ÉTUDE MÉDICALE
SUR LSS DfFLUBNCBS ATHOSPHÉEIQUBS.
Voici une étude médicale faite par Adèle Maginot, qui a trop de rapport avec l*étude précitée pour ne pas prendre place à sa suite.
Séance du 27 février 1859.
D. Pourrais^tu trouver un calmant à de fortes douleurs que la tante de notre cousine Lecomte éprouve dans la tète. Tu as déjà visité cette pauvre malade ; veux-tu t'intéresser à nouveau à sa triste position ?
R. Je la voià ; ce sont des douleurs névralgiques occasionnées par un défaut de circulation du sang et des fluides. 11 faudrait appliquer^ sur le sommet de h tète^ de la verveine fratcbe pilée
entre dea& linges, et arrosée d'eau sédative cou» pée (très-affaiblie). Le soulagement sera proai|it.
D. Tu as bien vu, jusqu'à ce jour, les troubles de cette maladie qui, dit-on, a intéressé au plus haut degré les facultés médicales de Paris, de tf on^ pellier, et les sommités les plus en renom en France , en vue des phénomènes inexplicables dont elle est compliquée. Mais sache que celte personne ne souffre pas d'aujourd'hui ; voilà comme une quarantaine d'années qu'elle est dans là plm triste position : on ignore même comment la na* ture la fait exister, et par qu'elle force l'animet-elle. Remonte un peu jusqu'aux causes de cette maladie, et dis-m'en un mot. Mais pour le faciii^ ter dans ces recherches difiicilés, je veux localiser les phénomènes, et te dire qu'ils présentent parfois un gonQement extrême des os. Ce qili a fait dire au studieux médecin qui la traite depuis an grand nombre d'années, que c'était un anévrifme osseux. Que devons-nous entendre par ce mot?
B. Oh ! il nous faut aller loin, et bien loin. Cette personne n'a jamais joui d'une bonne santé, même étant tout enfant, elle à dû ètrer maliMlive et exiger des soins tout particuliers. Je ne sais... Je ne peux affirmer en quel temps elle a absorbé dû li^ercure, soit par transmission de naissance, ou qu'on ait, dans certains cas, employé des poo^ma* des mer^urielles pour lui procurer du soulagement
dtos dès alUqaes de paralysie , d*hydropisie mèae, je yoîs qae c'est cette sobstance qni a agi sur le système esseifx j qai^ très-tendre alors, an a été perforé en tous sens, pt rendu tellenaent apoAgiaai, que l'espèce de vernis qui le recouvre B^a pas la dureté ordinaire, et se prête facilement a hd gonQement accidentel • Ces gonflements doivent être locaux, comme le sont les fluxions, et ne sont produits que par la mèine caus^. C'est une surahoi|danct brutale d'air absorbé par la bouc))e, et non tmîiriturtmenty qui les fait ainsi gonfler. Ce soul i€$ fluxions d'o|. Cette personne, en plus, est d'une nature très-sensUive ; ce qui facilite ces absorptions.
D. Un autre phénomène non moins curieux se présente chez cette malade ; il consiste à ne pou voir dépasser telle limite, dans nne course en voilure, sans perdre pour un temps quelconque l'usage de la vue. Il parait qu'il existe un certaii) cheÉstn dans lequel ce phénomène s'opère. Le cheval de la voiture vient*il 4 passer une ligne précise, que la cécité a lieu instantanément. Le médecin ne' peut faire recouvrer l'usage de la vue qu^au moyen de doses d'acétate de morphine. Par quelle cause expliquer ce phénomène ?
R. La première fois que j^ai visité cette malade, j'ai bien reconnu beaucoup de troubles extraor* dinairas; ce qui m'a fait présumer qu^elle était sous
de nlattvalseâ infioetiees spirituelles. Bhis a)ijOttr'<
d'hai on me fait voir mon erreur ; la cause de celte cécité inext)lieable déeoûle simplement d'une db* sorption (de corpuscules ftolaires^ dirai-je) en trop gratide quaiitité, pir l'ergane visneU et même par les dispositions du corps. Ces corpuscules se trou* vent beaucoup plus puissants dans la région du lé* vaut, (]ue dans les autres régions ; en ce que c'est dans cette orientation que la terre les reçoit^ et en émane elle-même, en plus grënde abôndanœ en premier lieu. Ce ne peut donc être que dans cette direction où le phénomène s'opère; Informe-t'en^ et tu verras si jfe dis juste.
La crise pourrait être minutée^ par conséquent ne se manifesterait pas à certaine heure du jour aussi fortement. C'est une espèce d'éclosidn dé fièvre à laquelle il faut ses stitnulantÉ. Si cette personne va le dos tourné au but^ elle n'est paa frappée de cécité ; ce qui te prouve que les etir** piiscules électriques lumineux^ desquels je te pkrlej ' ea sont bien la causer en ce qu'ils influencent Tor^ gane visuel suffisamment pour paralyser Sa lumière par la force de la leur ; la malade^ ed plus, est trèâ-chargée d'électricité y ôe (^m fait qu'elle peut . moins en recevoir de la nature qu'Uné adtre. Notrfe œil matériel ne pedtidéeouVrir^ ûi saisir ces èor-^ pusculeé ; niiis raoti œil, dates l'état où il est pré^ senteroertt, les voit très-bienillsné sont^dant eette
activité, que du lever du soleil joftqu'à deux heures euTiron.
D. Tu sais que le soleil est un astre fixe, et que ce sont , au contraire , dit-on , les planètes qui gravissent extournent autour de lui. La terre fait une semblable évolution avec une précision des plus grande. Donc, par ce mouvement continuel de rotation sur elle-même devant le soleil , il ne peut exister de levant ni de couchant. Je ne vois pas pourquoi le soleil ne mettrait pas les corpuscules terriens , et ne projetterait pas également les corpuscules dont tu parles , dans le même état dans toutes les orientations de ce globe ?
R. Il n'y a pas de levant, cependant il y a une suspension de rayonnement lumineux la nuit pendant douze heures, plus ou moins; comme il y a une heureà laquelle ce rayonnement reprend son empire sur une partie de notre globe. C'est cette partie qui, éclairée la première et nous laissant la preoâère apercevoir le soleil, qui a été nommée levant, en ce que cet astre, semblant s'élever audessus de rhorizon à ce moment, fait croire à son lever. Eh bien ! les corpuscules qui, les premiers, sont projetés par cet astre, comme ceux de notriî globle qu'il vient réveiller, dirai-je, de leur atonie de la nuit» entrent dans un tout autre état que les corpuscules des autres directions. Ces derniers ne sont pas réveillés ni mis en activité si brusque-
ment*; par conséquent leur vibration n'est ni 91 longue, ni si vive. — Le midi même, si éclairé qa'il te paraisse, l'est beaucoup moins que le levant ; ou, pour te faire mieux comprendre, ces corpuscules lumineux ont moins de puissance de rayonnement que ceux dont je te parle.
Informe-toi de la direction pu les crises dont nous traitons prenaient, et tu verras si j'ai raison.
Obs. Je me suis informé auprès des personnes qui ont sollicité cette consultation, personnes qui, ellesmêmes, ont soumis l'appréciation d'Adèle à la malade et au médecin qui la traite. Cette appréciation a été reconnue exacte, en ce que ce p'était bien que dans la direction du levant que les crises de cécité prenaient la malade.
Ce phénomène est-il dû à la cause de laquelle Adèle le fait découler ? Nous laissons le soin de cette appréciation aux savants, qui le seront assez pour la conduire à bonne fin. Il y a coïncidence d'appréciation également entre Adèle et le studieux médecin qui traite la malade depuis un grand nombre d'années. Mais il y a divergence sur la cause du phénomène osseux. On n'a pas connaissance d'aucune absorption mercnrielle , comme Adèle le pense. Cette absorption, selon elle, pouvant remonter jusqu'aux parents, la question devient alors plus compliquée, et peut-être inso* loble.
La malade se trouve bien de TufiItlHcatidn 'de la ververrie ^r la tète. Patsâe-t-etle éprbaVer nh àonlagenient pJQs gi-aûd ; c'est le vœu le pitfft liiiifcère de celui qui sait en connaître le prix.
REVUE MAGNÉTIQUE
JL* Unidh mdgnéti(lae avait proyo(|ué une discussion inr Ib dpiHtualisttfie; en ériiètiant queloftfes propositions dont il s'agissait de prouver la réalité. . . une fois de plus, et qui^ certes, n'aurait pas encore été la dernière. M. A. -S. Morin a cru devoir.ré-
[ tondre a cet appel en invitant le rédacteur de ' Union màghéliqùe à ne paâ ouvrir de discussion sur des données aussi prôblétnatiquè». — Ainsi^ le premier pointa prouver de nouveau était celui-ci : a II existe, en dehors du monde corporel visible, » des êtres invisibles qui constituent le monde des » esprits. » C'est alors que M. Morin s'écrie: « La » raison ne peut fournir ùpriori aucune solutidn iur » cette question. Ort peut certaiiiemèfnt admettre » que l'échelle des êtres ne s'arrête pas A Fhomme, » et que la vie doit se manifestqr dans une infinité » de mondes ; mais qu'il existe des êtres invisibles^ » et que ces êtres puissent entrer en cbmniiiri]i> Cation avec nobs^ c'e^t ce que noua igiiordti^ » cOtoplèterbetit, et ndM ne potivcm^ fiéfl app)«h> » dre à cet égard que par des faits bien observa.
» G'ëst donc par l'exameh àen faits qoe doit corn- )) mehcer tbnte étude ràtionaelle du splritda- » lisme^ etc. »
Ndus sommes de bèt àtid, ndtis Tétions il i à déjà dit ddtléés, et tibtrë cbHveràioh n'a eu liëil que d*&pr6s des failli Nous devions sùpf)déèf tjiié M; Moriri ëh contact, comme il eâtjbili-riëllëitifeUl avec M. Du Pbtét, fiuquel il n'eSt ^ehti se joirîdbe qu'atëb la ëdh^ciënce dé la sbpériorité de ce dernier j supérioritë 0l;qoise jîar l'étude d'tttte trebtâine d'anrtéfes d'éipériëncè. — Et cbriame M. Dll Pbtetnoua ^ ébrit quelque part que TeSprit se manifestait â lui , dans àë^ ët()éHëbces y par un attotichémedt trèâ-setisible éur sa ibain; que, d'aprèi ëe§ lignes, raffirmation dé la ëommuiîlcdtion dea tirés invisibleè avec nous-ifaètnes, noua serhblait; èti*ë donnée par le (irésident db jury magnétique; d'ùhe façon telie^ que l'on ne pou?ait douter de sa manière de Ydir à ce sujet, nous aurions pu supposer que cette conviction aurait dû en imposer è soft collaborateur.
M. Morin peut, il est vrai, ne pas partager cette opidion^et ne croire à ces manifestations que quand il aura lui-même reçu quèlqbëà chiquenaudes sur une partie assez sebsible pour ne plus douter ; mais nous supposions qu'étant venu chez M. Càha^net, en compagnie de M. Petit-d'Ormoy, au mois de juin de Tannée 4856, — et qu'ayant eu trois apparitions données par la lucide Adèle^ — son assen^ liment à la réalité de ces faits aurait dû lui faire prendre un parti déciéif dans Tordre des croyances à la possibilité de ces communicètiods. An-^ jourd'hui^ nous nous apercevons que M. Morin
demande encore des faiu. ^» Que veut-il donc alors ? Il Tant pourtant s'arrètor à quelaue chose, car à quoi sert de laisser ainsi passer les années, de vieillir dans Tétude, au milieu de tant de phénomènessomnambuliqnes et autres, dont le magnétisme seul fournit les matériaux sniBsants pour faire étudier la nature de Thomme, si, après tant de puissance de conviction, l'observateur ne peut dire seulement s'il croit à l'existence de Tàme, comme premier point, et a son immortalité comme deuxième ; — c'est à désespérer de croire à la conséquence de l'observation des choses, ou à se demander : la mémoire n'existerait-elle donc pas chez tous les hommes» ou, si elle existet, à quoi peutelle servir, puisqu elle n'a pas la puissance de dessiner une conviction chez les hommes qui ont le plus de documents à leur disposition.
' Ce n'est pas sans éprouver un amer regret que nous constatons la rapidité avec laquelle les années s'échappent de notre état présent, pour laisser, en définitit, si peu de connaissance comme résultat.
^— On lit dans le Journal de Vendôme : « Un soir de cette année 1859, une pierre est tombéedans la boutique du sieur Brillant, maréchal au bourg de SaudayiOt qui la crut arrivée par la fenêtre ouverte ; et, pendant qu'il regardait dehors, une autre pierre tombait derrière lui. Le lendemain, même manège. Ce maréchal pensa bientôt et dit que c'était son père qui revenait. On venait des environs en foule, pour voir un fantôme, mais on ne voyait rien. Cependant les pierres tombaient toujours ; ce n'étaient plus deux, trois, c'étaient vingt
pierres, cent pierre ; de qnoi macadaitiiser ^a boatiqae. On fit dire des messes. — Néanmoins ^ les pierres ne cessèrent de tomber pendant quinze joars. Le garde champêtre, assis dans la boutiqae^ y perdait son latin. Les gendarmes passèrent quatre joars autour de la maison et ne virent pas la moindre pierre, bien qae les pierres passassent près des oreilles du garde champêtre, dans l'intérieur. Un sceptique, accusant l'apprenti de produire ces faits, a reçu quelques horions assez malsains. » Le Journal de Vendôme engage îes habitants de Sauday à mettre une grande prudence dans leur conduite au sujet de ce grave événement.. D*un côté, leur croyance est appuyée sur les autorités les plus respectables. Le meilleur monde, aujourd'hui, croit aux revenants et l'on dit qu'à Paris, ils obéissent au commandement de certains messieurs qu'on appelle des médiums, accXieillis par la société la plus éclairée de notre temps. D'un autre c6té, nous ne voudrions pas exposer nos lecteurs au sort de ce témoin malmené.
— U Univers religieux du 15 avril 1859 contient un article de l'abbé François ChesneU qui fait ressortir le nombre des adhérents qu'a déjà enrôlés le spiritualisme moderne; la quantité drames perdues par cette nouvelle religion, qui compte des apôtres dans le monde le plus honorablement connu, et invite tous les catholiques à atUrer toute leur attention sur cette question importante, pour ne pas se laisser entraîner dans une voie qui ne pourrait que les perdre.
— Dans, la- Reme spiritualisle , M. Beriuyer
cofitinne à donner des extraits de l'ouvrage du Traité da Ciel et de V Enfer y de Swedenborg. — Uùtiiènt de ces articles nous paratt tin flpAtre des doctrines métaphysiques du célèbre extdtique'sné' dois, et le reconnaît comme étant lesetfl qui puisse nous guider dans nos études spiritualistes ; il ne reconnaît pas d'autre auteur qui puisse lui être comparé en ce genre. Nous sommes certes de Tavis de M. Berhiyer; nous affirmons taême, d'après les faits de toute nature qui ^e pait^ent aujourd'hui dans Tordre de ces questions, — que tous les hommes qui avanceront dans l'étude spiritualiste, — finiront évidemment, s'ils ont étudié les ouvrages de Swedenborg, par se ranger sous cette bannière, que nous avons acceptée, depuis plusieurs années, comme la seule qui satisfasse notre raison, Aussi l'auteur des Arcanes a-t-il fait un travail utile en publiant, en 1857, un abrégé du Traité da Ciel et de r Enfer, de Swedenborg, . et en faisaint suivre les extraits d'observations basées sur des faits qui sont dans le domaine du monde magnétique. — Cet ouvrage, qui n'est pas assez connu, est appela à entrer dans les bibliothèques des spiritualistes.
— Nous n'avons eu qu'un jnstant sogs les yeux la Psychologie eocpérimentale de l'aUbé Bautain, et nous y avons remarqué la constatation, de la part de l'auteur, des phénomènes somnambuliques connus des magnétistes. — Il en déduit le dédoublement, la dualité chez Tindividu, la preuve évidente de Fâme. — Nous espérons pouvoir le parcourir plus amplement, — et faire part de noitë impres-
sion i^x^x lecteurs ie VEnçyçJopédifiy si elle peut être de quelque utilité.
--T- A l'ÂcadéiQie des sciences» le iS avril ^ M. lobert a définitivement éclairé la question qui concerne les coups frappés dans les murailles, dan| les meubles, ainsi que tous les faits annoncés dans le monde magnétiste y comme phénomène occulte des esprits frappeurs. Ainsi lorsque vous ipettez les mains sur une table et qu'il. s*y produit des craquements, puis des coups bien distincts, que la ta.bip Fe met a prendre un mouvement de rotation très-prouQucé; puis même quand elle se tr.ouve balancée dans Talir dan^ son ascension vers le plu* fond. — Puis encore dans une muraille ou dans une armoire, lorsque l'on entend des coups formidables ou d'putres tapages variée comme on )'a jconstato. — ]E}^ ^ien , tout cela n'est autrjo ,cjbose que dcç coiilraciioiis volgnloives qninvoloniaires rhyihmir ques A\in certain muscle, appplé le court pérai^jer latéral droit. Et ce n'est pas légèrement, que M. Jpljert a constaté cette contraction, — voyez : )) En appliquant l oreille sur la jambe, sur le pie^, ou sur ta malléole, on distinguait un choc incommode qui gagnait toute la largeur du trajet parcouru par Te muscle , absolument comme un coup qui s^est transmis d'une extrémité d^une partie à Vautre.
Convenons que voici ijn p^'raniVr.quç nous avop3 dans chacune cte nos jambes, à qui l*on fait jouer un rôle qui nous semble au-des3i\s de ses forces, car ce petit wpcle m^ paraît bien innocent concernant les actions dans lesquelles on veut le faifje
participer. — Mais qui sait, peat-ètre qae les transports de meubles d'une pièce dans une voisine, que le brisement de ses meubles, les mouchoirs arrachés des mains , etc., etc. Sans aucun contact humain, sont peut-être dus aussi au péranier de la jambe gauche.
Réflexions à propos de la lune, des réi^élalions y de la science^ et quelques propositions métaphysiques.
Décidément, la lune rousse est battue en brèche par tous les savants et demi-savants. Quelquesuns ne veulent pas de son influence en aucune manière, d'autres lui en accorde une légère part. Comme ici nous parlons de notre opinion personnelle, nous avancerons ne pas partager la foi de ceux qui admettent son înflaence pernicieuse au moment d'avril, — mais nous sommes de ceux qui croient a son action sur la terre et sur ses haoi tants.
Le professeur de TUniversité d'Edimbourg, William Gregory, écrivait qu'il n'était pas disposé à nier la communication avec les esprits. — Nous qui admettons cette communication comme un fnit démontre, nous acceptons donc les communications mentionnées dans les Révélations d* Outre-Tombe,
fiubliés en 1856 par M. Gahagnet, communications àites par des êtres spiritualisés et qui ont toujours notre jugement pour contrôle. — Ainsi, pour ce
aui concerne l'influence de la lune, voilà ce qu'en isait un esprit, se disant le guide du somnambule Ravet :
« La principale inflacnce de la lune sur la terre
V est de tenir cette dernière à nne distance re«j) pectivé'do soleil^ vu qu'elle tente sanB cesse à » s'en approcher... Si la lune possède cette in- » fluence sur la terrc^ la terre n'en a pas moins » une grande influence sur la lune. Celte de lui >} fournir la chaleur dont elle a besoin, car la lune » est un globe froid , et par sa position rapprochée » de la terre, elle absorbe une partie de la chaleur » de cette dernière.
» D. Est-ce à cette influence qu'est dû la dif- » férence des marées ? Oui> en voici l'explica- )» tion : La chaleur du soleil projette les eaux » de la terre vers le centre de cette dernière^ et v> la quantité de chaleur que la lune absorbe de » la terre, rend ces eaui plus lourdes, ce qui les D force à regagner la circonférence de la terre.
V De là naft le mouvement de va çt i>ient des » eaux vers des points de centres à elle connus.
>} Les eaax sont les récipients de la chaleur de D laterrey et c^est dans ces mêmes eaax que la lune » puise celle dont elle a besoin. )»
Puisque tous les corps agissent les uns sur les autres à distance^ d'après Newton même, nous ne voyons rien d'impossible à la réalité de cette première influence. -^ Quant aux autres qui suivent, nous comprenons parfaitement qu'elles eussent lieu ; de plus, Texplication des marées nous semblerait tres-rationnelle.
Et si nous rappelons ces communications^ c'est qu'il nous semble convenable d'être très-prudent et de ne pas rejeter si facilement les révélations de ces amis invisibles qui veulent bien quoique-
fois nouf instruire. En présence des Taits iM^pireanx qu'enregistre chaque jour la science, la négation formalée par ie savant, il y a dix ans, se trouve Être/ une alGrmation pqor les obsieryations nour velles, d'une autre période de leoips.
Voyeyen 1833, Franfois A^^gO était disposé ^ se ranger sous l'autorité imposante d'Olbej^, qui niait toute influence Innaire. — Mais, h^fireosement pour la mémoire du grand astronoipe, il eut la prudence de dire en même temps « qu'il cqm- 9 prenait parfaitement que l'on puisse f ésjfer un » plus ample examen, et qu'on ne se rendp pas » aux arguments tirés des expérience^ d^s ast;ror » nomes sur la nullité des effets chimiques ou » calorifiques des moyens de la lune, par rien ne D prouve que la lumière soit le seul p)oyen d'actiqp » de cet astre, à cette distance^ »
Et en effet* il eut bien raison de faire ceê réticences; car, depuis, nous avons eu Melloni, qui a découvert la chaleur des rayons de cet astre. — La photographie» qui a servi à faire connaître que ces rayons avaient la puissance d'altérer la couleur des composés chimiques. — iiocolonel Sabine, qui af rouvé ne sa œ^sse agissait sur ia direction d'un iporceau 'acier suspendu à quelques pi^ds de terre. Ces renseignements, que nous empruntons à M. Lecoutujpier, dans un article publié dans le Afçnitfury doivent mMrQ .tout homme daps nu certai;i respect pour les données nouv.elleSi quj nû^s viennent parfois d'âtres invisibles, ^ qui peuvent ayoir leur raison d'être quelques apnées j>jus tard.
Si la Lune a la puissance d'agir sur un morceau d'i^cier à 1 étftt libie de mouvement, pourquoi n'a-
girâlt-elle ()as i^ùr lés eanx de la Mer eir absorbant lëttr chaleur ?
— Quand rauteuriàûderoé àes AtbtiHès, etc., développa cette proposition : que la matîère pour lui n'était qu'un composé de pengées, de Corpuscules animés ; — que la rafatière n'était qVûn état de CCS corpuscules; etc; — Ces propositions méihàphysiqueé, qùr serfiblaient abstraites à tant de
fïersonnes, avaient pourtant déjà ràèséntiment dfe a science. — Lavoisier h*avait-il pas d?t, dans ses conclusions, que les corps solides étaient des gaz dépouillés d'iine partie de leur chaleur ? — Cette conclusion a été vérifiée depuis par MM. Faraday et Thilarier.
Nous disons que notre moderne métaph^sîcîen avait pour lui les faits acquis de la science et Tôpinion de èertains savants. — Voilà ce que M; Babinet écrivait dans la Recrue des Deax-klondés drf 15 mai 1854, tômevi : « Matériellèmenty rien né » natt ni ne périt ; toutes les grandes forces dé la » nature, les forces physiques, les forcée tùéca' » niques, les forces chimiques et les fdkes végé- 3» taies 6u physiologiques, qui dominent le monde » entier, ne peu ventnr détraire^ ni créer un gramme^ y> de substance, rhdis ces forces peuvent reridre » mobiley réunir ^ condenser des flaftîcules métal- » Iiè[ues dissétninés dans le sol, ei le gaivand|)làfs- » tiser en un monceau d'or pur oti pépite. » — Nous le voyons, c'est bîeh loujoiirs là ûri appel à un nouvel état, une nouvelle combinaison; tdilà tout.
Ne Toyohs-nous pcfs, aùjbufd'hui, lirte Jutle scientifique i(iii Vfil donner ehcdrè raîion à ces pib-
pofiitioiM. — - Yoyei ce$ deux athlètes taillés pour ce combat scientifique : — Dumas et Despretz, — ce dernier acceptant la nomenclature augmentée chaque année du nombre des corps simples, et le
|)remier venant dire, de toute l'autorité que donne a conscience de Tobservation : Non, il n'existe pas de corps simple, c'est la puissance qui nous manque pour le diviser. — Quelques-uns ont déjà donné raison à ce savant ; c'est une question de temps pour les autres, et nous verrons oientôt que la substance, qui nous paraissait si unitaire comme apparence de nature, contenait aussi d'autres élé* ments constituants, et que ce n'était encore qu'un état de corpuscule.
Comme il avait encore raison , l'auteur des lettres adressées au docteur Maldigny. {Voi^VEn^ cyelopédiemaenétiquey année 1856),quand il nous prouvait que fa vie élail en tout et partout, en même temps que son immortalité. — En plus, les preuves irrécusables énoncées dans ces lettres que Ion ne se rappelle pas suffisamment; — nous ne viendrons pas chercher a apporter notre opinion comme un appui à ces propositions , qui ont toutes nos convictions, il est vrai, mais que nous ne saurions défendre avec la même puissance.
Nous venons seulement ici apporter un Tait récent qui contient en lui une grande valeur, comme démonstration de cette proposition. — Nous en avons pris connaissance dans l'Ami des Sciences.
Le voici : On a pris un morceau de grès ou de silex, nous ne nous rappelons plus lequel des deux, et l'ayant examiné avec des loupes de premier ordre^ on a constaté que l'extérieur ne démontrait
qu'une inertie froide et une immobilité comme seul phénomène perceptible a l'œil humain seeou* ru par la puissance de l'optique. — Ceci fi|it, on a exposé ce corps dans un four Le verrier, ou il a pu subir ainsi une températu^'e élevée d'une trèsgrande intensité pendant, tout le temps que l'on a cru nécessaire à pouvoir le priver de toute hurni^ dite. — Ainsi préparé, on a pris toutes les précautions indispensables 9 pour le transporter sous le récipient d*une machine pneumatique sans qu*il fut en contact avec Tair extérieur. — Et dans cette nouvelle demeure, on l'a mis en communication avec les deux pôles d'une puissante pile. — C'est alors qu'un phénomène du plus ffrand intérêt s'est présenté aux eipcrimentations de la surface de ce corps, une collection innombrable d'individus y sont présents en mouvement, formes de têtards qui n'avaient pas encore été observés jusqu'à ce jour, on supprima le contact du courant pendant vingtquatre heures, et rien ne fut alors visible à cette mêmesurface. Le corps fut mis de nouveau en communication, et le premier phénomène se renouvela. — Le développement de ces petits animacules était bien le résultat du courant électrique. La puissance de fa vie sur un corps soi-disant inerte, n'avait pas encore été provoquée d'une manière aussi rapide.
Nous ne voulons pas nous étendre davantage sur la conséquence de tous ces faits que la science en* registre, seulement en présence de ces observations, il est permis de faire observer que la métaphysique sera toujours la clef de toute science. Oui, la vie est en tout , et là ou il y a la vie , il y a la
peniée, on h vte typlqile , qoi n'a besoin que d'tin Certain éiai pont fte Condenser dirons-nous j et se t€ùité lénslBte è nosâéîili qui île sont eât-mètn^l qa'lin éiat ioûl telaiifpùir notre o1)sertation.
Terminons ces reflétions par un aveu d'humilité 8e fa part de l'ancien ^irofesseur de physique ad Conservatoire, M. Pôuillet y ^ui avec toutes iëi connaissances, dirait encore « combien no's cônnaissBTfces paraissent restreintes et bornées, lorsqu'on jet^e un coup d*œil profond sur les mystères sansnombre qui nous environnent de toutes parts ! et même que là' science marche , notre Esprit semble à* élever sur un plus vaslé horizon a où il aperçoit dés régions nouvelles de plus en plus étendues qui restent è explorer. » [AçèrtiéséTtleht. Traité de Physique).
Oui, en présence de tous ces mystères, de tout te que l'on acquiert aujourd'hui et qnï était inconnu hier , ne hâtons pas nos négations sur les théories nouvelles qui peuvent nous être dévoilées, car en présence des bouleversements qui s'opèrent dans les Sciences, — l'homme doit tout observer en silence et ne ^e prononcer que lorsque sa raispi^ libre de toute influence d*école se trouve complètement satisfaite.