‹ Magnétisme: encyclopédie magnétique spiritualiste (volume 5)Chapitre 14 sur 47 · AUTRE LETTRE D AUGUSTE BALLOU · texte numérisé non relu

AUTRE LETTRE D AUGUSTE BALLOU

(Page 234 du même ouvrage.)

11 me semble que toutes les joies de ma demeure spirituelle sont augmentées par le plaisir que j'éprouve à converser avec mes amis terrestres. Mettez votre coafiaace en Dieu : sa sollicitude s'étend sur toutes choses du présent et de l'avenir. Les anges suivent vos progrès et ceux de tous les êtres intelligents avec un profond intérêt. Les portes du ciel sont constamment ouvertes aux habitants de la terre» qui sont frappés d'étonnement et de ravissement en reconnaissant l'allégresse et l'éclat de nos demeures ; et alors qu'ils jettent a utour d'eux des regards dévorantsd'enthousiasme, on les accueille avec des chants séraphiques dansce séjour de repos ; mais un repos si actif que, pussiezvousen connaître toute l'étendue, peut-être penseriez vous qu'il doit être fatigant. Quel éclat brille là dans la pensée! on s'y entretient librement avec des esprits, dont la pureté est inhérente à la perfection. Leurs révélations étonneront le monde quand ils- entreprendront le grand travail de réforme qui parait maintenant se développer si lentement. Oui, il maYche lentement ; mais sûrement ; et les gens de bien, avec l'œil pénétrant de la foi, voient déjà poindre un jour nouveau. Je vous parle beaucoup de ces réforme* mr la terre. C'est parce

qu'il est très-certain que cela arrivera, et je désire faire descendre dans vos convictions une partie de ma foi et de mes espérances. Il me paraît étrange de ne pas vous voir, comme moi, pleins de joie et d'espoir; et, lorsque je vois mon père et ma mère tristes, affligés, déplorant mon départ de la terre, j'en sais vivement affecté. Qu'ils plongent leurs regards dans l'avenir pour y voir, comme moi, quel bien doivent opérer ces heureuses modifications. J'entrevois des peines et de dures épreuves; mais au-delà de ces misères est le règne éternel de la paix et de l'équité. Vous y trouverez votre récompense, mon père, aussi bien que ceux que leur sainteté a amenés à travailler longuement à dégager le monde du poids de ses fautes et de ses douleurs. Attendez donc avec patience.

ACTM UTTAS DI i/SSPUIT, AUGUSTE BAUOU,

(avril 1861, page 237).

Quand votre monde se comportera-t-il comme on le fait dans le monde des Esprits ? Quand les pensées des hommes se renfermeront-elles dans les idées spirituelles? Quand la lumière divine couvrira-t-elle la surface entière de la terre? Quand , oh! quand un saint zèle fera-t-il sortir de sa léthargie V Eglise de Dieu? Quand le grand centre de l'univers sera^-il agité, palpitera-t-il, comme

no pouvoir puissant avait secoué ses sens internes? Quand Dieu se révèlera-Uil lui-même, d'une manière à écarter tonte méprise de l'humanité faible, souffrante et fragile? Quand un souffle dissiperat-il les idées religieuses des dissidents? Quand tomberont les fers homicides de l'esclave , et quand le prisonnier échangera-t-il ses chaînes contre la liberté? Quand une paix divine, comme on la trouve au sein de Dieu, règnera-t-elle triomphante au milieu de vous? Finalement , quand le monde sera-t-il racheté? Quand régnera la loi de la justice en place de celle de la force? Alors, et non jusque alors , le cœur humain repoussera les mauvaises passions. Dieu gouverne par l'amour , et son ceuvre finale de bien sera accomplie quand le temps sera venu. Mais votre devoir est d'en hâter C époque. Travaillez donc, non pour lui ; mais avec lai. Agissez avec fermeté dans la voie da bien , Dieu vous protégera, et les esprits pars vous viendront en aide.

RÉPONSES DE SWEDENBORG A DIFFÉRENTES QUES- TIONS. Spiritualism, by Edmonds and Dexter, (page 127).

Sir Warren demande si nos Ames , séparées de nos corps, peuvent aller dans les planètes»

Hép. ~ Certainement. S'il était possible de li-

miter l'espace qui environne cette terre, et poser des limites au monde spirituel par une circonscription déterminée autour de ce globe, ce serait forcer les esprits à y rester attachés éternellement. Mais les sphères n'ont ni centre, ni côtés, ni exté» rieur : elles sont comme Dieu, incommensurables et sans extrémités.

— Avez- vous visité les autres planètes? — Oui, j'y suis allé; mais non pour y rester. Ma mission est ici. Dieu , dans sa sagesse , m'y a placé pour y accomplir le devoir qu'il m'a conBé. — Des sphères ou des cercles , comme je le comprends, se présentent à la pensée comme des orbites de globes, où se portent les esprits. (On voit que les esprits sont loin de savoir tout, et que bien des questions sont sujettes à être débattues entre eux, et différemment résolues).

Dans les premiers temps de ces manifestations , on interpréta différemment les intructions des esprits à cet égard, et que chacun expliqua à son point de çae, suivant ses impressions plutôt que d'après la pensée de ces esprits, d'où il est résulté une confusion de vérités et d'erreurs.

' Maintenant je sais que les esprits vont dans les autres planètes. L'àme est une cosmopolite au milieu des mondes innombrables. Or, est-il extraor-

dinaire qu'elle chosissc la demeure où elle est le plus heureuse?

Si vous vouliez fixer une limite à la seconde sphère, vous pourriez paraître avoir quelque raison ; mais l'univers de Dieu n'est pas si restreint, qu'il doit resserrer les millions d'esprits qui quittent annuellement cette petite terre inférieure.

La seconde sphère renferme non seulement cette terre; mais plusieurs mondes y et des esprits sont attachés à chacun des globes de ces cercles. Plusieurs esprits de choix sont envoyés sur la terre avec une mission ou pour quelque nécessité.

La septième sphère est parmi les orbes ou la présence de Dieu est le plus manifeste. Les degrés ou subdivisions qu'on rencontre jusque-là, ne sauraient être' comptés par milles, mais par cercles de Mondes.

SWEDENBORG. — PASSAGE DE LA MORT A LA VIE CÉ- LESTE. — (Même ouvrage américain, page 155).

Lorsque l'homme s'éveillant du sommeil de la mort et ouvre ses yeux au monde dans lequel son esprit fait ascension, à quel exercice étrange ne sont pas soumises ses pensées? Quelles sensations indicibles et successives n'ébranlent pas son ûmc ! Le lien qui établissait la connexité entre l'être matériel et l'être spirituel est coupé; le chaînon

de la vie est rompu, et le corps, devenu inerte, reste attaché à la terre, lorsque l'esprit, se balançant sur le cadavre qu'il lui a laissé, ayant à peine conscience de son nouvel état et peu capable d'en avoir une pensée, natt à la vie des sphères. Alors qu'il palpillonne autour du corps qu'il vient d'abandonner» il est entouré des esprits doués des formes qui leur sont propres et dupe beauté qui défie la puissance de l'imagination. Ils soutiennent ce nouveau né aux régions spirituelles, jusqu'à ce qu'il ait le sentiment de sa nouvelle condition. Alors avec le souvenir de sa nouvelle existence, encore présent à sa mémoire, il est vivement impressionné par toutes les scènes nouvelles qui s'imposent à son admiration. Son esprit qui, tout récemment, se tordait dans les convulsions de la mort, ouvre ses yeux aux merveilles indescriptibles d'un nouveau monde. De ce moment, tous les esprits dont la vie est pure, dont la mission près de lui est accomplie, eu égard à son entrée dans le monde céleste, le prennent par la main et lui disent de regarder autour de lui, où tant d'objets, vieux pour eux, sont nouveaux pour lui. Notez bien que tout esprit est dépouillé detout ce qui, dans la vie matérielle, obstruait ses pensées, et que, désormais, il peut s'enivrer dans la contemplation de tout ce qui se présente à lui de tous côtés. On ne leur permet, lorsque leur atten-

tion est arrêtée à une chose, ni de parler beauooup, ni de s'occuper, tout d'abord, de tout autre chose que de ce qui a frappé leurs regards. Après ces premiers soins donnés par ces nouveaui amis, les esprits novices sont soumis à leurs enseignements pendant quelque temps, non pas des sermons ou des doctrines ; mais une sorte de description de tout ce qui les entoure, et ensuite ils sont livrés à leur propre intelligence. De ce moment, «'ils sont doués de pureté et de bonté ; si leurs pensées ont une tendance à s'élever ; s'ils ont des sentiments saints; s'ils désirent eux-mêmes monter dans des sphères supérieures, tous ceux qui sont dans les mêmes sentiments deviennent leurs guides. Ils ne peuvent pas se méprendre ; ils sont irrésistiblement poussés en avant. Quoique leurs désirs soient autant multipliés et variés qu'ils s'appliquent à des objets divers, ils savent parfaitement à quoi il leur convient de s'arrêter. C'est ce principe qui les contraint à se fixer où ils pourront être le plus heureux.

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