‹ Magnétisme: encyclopédie magnétique spiritualiste (volume 5)Chapitre 13 sur 47 · LETTRE D'AUGUSTE BALLOU A SA SOEUR ABB1B · texte numérisé non relu

LETTRE D'AUGUSTE BALLOU A SA SOEUR ABB1B

(Spirit manifestations, by W. Stone, p. 231).

Tune dois pas me voir dans ta pensée comme j'étais, mais comme un esprit qui voltige autour de toi pour te caresser et te bénir. Sans doute, si j'avais vécu plus longtemps j'aurais été auprès de vous dans ma constitution matérielle; mais n'est-il pas plus heureux d'avoir un compagnon, un soutien spirituel que de l'avoir encore attaché à la terre. Tune saurais plus avoir de souci à mon égard comme si j'étais sous l'empire des travaux humains; mais tu reconnaîtras que, dégagé de vos passions terrestres, je puis encore être avec vous tous, vous donner des consolations et fortifier votre espoir ; et enfin, lorsque votre pèlerinage sera accompli* vous aurez quelqu'un pour vous faire une réception d'enthousiasme dans nos demeures bénies, ou régneront, dans toute leur plénitude, l'amour et Iç

ravissement. Ce serait un sentiment d'égoïste chez toi, Abbie, de regretter que je ne fusse plus sur la terre, alors que tu es un exemple des souffrances auxquelles, en m'en séparant, j'ai pu me soustraire. Nourris donc toujours ton espoir; mets ta confiance dans le Rédempteur (famille de protestants), et livre tes pensées aux suggestions de ton cœur, qui ne peuvent être qu'excellentes.

AUTEB LETTRE d' AUGUSTE BALLOU A SES PAEEKTS.

(25 mars 1851, à Hopedale.)

Ne comprenez-vous pas que vos peines sont la caution de votre bonheur futur. Restez inaccessibles au découragement. Des jours plus brillants vont poindre sur Hopedale, sur ce monde enseveli dans d'épaisses ténèbres. Assurément vous en avez déjà un témoignage évident dans le zèle empressé des esprits qui sont auprès de vous, comme dans le profond intérêt que vous portent plusieurs de ceux qui sont dans l'éloignement. Votre réunion r excité des impressions cordiales chez plusieurs, chez grand nombre de bons esprits. Nous avons très-fréquemment un désir ardent, quand de pareilles réunions ont lieu, de nous manifester de manière à ce que vous ne puissiez nullement vous méprendre sur nos intentions ; mais vous n'êtes pas encore préparés pour cela.

J'aime i fous dire, d'abord, que depuis la dernière fois que je tous ai écrit, (toujours par la main d'umnédium) il y a à peu près une semaine, je suis entré dans la cinquième sphère. Je vois autour de moi beaucoup d'anciens habitants d'Hopedale et plusieurs de vos anciens amis, (Ici, en réponse à des remarques de son père, il dit : ) En vérité, je suis dans un monde plein de magni6cence et de bonheur ; mais ce n'est pas pour moi un sacri6ce de le quitter lorsque j'ai pour motif d'aller vous offrir des consolations. Nonobstant les nombreux chagrins qui peuvent vous assaillir avant votre ingression dans un monde meilleur que le vôtre, parce qu'il est plus éclairé, la terre que vous habitez, n'est pas un lieu de ténèbres absolues. Peu de personnes se représentant aussi bien que vous, mon père et ma mère, l'empire des Esprits ; cependant vous êtes loin de vous en être fait une idée précise.

Je serais joyeux qu'il me fut possible de faire beaucoup plus que je ne fais maintenant pour que vous pussiez être mieux convaincus de ma présence fréquente. Vous devez vous rappeler que je suis obligé, comme vous, d'attendre l'occasion de cette réunion, qui n'offre pas que des charmes absolus quand nous avons le spectacle de nombreux travers çt le spectacle des folies des habitants de la terre; mais nous sentons combien nous serions

heureux de Contribuer à leur bonheur, s'ils étaient dans de bonnes conditions individuellement et collectivement. Cependant le temps, n'est pas éloigné où nous pourrons donner carrière à nos vœux, et alors, quelle joie pour vous et pour nous ! Ne croyez pas qu'en l'absence prolongée de nos communications, une grande distance nous sépare. Pensez plutôt au temps où, confiants déjà dans l'action manifeste des esprits, vous éprouviez une joie indicible en voyant la moitié de ce qui appelle aujourd'hui votre attention. N'éprouvez-vous pas un bonheur parfait de savoir que nous sommes auprès de vous, et que nous pouvons vous rendre. dans de certaines limites, notre présence sensible, quelque désir que vous puissiez avoir de manifestations plus frappantes, plus convaincantes pour tout le monde,

Désirez-vous vous environner d'esprits purs , attachez-vous à vous vêtir de la pureté et à faire entrer la sainteté dans vos pensées et dans vos entretiens. Votre expérience vous a enseigné que vos plus heureux moments sont ceux qui s'écoulent lorsque vous livrez à la divinité tous vos sentiments Pourquoi donc chercher le bonheur ailleurs ? Les soucis du monde lancé dans les affaires fatiguent et embarrassent vos idées, tandis qu'en vous y dérobant, vous trouvez dans cet abandon une joie suprême, aussi bien que quand vous vous consacrez à l'infini.

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