RÉPONSE A LA LETTRE PRÉCÉDENTE
M. F. MÈRIG.
Le 24 novembre 4858.
Monsieur,
J'ai lu avec plaisir, dans votre dernière du 19 courant, que les bruits que vous entendiez depuis si longtemps ont cessé. Ce résultat doit vous prouver que nous avons bien vu et été en rapport avec leur auteur. Je regrette de vous savoir affligé d'un autre genre de tourments; mais au moins ceux-ci sont du ressort de l'existence matérielle et du domaine de tout le monde. J'en suis passablement pourvu, et je ne pense en être débarrassé qu'au moment de mon départ de ce globe de douleurs de toutes natures. Cependant j'ai désiré, aujourd'hui, recommencer mes recherches a votre
— «Siégard, m draiandaiit rapparilion ëe mtdame f otre marraine, Barriiio Marie-Thérèse*
Adèle Ta ?ae sans peine, en ee qae, dit-elle, elle était déjà tenue auprès d'elle dans la dernière séance. Voici le signalement qu'elle en donne. S*il est exact, nous lui adresserons les questions que TOUS nous soumettre! dans votre prochaine.
Je vois, dit-elle, une femme Agée de soixante à soixante-dix ans environ, cheveux blancs, front ordinaire, sourcils assez marqués pour cetige, yeux bruns roux clair, nez effilé, bouche à lèvres minces et rentrées, menton avançant, taille ordinaire, plutdt petite, corpulence maigre, marchant avec peine; mise d'intérieur, robe forme peignoir de couleur brune, bonnet de linge.
D. Êtes-vous bien la marraine de M. Méric?
R. Oui, et en plus sa parente.
D. M. Méric n'a encore pu reconnaître l'Esprit qui a habité et troublé si longtemps sa maison.
R. Le principal est qu'il ne la trouble plus. Je t'avais bien dit que c'était un Esprit craintif qui, au nom de Dieu, se sauvait. Il a eu peur, et ne reviendra plus.
D. Pense-tu qu'il y a longtemps qu'il est spiri* tualisé?
R. Je crois qu'il y a une douzaine d'années.
Il a quitté Tétat terrestre avant la dame qui est présente. '
D. Pense-ta qu'il était parent de cette dame on deM. Méric?
R. Non, c'était un ami ; il aimait renir rendre visite à ces dames, et aimait par-dessus tout leur propriété : c'est ce qui fait que ne se croyant pas mort, il s'y est installé, et y Tiyait à son aise.
D. Tu ne peux m'en dire plus?
R. Non, nous verrons, si la dame qui est présente est bien reconnue, à la questionner sur son sujet.
Voilà, monsieur, ce que j'ai pu obtenir aujour-» d'hui. Veuillez me répondre au plutôt, et nous poursuivrons nos recherches.
En attendant, recevez mes salutations fraternelles.
ÂLP. Cahagnet.
Perpignan, le t décembre 1858.
Mon cher monsieur Cahagnet,
J'ai reçu votre bonne lettre sous la date du 84 novembre écoulé.
Me sera-t-il permis de vous dire qu'il y a, dans ia réponse de l'Esprit Rarrizin Marie-Thérèse , à ▼otre lucide^ un anachronisme d'environ 95 ans? Marie-Thérèse Rarrizin, ma marraine, est décédée le 7 mars 4835, à l'âge de 85 ans; conséquemment elle a été antérieurement spirituaiisée A rSaprit
qoi m'est apparu , et qui, d'après la lacide, n'est spirituaiisé que depuis environ douze années.
Adèle assure que Marie-Thérèse Barrizin s'est présentée à elle dans l'avant- dernière séance.... Veuillez être assez bon, je vous prie, pour lui demander ce qu'elle exige de moi, et quel est le bat de son apparition à la lucide.
En Yoilè assez, pour le moment, pour ce qui me concerne.
Hais je dois vous faire part, dans l'intérêt de rhumanité» d'un fait qui se produit dans notre département.
La maladie du croup ravage nos communes d^une façon terrorisante. Les enfants de 2 à 9 ans succombent instantanément, et les soins de la médecine sont impuissants à combattre ce que j'appellerai une véritable épidémie. Les habitants de nos campagnes sont dans la désolation : aucun de leurs enfants ne peut être arraché au fléau dominant.
Seriez-vous assez bon pour faire un appel à la philantrhopie de votre lucide, afin qu'elle indique un moyen de prévenir ou d'apporter un remède à cette épouvantable épidémie?
Soyez assuré , par avance , que bien des gens vous béniraient, et que vous rendriez un service signalé à l'humanité entière.
En attendant une réponse, conforme aux désirs de tant de gens qui soufl'rent, agréez l'expression
de mes sentiments les pins affectaeax et les plus dévoués,
F. Héric.
P. 5. J'avais entrepris, il y a environ sept ans, une étude magnétique ) qui serait assez curieuse, si je me décidais à la livrer à l'impression. Des circonstances que vous connaissez, m'ont empêché de l'élaborer complètement. Aujourd'hui , pour peu que je puisse retrouver ma tranquillité primitive, je me propose de parachever cet opuscule.
Ne sera-ce pas trop d'ambition pour moi que de vous en offrir la dédicace.
Le titre de mon ouvrage est :
La Mythologie ji^ée par le Magnétisme.