‹ Magnétisme: encyclopédie magnétique spiritualiste (volume 4)Chapitre 28 sur 37 · RÉPONSE A LA LETTRE PRÉCÉDENTE · texte numérisé non relu

RÉPONSE A LA LETTRE PRÉCÉDENTE

MU nUHÇOU HbUG.

S4jiiUlet4858.

Monsiear,

Je n'ai pas réponda plus t6t à votre confiante lettre da 39 juin, dépendant que je suis de mes lucides, de ma manière de les diriger, et de mes occupations en tous genres. J'ai aujourd'hui, 24 juillet, lu votre lettre à Adèle, en sommeil magnétique, qui s'est transportée sur les lieux troublés. Elle m'a dit y voir errer un Esprit qui a dû habiter cette maison avant que vous l'ayez fait rebâtir. Esprit que vous avez dû connaître, et dont, assure-t-elle, vous vous ressouviendrez avec le temps, à Taide du signalement ci-joint.

Cet Esprit, ou pour parler plus correctement, cet homme lui parait être âgé d*euviron soixantedouze ans.

Taille moyenne.

Corpulence maigre.

Cheveux gris,

Front bombé et très-dégarni de chevçuz ,

Yeux petite, regard inquiet et très-liiobile,

Nez mince,

Lèffes minces,

Menton faisant saillie^

Eosemble de physionomie maigre» teint an peu jaune, ayant quelque peine â marcher,

Portant uneresté longue d'âne cettlear bleu-gris,

Pantalon marron,

Spiritualisé depuis quelques années.

Cet homme était d'un caractère très-cniiiitîf et dliabitudea catanièreÉ, ayant les îdéea peu hir* ilionisëes. Lorsque je lui ai demandé !a cause do trouble qu^il voM occasioiine, il a répondu qu'il ne YOtilait pas être troublé hiî-mèMe. Ifais, loi ai-jedit, vous êtes iQort, les lieux que tous habitiez n'existent plus, que tenez^vous: y faire ?

R. On le dit que je aaismori.^.. J'aime beau* coup ces lieux... peu tous importe.

D. Vous troublez tos soecesseura.

R. Je ne leur Yeux aucun mal»

Adèle dit que cet homme, sans être sotiliéde crimes, b cependant besoin de priera». Je lui fais dire qu'il prie lui-même, et que vous l'aiderez dans cette action méritoire. Il répond qu'il ne peut pas prier, ce qui fait dire à la lucide que cet homme devait avoir des croyances très-terraatrea, et qae, TU l'ordre pea barmoniié dt an idèea^ ît^diît être

fcrtéxewplètonaÉ dMn40sa00élM^ terre/ 6et Etprîfeflt'ee* pm^fÉèdmtktj wkntxtn-^rmm} priez hr âonr fKmt tai^ et tcnn de ^esplus ttèsbM.

Lorsqne xaê idé«9 seront arfètéis sur cette téréhiPKm^ je tocb prie de m'e» (aire part;

ReeeTez^ mon^Hr^ mes sahitatians fraterneites*

Aw. CAHAaPijrr.

Perpignan, 3 aoùH85S.

Mon cher monsieur Cahagnet^

J'ai reçu votre Menfeittante lettoe dalée do S4 da eottrant itidi^ éfi réponse à >Gel|0 que j^ voua ai écrite le S9 juin dernier*

Votre luêide a parfeitemeat (racé leporttiit de la personne spiritnalisée qui s'est manifeekée à ilion épouse et à moi. Quant aux vètemenl», je ne pois rien dir e^ puisque le buate et la statue étaient eiiTeloppés dans une sorte de nuage cendré ^ qui ne nous a point permis de le distinguer. Pour Tensemble do la physionomie^ elle sa trouf e compiàtement exacte.

Suivant vos sages avis /nous sivèns ppié^ ma femme' et moi, poui; cette ftme eti pelne^ et qui, setoAT^tre luotde, est restée complètettfent dans les affections de la terre. Il est probable que quelque eilosefeate encore à faire pour cetl« nature excen-

dire li ntait denièfét Tenonie hemeSt îmnis aToni été troublés, et le brait s'est produit oomnesi od lacérait la tapisserie adaptée à la maniHe de notre chambre et particolièrement de notre aicAre. On aurait dit aossi que des rats trotillaient dans notre alco?e, aa«-de8S0S de-notre tète, et qoe l'on lançait des pois chiches snr notre table de nait. C'est ce même bruit que nous entendons depuis enriron deux ans.

Malgré tous les souvenirs qu'a pu éroquer mon imagination, la personne ou l'Esprit nous est par* faitement inconnue k mon épouse et à moi.

Une telle apparition ne s'est point maniiiBstée sans qu'il y ait un but final*

Tton lucides que j'ai actionnés sont du même avis. L'Esprit leur est complètement inconnu. Ce n'est aucun membre de notre famille. J'ai prié et fait prier ; il persiste toujoors. Il faut le contraindre è se nommer et à lui arracher un aveu. Peut- £tre serez-vous plus heureux que moi. Il y a un but, je le répète, mais j'ignore lequel! Quoi qa*il faille faire, par avance, je suis disposé è Texécuter.

Comme complément de renseignements, j'ai à vous dire : l"" que la maison que je possède, je ne l'habite que depuis sa reconstruction, il y aura trois ans au mois de novembre i 858.

Sir Elle a été habitée, pendant environ cinquante ^, par deux bonn^ et pieuses femmes, mes pa-<

rentes, qai étaient des modèles, de vertu et de charité.

3' Pais, suivant la loi des successions, la maison m'est échue, en désintéressant chaque cohéritier.

Voilà des renseignements complets; mais, je vous le répète, V Esprit ou rhomme, qui nous est apparu^ nous est totalement inconnu.

Persistez, je vous prie, à lui demander son nom> ainsi que le but qui le fait ainsi nous troubler. Avec vos moyens scientifiques et le secours expé* rimenté de votre lucide, il m'est permis de croire que vous obtiendrez un résultat plus satisfaisant que les miens.

. Veuillez adresser mes remerclments à votre lucide, et l'assurer de ma vive gratitude.

La distauce matérielle de Perpignan à Argen-' teuil est bien éloignée ; mais si ma présence devenait nécessaire, je n'hésiterais pas plus tard à ^ntre* prendre et voyage, si toutefois vous le jugiez indis* pensable.

Adieu, mon dier monsieur, comptez toujours sur mon inaltérable confraternité, et agréez l'expression de <nes sentiments très-affectueux.

F. MiRic.

A M. Mt(lC.

' J'ai à nonvean consalté Aéèle sur les trodMes decakes de totre bmâsoii. Le même Esprit sert présenté comne la dernière fois. Je lui m feit adtresser pkrsieors questions se rappertant è ces troubles, sans pooveir obtenir es réponses satisfaisantes. Il ne rent pas dire son nom ; mais Aëèie le eroit parent des vieilles éames qui habitaient ]è legement avant fons, et assure que vous recon-* naltrea cet homme. Lorsque je lui ai denandé pMrqtioî il habitait et troublait one maisou qui ne lui appartenait pas, il m'a répondu : fille devait m^appar tenir. Je ne trauble et ne fais de mal à j^evsMne; je n*ai jamais fait de mal à qui que ce soit. Il répète souvent ee ïêkâ ; et qu'il lui plaît d'habiter cette maison qu'il aimait beaucmip, mais qu'on a abîmée.

' D. 9i yoÉ4 ne faisies fue de Vbabiter sans plus deP bruit qu« les Esprits cahnea n'en font^ on ne se plaindnrit pas de totre Toisinege; mais tous produise! des bruits qui troublent, en répandant sur les planchers des grenailles qui font beancoap de tapage.

R. Tiens, â présent, est-ce qu'on voudrait m'empècher de donner à manger à mes bètes ?

I]^ Pa ,n'9 pa3 de bè^es dan^ les chambres.

R. On en a où l'on veut ; les miennes me sui-

vent où jetais»

9» XàdbofÊ teaÎQim rd*;ètr« fim iQalili&^ ^ on K01I9 obais^ ftu nom d^ Dieu.* A ce lool^ \ù0t homme se retire en protestant (j^uVkl ne VQUt, 4fi -Mtt^ û\ é*9i jâmaifi ffwt 4é mal à ;pis.rsQQne.

Adèle rékèce rque; . se9 .pensées devai««(t ètte dérangées et dans une espèce d-tinfancek fte ii!)s ;âtre<un'maiiW0 Eâprîb^ yoiid paurir^iezà rinoofl^ion l'éloigner é» vàtve tmaison jetiie yotn^.paffsowp, * piàs de 'IflIqaBlIe lil :est nw» soiutent, en J&i cwi* •mandant, au .nom de Diev^de fieMkîrer, oequ'fl feha de âuite, car il est tuès-roiaiittif!.

SÙ4)ar :ces noavftftttXidétaila^ Vous netreîxummaies paa ^individu, m ipoursait deibanderirjQprit deii'one:deis deux dames qui habitaient datécÛQUrement aetté moison^ pour voir si/elleTdcoQpqUwt oe pareiit auppoaé; .pour cela foirc^^ vous;rae dofnertes nom «t prénoms de la personne i faire apparaître.

Soyez assuré, imonsiéur, que je fi^ai dana^fette circonstance tout ce qui dépendra de moi gour ivider à fond cette question. Spécifiôz vds.crfiintes 'etfj'y jrépimdcai, aelon cequlil me^sela permis de faire.

Reoevea; monaijBur, me8csalutatii9ns.fnitQrJMlles,

Ferplgnin» le 49 notembre 4858.

MoQ cher nonnenr Cahagnet,

Vous derei être sans doate sarprô da long silence qne j'ai gardé depnis ?otre dernière lettre en date du 7 aoAt.

Une maladie grave et des cootrariétés de famille des plos affligeantes sont la cause du retard que j*ai mis à tous écrire.

Tout est changé dans ma position , c'est-à-dirë que les bruits nocturnes ont cessé ; mais, par contre* j'éprouve des désagréments et des revers : pertes, tracasseries, procès peu fondés ^ voilà une position des plus inquiétantes. On dirait qu'un mauvais génie plane constamment sur ma tète.

Ma tète se brise contre toutes suppositions pour reconnaître l'Esprit ou la personne qui m'est apparue, et pour savoir ce qu'elle veut de moi ; mais les expériences magnétiques auxquelles je me suis livré jusqu'ici, n'ont amené que des résultats peu concluants.

Le dernier sujet que j'ai actionné me répond que la personne apparue est mon père, Héric Joseph, décédé le 21 juillet 1850; mais lorsque je lui demande ce qu'il veut de moi, silence glacial de la part de ma somnambule.

Mon père n'a , d'ailleurs , jamais habité cette maison ; il ne Ta qne rarement fréquentée pendant

la Vie de l'une des propriétaires^ qui était ma marraine, ayant nom Barrizin Marie-Thérèse.

Serez-vous plus heureux que moi, Monsieur, dans les résultats somnambuliquesque vous pourrez obtenir de votre lucide. Je le désire vivement pour voir renaître ma tranquillité.

En attendant une de vos lettres amicales, veuillez, je vous prie, recevoir l'expression de mes sen« timents les plus affectueux et les plus dévoués.

F. Mérig.

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