‹ Magnétisme: encyclopédie magnétique spiritualiste (volume 4)Chapitre 25 sur 37 · MO · texte numérisé non relu

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s*enfoDçaient de tels conteauz à travers les parlies les plus masculaires des bras et des jambes ; il oublie, en plus, tout ce qui est connu des codvqIsionnaires et de Tinsensibilité de certains lucides magnétiques; qu'il lise à ce sujet tout ce que contient la riche bibliothèque magnétique et la Magie magnétique en particulier.

S"" Pour ce qui concerne l'incombustibilité, Robert Houdin cite les expériences faites par de savants physiciens en Europe, sur la piossibilité de toucher aux métaux en fusion, et assure avoir trempé lui-même ses mains dans du cuivre fondu sans en avoir ressenti aucun mal. Nous pourrions lui dire que nous aussi, dans un autre genre, nous avons posé une marmite d'eau bouillante» sortant de dessus un brasier ardent, dans notre main, et l'avons tenue ainsi pendant quelques secondes sans éprouver aucune f&cheuse sensation. Nous avons compris alors que la divergence des rayons caloriques n'ayant de puissances que sur les parties qu'ils tonehenty ils ne doivent nullement influencer le centre d'un dAme, auquel ils ne touchent que pour s'en éloigner, et par conséquent ne point animer cette place de leur puissance. Il peut en être de même des métaux en fusion concentrée ; le contact de l'air peut se trouver être le seul agent deJeur puissance calorique, par conséquent n'être d\ucnn mauvais contact dans le creuset, quand c'est

le contraire hors de ses bords ; mais là la loi est toute prouvée, quoique non parfaitement expliquée. En est-i! de même pour ceux qui éteignent du plomb fondu sur leur langue ? pour ceux qui font cuire un morceau de viande dans leur bouche ? pour celui qui, entrant dans un four ayant un poulet cru à la main, attend pour en sortir que le poulet soit cuit ? pour ceux — comme chez les convulsionnaires de Saint-Médard et autrès — qui, échevelés, se jetaient la face dans un brasier ardent, y restaient un quart d'heure, et en ressortaient sans avoir un cheveu de grillé, ni une seule brûlure à leur vêtement ? Robert Houdin croit pouvoir expliquer la marche des Arabes sur des charbons ardents ou des plaques de métaux rouges, par ces mots : Ils ont, dit-il, une espèce de corne sous les pieds qui les garantit de la brù« lure. Ne serait-il pas plus naturel et plus louable en même temps, pour le célèbre narrateur, de dire : « J'ai essayé etj ai réussi comme eux, comme j'ai réussi dans la manipulation des métaux en fusion ! » Les explications données par ce savant ne veulent-elles pas dire : Nous, et nos amis seuls, avons le talent d'opérer? Hors Paris, point de sa^voir!

4' Un Arabe se couche le ventre nu en travers sur un sabre bien coupant — ce que cependant le narrateur n'affirme pas —> deux aides tiennent ce

tthre boriidatilMieiit ; on ««tie sMMito Mr le dos d« pfttieoty afin dappa jer de soo poidg mr le oorpt de l'eiéeeUnt, qeî se retire de eette épreure san» la plus petite blessure. Robert Hoadia dit que le sabre ne coopait peat-étre pas. Mais eèi-il foula tenter rexpérience loi méoie ? Nous en doutons* Qu'aurait-il dit des seeoars admiaistré» au oonTulsionoaires précités? de ces deux cents ooaps de bûche appliqués sur des seins nus? de ces eonps de dienets pesant trente livres, portés en pldne poitrine de femmes délicates^ coups dont le tren<> tième trarersaît une muraille de dix-huit pouces d'épaisseur? de ces épées très^a^oës appuyéea jusque sor les paapièies des convolsioanaîfes, épées qui pliaient en cercle jusqu'à leur garde, de préférence à entrer dans des chairs si bien disposées â les recevoir? de ces éeartellements ? de ces pressions entre des planches; de ces crad« fixions, etc., inexplicables encore jusqu'en nos jours, par non moins aussi savants que notre prèstidigitateur ?

5* Gortains marabouts, croyant aux charmes des armes i feu, font tirer sur eux, à l'exemple de Rdi)ert Hoadin, sans recevoir de blessures. Ce dernier croit expliquer ce phénomène, en disant que sans doute ces hommes adroits bouchent la lamière des armes qa'ils emploient. Oik sarait donc TexploMon et le vide de l'arme à iea ? que seraieal

donc les spectateurs d*ane telle mysliâçatiço ? C'est UD homme sensé qui propose un tel moyen I lui qui cite plus haut la méfiance des Arabes 1

Robert Houdin croit-il, en cette occasion, fair^ comme il a fait à l'égard du somnambulisme et dei facultés de cet état? Ses prétendues étbérisatiqqs, ses suspensions et ses jeux de mots ont-ils quelque analogie avec le merveilleux de Tétat précité? Us n*ont pour eux que le mérite de leur conception spirituelle, et rien de plus ; mais au moins en eux il y avait imitation, envie de produire, quand dans la pèle explication des manifestations des marabouts, il n'y a que des suppositions mal fondées, et non aucune tendance d'exécution. Robert Houdin se trouve à Tégard des Arabes comme nous pourrions nous trouver au sien, si nous tentions d'expliquer tous ses trucs merveilleux. Nous supposions plus d'esprit et d'humble étude chez le roi des physiciens modernes. Nous regrettons cette amertume de notre cœur envers un homme d'un talent de premier ordre ; mais nous regrettons encore plus ses appréciations malveillantes envers des manifestations dont il ne connaît pas le premier mot. Nous ne nions pas qu'il peut se trouver parmi itb uàaiabouts des hommes à trucs» comnie il s'en trouve à tous autels et à tous théâtres ; mais nous acceptons très-franchement la bonua foi et la puissance d'opération de la plupart d'en-

tre eux. Les tracs européens n'ont rien à yoîr dans ces opérations ; et les toars de gobelet du plus adroit des escamoteurs, ne peuvent être comparés i la plus simple faculté des moteurs du monde spirituel, sur les sujets de leurs démonstrations. Nous accordons à Robert Houdin de chercher à amoindrir l'enthousiasme des croyances des masses, par ses démonstrations presque savantes ; mais nous le prions de rester, ayant tout, un homme d'esprit parmi les studieux observateurs.

Alp. Câhagnbt,

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