‹ Magnétisme: encyclopédie magnétique spiritualiste (volume 4)Chapitre 34 sur 37 · LE VIEILLARD · texte numérisé non relu

LE VIEILLARD

Je redoutons plutôt, nous, qu'un Jour tous les dieux. Qui sont interressés à ne pas vouloir mieux, S'entendent comme larrons afin d'être plus riches, Sachant que de nos sous nous ne sommes pas diiches. Ils pourraient encor4>lus vouloir nous obséder, Et ne plus rien du tout sans argent nous céder. Regardez» m'a-t-on dit, les dieux de llnde entière.

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Qui D'ont qm MflMttttpMf leéple et tout HtUbtè; Plus TOUS leint êp^àtm phn ib sont hom pottr totis, Tous èviUDt ta jimr d'être thài m Mnaix.

Dans M GMne, M lemt Tdlt dés soleils pont parure, Qaand leux ikloratèiirs ont, dlt<<m, pôur pâttrre Un brin déterre CQitle au (;rand feiir nature; liais n'est pas dessemnt qui tr^Hie sur Pautd.

L'Amérique êà regorge, en pierre, en or, en Mèimneè Accordant à tous toMM, ttoyennâat toutes somnes.

En Egypte, m Afrique, en Russie, en tous lieux, On marchande, Oi acMte un petit a^n des eieiit. Comment donc foutei-tous ie toits ces dieux atiendÀ Qu'ils prêdiOM li ? ertu; qui n' savons pas entendre ?

LE MAGNÏTISTE.

Les dieux dont vous parlex ne aont pas le vrai Dieu,

Père de la nature et régnant en tout Heu :

Ce sont des dieux marchands de pardons, d'indulgences,

Qui nous font les aimer par crainte de vengeances,

Et leur payer fort cher le droit d'être assassin,

Suborneur, exploiteur, escroc et spadassin.

Vous ne comparez pas ces hideux dieux, J'espère,

Au seul unique Dieu, des hommes le vrai père.

Il ne faut pas confondre ainsi le bien, le mal,

Si vous Jugez le tout à votre Iribunal.

LB VlilLLABD, ^

Je Jugeons!... robservons simplement i la ronde Comment va, pense, agit^ se gouverne ie bonde.

Je somm' tOQt ébabis devant tant de travers, Ce qui nous fait douter du bon de Tùnivers.

Je n' somm' pas pré» ée votfs aecoitru. Je le pense, Pour prononcer 4M blés entendre une senfeBce, Hais pour voir é les anorts sortons de leux toiilwiux Pour venir, près de nous, slotéresfier mm nnux Que nous souffrons sur terre^ et par un brin d' sagesse Nous conduira à bon port avec moins de détresse. Je doutons, je doutons de cette assertion; Je voulons en avoir, ma foi, conviction.

Tenez, j'avons perdu, l*an dernier, nott' petite, Pauvre gentil bijoux qu'on nommait Marguerite. Voyons voir, magicien, si vous allez la voir, Alors je reprendrons un tantinet d'espoir.

(Le magnéitête prie le consultanî de lui accorder un int' tant; puis aitsHtôt vn $vjet en êêat de répondre. Le vieillard écoute avec beaucoup d^attention les détails du signalement qui lui sont donnée^ et s^éerie t

C'est ben men p'tit bijoux !... Elle est toujours jolie ! Arrêtons-nous... Voyons, André, pas de fblie... Elle a dit : pas seize ans, blondinette aux yeux bleus... Petit nés... bouche rose... air un brin langoureux... Grande et inince corsage.,.. En tout, beau brin de ttle... Voix douce... âme sensible... esprit vif qui pétille.., Morte de la poitrine à la fin du printemps.

Gomme une pauvre fleur eu milleii de nos champs. Oui, c'est béti ci, ml foi... Jusqu'à sa p*titte oreille,

Ses chereux ben nattés, son p'tit flcbu groseille. Où donc la voyez-vous, avec vos yeux comm' ça?

Dites-nous, la dormeuse, est-ce qu'ell' serait là?

LA SOMIUMBIILB.

Elle est là, près de vous, avec un petit frère

Au plus Agé d'un an ; puis sa bonne grand' mère.

Votre femme, dH-elle, aimant et noble cœur,

Qui mourut, Je ne sais... Ob! mais... c*est un malbeur.

En entrant au bateau. Je la vois qui se pencbe.

Tombe, en faisant tourner avec elle la plancbe...

LE VIElLLARa.

Arrêtez! arrêtez!... Oui, ce que J'entendons Est véritable... mais... assez... mille pardons.

(5e disant à voix basse :)

Oh! ob! mon pauvre André, serais-tu cbez le diable? Cette femme pourtant semble plus sociable.

Mais où sait-elle, enfin, tout ce quVlle nous dit? Ange ou diable, il faut bien y faire un brin crédit. Qui donc se s'rait douté d'une chose pareille? Jamais mes yeux n'ont vu si fameuse merveille.

(BeinrenajU à voix haute : )

Dites donc, la dormeuse, est-ce q'vous leux parlez? Pouvons-ty vous répondre à s' que vous leux demandez?

LA SOMNAMBULE

Je les vois comme vous, et Je peux les entendre

He parler, me sourire, en tout bien nous comprendra.

LE TIBILLAR0. .

Demandez leux donc comment ça se passe chez eux. Sont-ils mieux que cheux nous et vraiment bien heureux?'

Là SOmUMBULB.

Tout se pasae U-haut exempt d'inquiétude.

Dans l'amour, le bonheur, la paix, la quiétude,

LE VIEILUROt

Mangeont-ils? boivont^ils? y £alt*y Jour et nuit? S*y voit-on d'amitié, sans haine et sans dépit?

LA SOMNAMBULE

Mange, boit, chante, dort, travaille ou bien voyage, Selon son goût, chacun, sans trouble, ni tapage.

LE VIEILLAIO.

Alors les passeports, commissaires, préfets.

Ministres, grands seigneurs, et tous les gros bonnets Sont donc mis au rebut, comm' pauvres marchandises. Pour ne plus fahre, enfin, bêtises sur bêtises?

LA SOMNAMBULE

Des sages sont commis à régulariser

Les désirs, les besoins, et tout cœur apaiser.

On n'y voit pas de rois élevés sur des trônes,

Ni d'orguilleux prélats le front ceint de couronnes.

Ce n'est qu'un bon rapport d'échange fraternel.

D'instruction, de paix et d'amour étemel.

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