‹ Magnétisme: encyclopédie magnétique spiritualiste (volume 4)Chapitre 31 sur 37 · RECLAMATION · texte numérisé non relu

RECLAMATION

Notre vénérable ami , M. Charles Renard, de Rambouillet, ayant réclamé dans la Revue spiritualisley ainsi qu'a nous-mème, en faveur de la priorité dans la question de nécromancie au dixneuvième siècle, nous invite à nouveau de dire toute la vérité à cet égard. Nous n'avons pas attendu jusqu'à ce jour pour la dire et la rendre publique. On peut Wre^ Magie magnéiiqaey page 229, et Lumière des Morts^ page 15, ce que nous en avons écrit • Nous répétons donc ici que nous ne connaissions les sciences occultes que de nom, lorsque nous entrâmes en rapport avec M. Charles

Renard, employé alors aux hypothèques de Rambouillet. Ce monsieur passait dans le pays pour être un sorcier ; ce qui nous donna Tenvie de faire sa connaissance. Nous fréquentâmes ce bon ami pendant sept années que nous habitâmes ce pays. Pendant cette fréquentation , nous connûmes ensemble le magnétisme, d'après la lecture des expériences faites à l'HôteUDieu^ par M. le baron Du Potet. Ce fut moi qui commençai à magnétiser M. Renard. Ayant plus de puissance sur lui que lui sur moi — par la différence d'âge, sans doute — les phénomènes que je produisis sur sa personne me firent me déclarer partisan du magnétisme, et m'engagèrent de lire tous les ouvrages traitant de cette question ou s'y rapportant, ouvrages que M. Renard voulut bien mettre à ma disposition. Je goûtai moins ceux de Swedenborg que ceux traitant de magie ; aussi est-ce à la bibliothèque de mon ami que je dois un grand nombre des citations contenues dans la Magie magnétique. Je quittai Rambouillet pour venir habiter Paris. Ce fut dans cette capitale où je fis mon premier somnambule, dans la personne de Bruno Binet, mentionné tomeP, Arcanes de la m future dévoilés. Après Binet, vint sa sœur et tous ceux cités dans ce volume. Adèle Maginot en fut Théroïne. Il y avait plus de six mois que cette lucide accusait, dans ses sommeils magnétiques, être en

rapport avec dei membres de M famille , ainsi qu'ayec des amis d'enfance , spirttoalisés depuis plosiears années. Ces rapports ne me convenaient que tout jnste. Binet était également en rapport avec des voix spiritaelles^ sa sœur avec des anges^ mes autres lucides avec leurs parents spiritualisés. Je ne trouvais quoi que ce soit de bien concluant et instructif dans ces rapports dont on ne pouvait obtenir de preuve vérifiables. Je fis part de ces choses à mon ami M . Renard , qui me conseilla d'appeler Swedenborg et de mettre Adèle en rap* port avec ce bon Esprit, si cela était possible.' Je mis le conseil de mon ami à exécution, quoique ce rapport, pour moi, ne fût pas en premier lien une preuve mathématique de la vérité^de l'apparition.

Un jour, un certain abbé, mentionné tome I*% Arcanes précités, consultait Adèle sur une question étrangère aux apparitions. Cette dernière dit avoir auprès d'elle un prêtre décédé qui répondait aux questions de M. l'abbé M., et se disait être l'ami du consultant. On peut lire dans ce volume toute cette histoire et celle de l'apparition de l'abbé Mallet, ex-général des armées, qui lui fait suite. Ces apparitions m'engagèrent de continuer ce genre d'évocation, pour les personnes qui, en ayant entendu parler, désirèrent contrôler cette révélation.

(Voir la suite de mes études eo ce genre^ Àr* canes de la mfaiure dévoilés y etc., etc.)

Voilà toute la vérité. Si mou ami trouve quoi que ce soit à y ajouter, les colonnes de cette pu* blication sont à son servie^* Notre ami et collaiborateur, M. Lecocq , étant instruit de nos relations avec M» Renard, sur se sujet, a donc cru être dans son droit, en lisant l'article de notre ami dans la Revae spirkualisle , d'appuyer sa ci* tation des réflexions suivantes, réflexions qui sont les nôtres propres : « S*il ne s'agissait que de conseiller de produire telle ou telle. chose» pour (la chose réussissant) revendiquer Thonneur acquis aux difficultés d'exécution de cette chose, on serait les premiers et non les derniers à donner de tels conseils. »

Il ressort donc de cette question, — selon nous, — que notre ami M. Renard n'a pas plus droit de priorité de par son nom, qu'il dit être homonyme de celui des demoiselles Fox ( médiums qui, en Amérique, ont les premières produit les manifestations spirituelles de ces contrées), que par le conseil qu'il nous a donné d'évoquer l'Esprit Swedenborg, vu que ce n'est pas à l'apparition de ce bon Esprit qu'est dû tout le succès des Arcofies de la vie future dévoilés , mais bien à celle des Esprits dont on a pu contrôler les rap^ ports de l'évocation avec les choses connttes des-

diU Esprits. Nous-mème, noas ne pouvons réclamer aucune priorité en ce genre , puisque l'ouvrage précité appuie la possibilité de ses propositions sur une grande quantité de citations de telles évocations faites antérieurement.

Si quelque chose nous appartient loat spéciale' ment en nos jours , c'est la publication d'un traité pratique et théorique de nécromancie et de spiritualisme ^ dans l'ouvrage précité. Nous aiBrmons, en plus 9 ne connaître aucun livre jusqu'à 1847 (année de la parution du tome V dudit ouvrage) qui ait traité de cette question avec tous les développements qu'elle comporte, comme nous Tavons traitée à partir de cette date, jusqu'en 1859. Nous ne voyons encore en nos jours paraître qae des copies presque littérales de toutes nos propositions A ce sujet, sans que leurs auteurs aient la délicatesse d'avouer n'être que des copistes, et non auteurs de révélations prétendues découlant de leur propre source.

Il est facile de voir par l'extension que les manifestations spirituelles ont donné A nos propositions, que les plus hostiles alors à ces propositions s'en déclarent chaleureusement les propagateurs. Nous l'avons déjà dit, c'est à notre contact que se sont formés presque tous les publicistes du jour en ce ge'nre ; leurs noms se trouvent dans nos ouvrages comme ayant sollicité de faire ce genre

d'étades, ott les ont faites par la lecture desdits ouvrages ; mais pas un seul ne semble nous connatlre. Ils ne nous ont connu que pour nous ridiculiser. Notre ami Renard n'entre pas dans cette catégorie ; mais sa réclamation est un peu tardive.

Nous ne réclamons pour tous qu'une seule chose, qui est que notre bon ami , qui semble tenir à instruire ses frères ^ leur donne connaissance, comme il le leur a promis (et comme il avait commencé de le faire, tome IH de cet ouvrage), des secrets de la magie. L'occasion se présente d'elle-même pour être placée en première ligne dans les études humaines ; car je ne connais quoi que ce soit de plus explicite sur cette question que la Magie magnétique. Comme cet ouvrage contient encore quelques lacunes, nous prions notre vénérable ami de les remplir. Notre publication est toujours à sa

disposition dans ce but.

ÂLP. Cahagnbt.

REVUE MAeNÈTIQUE.

Les ouvrages qui traitent de spiritualisme se succèdent :

l"* Celui de M. Siemelinck, d'Amsterdam, paru sous le titre de V Immortalité déi^oiléej ou la Vie

après la mortj démontrée et affirmée par le magné' tisme.

2* Le Spiritualité ou le Règne de DieUy par H. Waïsie.

Nous n'annonçoi» ces ouvrages que pour tenir nos lecteurs au courant des publications qui se suivent sur ces études. N'ayant pas lu ces ouvrages, nous n'avons aucune appréciation â mentionner.

— Nous avons lu dans la Pairie du 4 décembre un fait transmis au journal la Meuse par un témoin oculaire, fait que nous allons essayer de raconter de mémoire, le plus succinctement possible. Ce fait consiste tout simplement daqs an jeune fashion très-gai en société, qui, pour pro* voquer la joie au milieu de celle ou il se trouvait, s*amusa à imiter les magnétiseurs, en prodiguant des passes, en veui-tu» en voilà, sur une jeune Glle qui resta impassible devant cette gaie pantomine. Cette personne demanda la réciprocité vis-à-vis de son magnétiste. Les rôles changeant alors, la jeune &lle mit le doigt sur ce front sceptique, prit cette main qui tout-à rheure était active, la pressa fortement» en même temps que ses yeux regardaient son sujet avec la fixité d'une pensée arrêtée.

Un instant après ^ elle Tat fort étonnée de voir qu'elle avait réussi à endormir et à rendre impassible cette organisation qui semblait devoir tout braver. On crut à une continuation de comédie de sa part ; mais les réponses qu'il fit aux questions qui lui furent adressées, ainsi que la visite faite de l'œil par le témoin qui rend compte de cette séance, tout prouva que le sujet était dans Tétat de sommeil Soitinambulique. Bien mieux, on ne put réveiller le patient ; on lui fit respirer de l'ammoniaque en dernier ressort, ce qui ne produisit aucun résultat. Enfin, le témoin se souvenant de ce qu'il avait observé une fois en pareil cas, lui fit des passes en sens contraire, ce qui réussit bien tnieux, car, quelques minutes après, les yeux se rouvrirent. La personne fut mal à Taise, jusqu'à ce que conduite chez un magnétiseur qui l'endormit à nouveau pour le réveiller d'une manière sérieuse. C'est alors que ce jeune homme se retrouva dans son premier état , les yeux bien ouverts, le front bien léger, et Yironie de moins. La leçon valait bien un résultat semblable.

— Le journal le Spirilualiste de la Nowelle- Orléans suspend ses publications.

— Î68 — RÉFLEXIONS A CB gUJBT.

Le douzième naméro, mois de décembre de ranoée 18S8, est le dernier de cet intéressant organe des faits dits spirilaaliiUs. H. Barthet, le rédacteur gérant, noos fait ses adieux à tous. Il regrette de ne pas avoir trouvé assez de dévouement autour de lui, pour Faider à subvenir aux frais que nécessitait cette publication.

Le rédacteur est encore obligé de faire appel aux retardataires, pour le paiement de leur abonnement, afin de modifier un peu le chiffre que représente le déficit qu'il a fallu subir.

Il n'en veut aucunement aux hommes qui, publiant des journaux ou revues, n'ont pas eu le courage de parler du $piriiaali$mtj ni du spiritualiste.

Il n'a pas la moindre colère contre. les rédacteurs du Propagateur caêholique {VUnwers religieux du Nouveau-Monde) qui l'ont bafoué avec assez peu d'égards, ce qui prouvait leur ignorance ou beaucoup dé mauvaise foi, deux plantes qui croissent dans tout pays. M. Barthet leur souhaite, pour l'avenir, une meilleure pratique des vrais principes chrétiens.

Il remercie bien sincèrement les personnerqui,

dans leurs publications, lui ont montré de l'affection. Il termine en désirant que celles de France soient pins henreoses.

Le bilan de cette publication est celui de toutes les feuilles qui s'occupent des études magnétiques, et qui veulent rester sur la brèche avec le seul produit pépuniaire des lecteurs studieux. Cette floraison de deux années devait finir ainsi. Seule' ment, aux États-Unis, il existe une cause atténuante que l'on ne peut revendiquer en faveur de la France : c'est que les milliers de feuilles quotidiennes ou périodiques qui paraissent chez cette nation initient les lecteurs à ces faits intéressants; on peut donc comprendre que l'on puisse moins rechercher les feuilles spéciales qui traitent de ces questions.

En France, il n'en est pas ainsi ; l'indifférence et la peur d'avoir une opinion qui ne soit pas généralisée existent seules parmi nous. Ajoutons à cela, aussi, beaucoup d'oubli de la part des hommes envers ceux qui les premiers les ont initiés à ces études.

Nous croyons être assez au courant des feuilles qui se publient et qui s'occupent de ces questions. Nous sommes aussi assez souvent en relation avec les hommes qui ont commencé ces études avec

DOUÉ et âépViïi hètiè. i(PîiteÈ ces jMrtontrei^ A Vhemt qu'il est, ^ retàttni ârtc leurs cttaitaissancet acquises ; font disparattre de fart et de soatenir tontes relations qui rappellent le point de départ de ces études, et, se posant an centre d'nn groupe nonreao, élèvent la voix de manière qne récho ph)clanie bien haot lenr nouTelle école.

Il en est d'antres, (ont nonvéant tenus , qai pnblient de gros yolnmes, où rien de nouveau n*apparaît, codme proposition de premier ordre, qui n'ait été imprimé il y a près de doute années (pour ne parler que de l'époque moderne). Ces derniers arrivés font tirer à dix mille exemplaires tous ces gros Tolomes; ils sont tous placés et l'argent encaissé : tel l'a désiré l'aateur.

Hais le modeste auteur studieux qui, pour notre, époqne, est venu le premier nous initier à ces faits primordiaux , qui font la base de cette étude, et qui ont ouvert les portes à cette grande scène sur laquelle sont venus depuis se dérouler tant de tableaux instructifs Pour cet homme , qui a Youls rester indépendant, qui n'a pas voulu s'abriter soda aucun manteau , et encore bien moins sous celui qui prétend couvrir le monde de son ombre, parée qu'il contient une pensée religieuse pour guide» qui est puissant, il est v rai» car, à Son abri et avec

M fiMltetiôtî» ëditètln tt àutètin iccilitiiilent les MfiéficeSy disons-le, pour cet hbtnfne (}ai a tonjonn votila pouvoir lerer son front vers le ciel/ ponr le contempler en toute liberté et en bénir Tauteur ; pour lui y il aura épuisé seft ressources tittéraires» ses forces, son intelligence ; puis il aura le silence, mais tous savez, ce silence ingrat, profond qui glace le cœur.

Si nous n'estimions pas profondément Tautenr des Arcanes j nous lui dirions : Vas ardent ouvrier spiritualiste, vas à Paris, établis-toi dans un beau salon, adoucis ton langage viril et non paré» crains de déplaire à certains envoyés du ciel; puis, fais comme Mengin , prends un casque , une tunique pailletée de faux or, une trompette docile qui appelle sur tous les tons ; prends tout de lui, excepté sa franchise, tu auras alors un public nombreux. Il ne s'agira plus, que de le servir i son goAt, ce ne sera pas difficile ; ta caisse s'emplira, tu vivras bien, et tu n'auras pas besoin de travailler, dix beures, é'un travail industriel pour pouvoir payer l'impression des pensées instructives que tu pourras noos écrire le soir.

Si je pouvais voir une conscience aussi élastique que celle supposée pour un moment à l'auteur de la hmmière àe$ Motte ^ tel est le jangage que je lui

tiendrais : Le monde est ainsi bàti^ qu'il tant même ponr accomplir june œavre utile, commencer par l'éblouir. A ce sujet» il nous vient en souvenir une anecdote toute pleine de philosophie et d'à-propos, qui ne sera pas déplacée à cet endroit. Nous l'empruntons de mémoire à notre ex -professeur d'histoire y Edgar Quinet , dans un récent travail de l'exil intitulé : Histoire de mes idées.

Le fait se passe dans une des villes de France : c'est un vieux soldat, le père Grenouille , comme on l'appelait alors , ayant servi sous Louis XVI, courbé par un assez grand nombre d'années accumulées les unes sur les autres, mais qai» au moment où nos frontières forent couTeftes de troupes étrangères, ne fut pas sourd au cri d'appel généralisé alors dans chaque foyer.

A ce moment, il sut trouver assez de force pour saisir l'arme utile en pareil cas, et aller faire nombre parmi la barrière vivante qui devait se présenter devant l'ennemi. Mal vêtu, tout déguenillé, et portant l'arme sur une épaule en dehors de la verticale , le père Grenouille fut acueiili et suivi par la risée des enfants et des hommes bénévoles de l'endroit; mais il fut sourd à ce mépris traduit par un rire unanime, et il partit.

Quelques mois plus tard y il revint avec les

mêmes restes de vêtements, nnis ensemble par des morceaux de draps non rappareillés et de différentes couleurs ; il revint le corps pins fatigué et une cicatrice de plus au front , que recouvrait un débris de mouchoir. Son rftie était rempli, il avait contribué à ce que le sol ne fût pas touché par des pas étrangers, il rentrait donc au foyer. Mais les enfants et les hommes n'avaient pas vieilli , il fut salué par des acclamations moqueuses, et ils rirent encore à l'arrivée du père Grenouille comme ils avaient souri maladroitement à son départ.

Edgard Quinet se demanda alors : Que man* qaait-il donc à ce corps désarmé, affaibli par l'âge et la fatigue, qui avait été animé d'une nouvelle force au contact d'une pensée généreuse, pour être accueilli avec un respect qui soit au niveau de son action? Hélas!. nous dit-il, il lui manquait un nom qui prêtât moins aux quolibets, et un uniforme qui cachât aux yeux ce corps affaibli par cette dernière lutte au-dessus de ses forces, c'està dire la mise en scène» Aussi cet auteur est-il dans le vrai quand il nous dit, pour conclusion de cette anecdote, que les acteurs du Cirque auront toujours raison devant la foule.

C'est triste à avouer, mais cette conclusion sera malheureusement éternelle comme les honmies.

pans tes sciencèfly c6mme aiUeara, il y aura ionjoars dei père Grenouille , et il faudra exécuter, 80DS toutes les formes , la mise en scène utile en pareil cas.

— V Union magnétique du SO février a extrait de VEneyehpédte magnétique le passage de la lettre de M. Saignes, d'Angers, que M. Cahagnet a fait Imprimer d'après son instante prière, et dans laqneffe se trouve annoncé, d'après ce fervent apôtre du spiritualisme, la conversion à cette doctrine de Bf. Gerôme (Albéric Second}, le chroniqueur de T Univers ittustré.

Le rédacteur de V Union magnàique a préféré prendre lar partie de cette lettre insérée dans Y Encyclopédie, et dont nous n'avons pas partagé Fa responsabilité de son contenu, plutôt que de reproduire l'article dont on intercédait la reproduction dans l'intérêt de la vérité, relativement aux jconvictions dont nous sommes aniiùés. L'impartialité de la rédaction dé cet organe du magnétisme nous faisait espérer de le voir reproduire un des premiers cet article philosophique. Mais jusqu'à présent cette opinion n'a pas été partagée par lé comité de rédaction , puisqu'il en est àtrtrement*

Le 20 février dernier, un de mes enfants, jeune fille de treize ans, se réveilla le matin, en disant & sa mère : <c Tu m'as donc donné ce matin de Thuile de ricin? — Mais pas du tout, mon enfant. Plaisantes-tu? — Eh bien I alors, je viens de le rêver à l'instant, car, pour sûr, je croyais bien que tu m'en avais donné à boire ; j'en ai même encore Todeur dans la bouche. Pouah ! fit-elle avec dé« goût. C'est ça qu'est drêle, c'est un rêve, et j'ai le palais comme si tu m'en avais donné. »

Une demi-heure après, cette enfant se levQ, mais elle ne put s'habiller entièrement; un besoin pressant la fit chercher le vase utile en pareil cas, dans lequel s'exécuta une selle copieuse et toute bilieuse. Elle continua de s'habiller et de quitter sa chambre, et au bout d'un quart d'heure, une deuxième selle eut lieu, puis une troisième de même nature. La purgation toute de pensée j à ïiiat d'image spirituelle^ avait produit dans l'état normal une sensation de goût au palais; un temps encore assez long, et elle avait eu en plus la puis^ sance de mettre la bile en mouvement, de l'appeler dans les intestins, et d'où elle s'échappa... à n'ea pouvoir douter.

Qae de faits de cet ordre ont Heu chaque jour ! S'y arrèle-t-on pour y réfléchir ? Quels sont donc ceux qui en ont donné la solution ? Que de gros volumes sont parus, contenant des faits à peu près semblables» mais qui manquent d'explications! Eh bien ! je crois qu'il n*y a pas d'autres solutions à donner que celle qui se trouve dans la Lumière des Morts ^ page 91, et que je transcris : « La ptMée^ pour nous, est un éir$ objectifs ayant vie et forme, d Que tous les magnétistes spiritualistes qui veulent entrer dans le domaine de la psychologie et de la métaphysique n'oublient pas cette définition de la pensée; elle est la clef qui en ouvre les portes, à n'en pouvoir douter.

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