VARIÉTÉS
ET LE MAttNÉTISTE (0.
LE YfEILLÀRD.
Tous qui fait des écrits sur les morts, les vivants, Le passé, le présent, la pluie et le l)eau temps, Sanrifz-voas ben nous dire, avfc votre science. Si J' devons prendre ou perde en ce Jour patience, l'allons-t-i ne pu voir à Jamais le soleil.
Et donnir tout debout, sans but et sans sommeil ? Est-ce qu'ils ont perdu par là-baut la boussole, Et j' devons-t-i, s'ion vous, retourner à l'école? l'avons quatre-vingts ans, et J' navons jamais vu Ce que J' voyons, ma foi ; ça nous est inconnu.
(1) Je prie mes lecteurs de ne pas être exigeants sur ce geore de patois poétisé, patois qui est le langage — aussi bien rendu que possible — des cultiTateurs d'Argenteuil et des environs de Paris. Le patois de cbaque contrée a des règles à lui comme une langue cultivée; mais celui des environs de Paris est mêlé de mots et de phrases de français pur, ce qui fiicilite le poète d*en disposer à son gré. Que le lecteur ne croie pas que le sujet de cette pièce de vers est tout idéal ; il est bien au-dessous de la moindre des scènes, en ce genre, qui se passe dans mon cabinet. Celle-ci se passe en l'année i888, année féconde en comètes, en temps couvert et en sécheresse.
(Noie de r Auteur.) Si
L'hOBUM filcUeiiieiit dé^re, attend, espère.
Juge MDs observer, accuse, entre en colère CMM « pe son eourae c(miutt,.ii!afimiMPtt»
Et commande trop haut, pour un être si ))a8 !
— J*ignore, mon ami, le fond de votre crainte ; Formulez vos griefs, J'écoute-votre plainte.
u viuuau».
Je n' craignoM, oh 1 mon dieu 1 4u-4UiexlMiei«n iae.jMr,
Cest^e tout M^t troublé dans réteruel^éi^ac;
Qu'aux cieui,«oiuiieâ Boos-mtae, jmmauiUftdfriiémoiie
Leux fasse du.passémécoBualtre l'histoire.
Rien ne s'accomplit pu comm* quand jeune i^éttons.
Pour une, l'aurions bentà v4MIs tair* oeatiiusstiOM.
LE 1IAGNÉT1S1V.
Une k une, peut-être, espérai-Je répondre,
à moins que leur valeur ne vienne me confondre.
LE VIEILLAHD.
J'a*avoD8.phtt d'eaulMaut, }* nen^imsplaffen^lias; Les Jours sont sans saisons, on n'en'foit aucun cas; Des commett', des écliss, des tremblements ^e terce, •Et-des^^rédictions annonçant hi misère, "^oHà ce que J' voyons. Sods notre flrmameitt, Qui.peut en expliquer le pourquoi, le comment? >>ili«s#J'«rsyMsq'rhoaue veutelMt trepeéemadriDes, 'Et qtttm ;}our ses vapeurs, ses ballons, ses usines.
Ses eh*miDS d' fer et ses gaz, ses électricités. Ses canauxy ses égoûts et ses cent nouveautés, Nous jouerons quelques tours, croyez-en ma parole. De tout çav iiî df4nM» J* doun'rais pi&Qn» oM(. Et YOUxHÊèmBr les Morts fu* vous tirez du iiéaii^ En causant avec eux, comme avec Juif-Errant, Qui voyagez, dit-on, jusque dans les étoiles. Sans tambour, ni trompelt*, sans bt)ussoIe et sans voiles; Crôyez-vous que fout ça n'annonce pas malheur, Et que nous n^allons pas périr par quelque horreur?
ut ukioiÉnsiw^
Je sartBy non kM tti^, qo^en nos jours oQ otaenà' QueXifaàB faits iAeoiiiprIi q«l coémniideiit réserrer Mais kmtéMêM H, po«r eff tempiTét saison Les admelfne «m» eraMé et ieur êomet rUs&n.
Nous manquons, dKes^voos, #em, f'aif et èe ImMérey Les 9timm mu cfrangé^ depuis rère première f...
LE VIEILLARD, interrompant brusquement le magné-
tiste.
Je trouvons ben plus qu' ça, pisque tout est changé. lisais j' vous interrompons, parlez... Ést-y plongé Dans un fâcheux éial, ce pauvre ef Irisie gMe ! Écoutez vos savant», qui vowdralenl que je gefy» Qu'en tous temps ça s'est vu comme on voit aujourd'hui. Et que r soleil n'a pas autrefois ben mieux lu}! Gomment peùv^-t-y savoir si j' suivons ben notl' route? Tenez, moi, j' vous disons que j' somm' tous en déroute.
Nous aUODt nom toquer ific qoenq* chose, enfln. Soit édisse oa commett', nous y courons fnnd train.
LE MÀGNÉTISTB.
Vous me semblés en train de n'accorder quoi dire à qui, vous entendant, croit que vous voules rire.
LE YIBILLASD.
Quoi ! rire, dites-vous? quand J' voyons de nos yeux Tout clianger près de nous, comme tout change aux deux? Que J' semblons n' pu savoir toucher à la culture ? Qu'on veut tout Mr' pousser en dépit de nature? Qu'on nourrit nos hestiaux sans grenaille et sans foin ? Que J' mangeons vot' poussier, qu'on nous vend pour du ptiii ? Que J' buvons je n' sais quoi, pour du vin et d' la bière? Qu'on nous bit de l'esprit avec de l'çau de goultièfe? Que nos meilleurs bouchers sont nos équanrisseors, Et que nos carabiiu se font nos fournisseurs? Qu'on nous vend du Jus d'os pour de très -bonne créaae? Jusqu'au marchand de bois qui tire du bois même Du vinaigre en renom, que j' buvons pour du vrai... Us nous vendront bientôt un moigneau pour un geai.
LE MA61C<TISTBi
Je ne peux réfuter tout ce que vous médites, L'honnêteté n'est pas en ce jour sans mérites.