui ont eu de mauvaises pensées et lironôncé de mauvaises paroles, qdi n*ont pu acheter telle indulgence, solder telle dispense , payer telle messe, cotiser pour telle bourse, narf^ è telle OB telle loterie religieuse^ dont fourmillent les quatrièmes feuilles de» journaux du jour, voire nième celle jéAiitique pour eônstraetion d'une cétbédrale
•rr 74 ^
se ^owpoap d'#tt pièrie îémt^r OmiMô rûs^e îpdffi-^
mo»fir de défait, d'é^fe^ f^rreaMBÎ l)sAte. ^nfia le pjjfs ëap^ y çMkfr\^ le cbef même de et» reli*» gieHf , es(; «am xîepse jeu étai de d^P^n^Uop, ce i|ii# ^t p^ rassurant poar lea poiflu sii^#0. La damflAtioQ effiporte % peiws éteFn^lIes de l'^pfer, et l'enfef est iib lieu de^sQua^ dedans ou sQr h terre^ doAt le sainte iodiiiisitiop aoea 9 iomé un #îw(Ue é^haolijiUeii aye^ les Ceibles sooyoBS d^elle.poo^ vaU (disposer, ry ili^'^li^ n'iteit p^s oi|liUée eoiiyer AiatÀ^am^) et qiie le cceur de ces véoérjiUes /m* {as^to dy peîlleer des dirai ^ posfidait trop d9 meDfuétpde #t de fr«terAitié peiur être de9 yfik^ dou^l^res dJ9l]^ii9uea^ V^o^ ne |M>yre^ doue peoser 9 méditer , apprécief qiaiçi qi)e Gd ml de ee qji^ disent, qss savfnO senp lètre po «a fou on un daj»î*é.
YiHfs pPA^ez encore moins prculnire qiiei qt^e os soît qui n'ait été pmmWRé pv Mor etelier, sena être ms en cooiraveniion ejt dénoncé 0(mme daiH ger#Q^ P9«r U hanjte seci^té fi«'ila instriiiswt on ri^^^^l^pt seipn les gp4fs dp ijonr..
Il n'y a pas que la Re^fue contempoiaiae lat riJr nwer§ r^igm^ ^ «.ob4 sî M^ disposés k P^re ^»r4 j n9S§ défiSMJ» fepwmeiwrçèe 4e «pn# prW'r
fer qa'il y a un priilîciste périodique en Franee qai reaUle honnêtement apprécier nos propositions publiquement et faire suivre ses appréciations de son nom ! Ce défi ^ de notre part y est un cri de douleur que nous lançons depuis douze années contre la prétendue égalité d*opinions scientificoreligieuse qui, dit-on, règne en France; contre la prétendue loyauté des savants qui, sur les genoux de leur maltresse, la table de l'estaminet, le pupitre du lutrin, voire même les marches dominatrices et orgueilleuses de toute académie, écrivent ce que le vent du nord ou du sud leur souffle sur l'occiput, et ce que, par-dessus tout, les sots usages et dépendances terrestres exigent d'eux pour en faire des hommes dignes de l'admiration de tous. O honte ! ô état permanent de barbarie! toujours l'homme fier de son libre examen, voué à la Rialédiction ou à la risée publique I
Quoi ! vous n'osez pas croiser le fer de la libre discussion avec cet homme I Vous préférez tirer sur lui à coup sûr dans l'obscurité, et dans la conviction que s'il dit un mot mal sonnant pour vos autels ou vos chaires d^études, vous lui percerez la langue et le jetterez dans vos cachots, chefs-d'œuvre de votre puissante ignorance et de votre haute moralisa tion.
Allez, grands hommesdestinés^ de par les petits^ aux panthéons ou aux monuments publics de vos
nationalités ; je Tons dis, en yérité, que tous ne teies jamais admis par le diyin matb'e dans le libre atdier des connaissances traies de son oenyre. Vons ètct nés ponr la pierre et le bronze. Jouissez y sur ces piédestaaxi de yos goûts, en voyant courbée à vos pieds la fonle dont vons avez rendu les reiossi flexibles et l'esprit si sléiile. Ponr moi, je me confie avec un espoir pins consolant i ce néant de vos démonstrations et à ces cohortes d'esprits sujets de YOS risées» pour me conduire i la place que je dois occuper dans les éternités, place jqui, semblable à tontes, n'est entiée, maudite ou bénie d'aucun. Je suis donc loin de conclure, comme .la Revue cotUemporainey que les plus grands entre les grands, y compris Vimmorlel Meemery ne sont que des sots on des jongleurs, et je ne conclus pas daTantage, UTec VUniven religieux 9 que ces mêmes hommes ne sont que d'imberbes diablotins, que des grooms locifériens que leur sainte église ne plaindra pas, puisqu'elle n'est pas écoutée par eux.
Lecteurs, choisissez lequel tous conyient de suiyre, du sayant ciy ilisé, du sauyé déyot ou du damné nécromancien.
Ai^. CAHAGinnr.
?tIISSiHCE Dtl ïiOHàTISÏE Htllil»