‹ Magnétisme: encyclopédie magnétique spiritualiste (volume 5)Chapitre 9 sur 47 · UN MÉDIUM IGNORANT ÉCRIT BN NEUF LANGUES · texte numérisé non relu

UN MÉDIUM IGNORANT ÉCRIT BN NEUF LANGUES

Sights and Sound* by Spicer, p. 463.

Sir Bush, professeur de langues, cite comme le fait le plus extraordinaire qu'il soit possible de signaler, que sir F...., qui n'a aucune connaissance de langues étrangères, ait écrit, à l'état de médium, parfaitement en hébreux, en arabe, en sanscrit, en bengali, en persan, en malais, en chinois, en français, en espagnol, ainsi que ce professeur a pu le constater.

Il résulte donc de ce qui précède, qu'il n'est pas vrai que les Esprits ne peuvent nous répondre que dans les langues que nous connaissons ; qu'il ne serait pas exact de dire qu'ils savent toutes les

langue, et que M. Almignana a eu affaire à un esprit menteur.

ssamrasrAnoit au moyeu duhb cormddlu timwmxr, h-capoial.

Daaa une de mas propres expérienoes, j'ai ea la râla d'un ex-caporal, et j'offre à M. Gabagnet la ntattat de cette séance du 84 mai 1855. J'attache beaucoup de prix à des enseignements religieux de hante portée, à des sentences que les Esprits, peuvent nous écrire; maissinous n'obtenions jamais que de pareils résultats de nos communications pneumatiques, nous aurions la pensée que les Esprits sont une création qui n'a rien de commun avec la nôtre ; nous ne pourrions pas nous persuader que nous sommes appelés à être un jour exactement comme eux. Au contraire, le langage familier, un style vulgaire, des locutions de troupier, des expressions de carrefour, qui sonnent à nos oreilles à notre passage dans la rue, nous attestent la présence dans le vide et devant nous d'êtres que nous avons vus, qui ont frôlé nos vêtements en passant, qui ont été dans les même* conditions physiques et intellectuelles que nous, et nous nous disons alors avec confiance et plaisir : Ce langage atteste la présenee d'un homme sorti des rangs humains ; et, puisque des

hommes comme ceux qui nous parlent an langage grotesque, peuvent être des habitants invisible! de notre atmosphère; il n'y a pas de raison pour que nous n'ayons pas notre tour à planer dani l'espace pour voyager, visiter les villes, pénétrer par les interstices des murs pour correspondre avee ceux que nous aurions laissés sur la terre. Qui n'est pas convaincu de la vie, de la présence et de l'action des esprits après la lecture de cette séance, est de nature à ne rien comprendre, à résistera tout. C'est alors l'entêtement de l'âne. La raison se brise sur leur tète, et ne peut y entrer.

Séance du 24 mai 1855.

Quel est le nom de l'esprit qui va nous répondre ? — Le père La Joie.

Sur une question que je ne me rappelle pas,

nous sentons à notre corbeille des mouvementé étranges et tout à fait insolites, et un travail de longue durée, qui nous fatigue. Enfin elle s'arrêta ; nous la levons avec curiosité, et trouvons le plan ci- après, de l'étendue de la corbeille. ,

Point de dép. A, Point de ret. a.

— Je lai dis : mais vous avez Tait là une ceinture de ville de guerre ancienne ? — Oni.

— Quel est donc le nom de cette ville? — Cadoul.

— Dans quelle nation ou contrée ? — En Al* gérie.

— Quelle province ? — Oran.

— Est-ce que vous a vez été militaire ? — Oui.

— Étiei-vous général ? — Caporal. (Il écrit ce mot extrêmement fin.)

— Quel était le nom de votre général ? — Moreau.

— Etes- vous mort sur le champ de bataille?

— Dans mon lit.

— Quand êtes- vous mort? — A Toulon, en

— Quelle est la maladie qui vous a tué? — C'est le bon vin.

— En buvez-vous où vous êtes? — Oui, et qui n'est pas cher.

— Et que mangez-vous là? — Tout ce que je veux.

— n me semble que vous avez écrit : Tout ce que je veux ? — Vous y êtes.

— Que faites-vous où vous êtes maintenant?

Pour toute réponse, il nous fait sentir un trèspetit mouvement de zig-zag et très-prolongé, la corbeille avançant lentement, puis un mouvement

plus étendu changeant de direction, puis un mouvement rotatif, et enfin, après on trait allongé, de nouveaux zig-zags terminés par un petit rond ; là, la corbeille s'est arrêtée; dessous, nous avons trouvé le dessin reproduit ci -après :

Point de déparu

Nous lui avons demandé ce qu'il avait voulu représenter. — Une pipe arabe.

Ainsi ses occupations au ciel sont des pipes arabes.

— Les esprits nous voient-il» comme nous nous voyons entre nous ; voient-ils nos villes, nos progrès — Un peu ; tu le verras quand tu viendras.

— Dans quel coin de l'espace êtes-vouslogé?— Auprès de ton Maître.

— Voit-on beaucoup de jolies femmes au ciel?

— Oui; mais on les voit, et puis c'est tout.

— S'y marie-t-on? — Ceux qui peuvent.

— Combien de temps le caporal met-il à venir de sa demeure à Angers ? — Moins que toi de me le demander. ê

— Où va notre àmc à notre mort ? — Vers ton Juge.

— Brûle-ton en enfer? — - Non, il n'y a pas de bois.

— Que font no§ Ames dans l'autre monde? — Elles voyagent.

— Comment étes-vous venu ici? — Pas à cheval, mais à pied, le sac sur le dos.

— Etes-vous heureux où vous êtes ? — (un oui gigantesque).

— Voyez-vous notre ex-curé Bedeau ? — Non, je n'aime que le rouge.

— Que pense-t-on là-haut de laV... immac,.;?

— Les charlatans sont de mode.

— Que pensez-vous de notre Empereur? — C'est Un dur à cuire.

Dans le langage d'un troupier, c'est un homme ferme, qui ne se laisse pas mener, ce qui est précieux dans un homme d'Etat.

— Que pensez-vous, non pas de ceux qui croient qu'il y a au ciel de méchants esprits comme il y a ici-bas dès hommes méchants, mais des cagotsqui ne voient que des démons dans tous les esprits ? — fis ne sont pas si noirs que leurs nez craignent leurs encensoirs. (Les Esprits ne sont pas si diables qu'ils aient à craindre l'encensoir qui chasse le démon de Tau tel).

— Voulez- vous donner une autre séance? — Oui, si je n'ai pas la goutte.

— Si vous venez la semaine prochaine, que ce

ne soit qu'à la fin, si vous voulez bien, car j'irai à Nantes au commencement. — Et mot j'irai an bal.

— Eh bien I la semaine suivante. — Vous me prendrez quand vous me verrez ; est-ce clair?

— Par suite de la guerre actuelle, que deviendront les Polonais ? — Ils joueront de la boule et racleront les Russes ; cela ne sera pas long.

— Que pensez-vous de M % B.« .ky ici présent? — Brave major.

— Et de Mme T.,. on? — Très-douce.

— Et de Mme S...g...s? — Bonne, douce.

— Et de M. S.. .g., .s? — Honneur et vertueux (sic), mais très- vif. (1).

(Ici va venir Chopin, ils d'un Français marié *Q Petogat, qui dirigeait les concerts chez Louis-Pbilippe).

ciiof nt , coMPoarnHra m mwqoi.

Séance du 8 mars 1855.

— Quelle nationalité? — Polonais.

— Lieu de naissance? — Varsovie.

(I) J'appelle l'attention sur les deux dwkis «kicapml, qui ont aéce§teireaiem un QQMtnceMBt * ope An; £t cependant, le tout est si bien assemblé qu'on ne saurait voir ni l'un ni l'autre. Ceux qui, par un entêtement asinique, repoussent la présence et l'action des esprits, diroat-fls que, sous notre corbaffle où bous ne patvtoos «eu wtr, bous avons teaftné cas dévias, que gens te ame tracés, et que nous ayons eu l'babUeté de bien fendre, eu aveugles, ce commencement et cette fin.

— Quel nom? — Chopin.

— Quelle profession? — Artiste lyrique.

— Quel instrument principal? — Piano.

— Vous aviez des sœurs ; où sont-elles ? — Vers Dieu.

— Quelle est celle qui est morte la première? — La cadette (exact).

— Quel était son instrument. — La harpe (exact).

— Quel est le motif qui vous a attiré ici. — Voir un compatriote.

— Vous avez, sans doute, assisté au concert donné le 5 de ce mois chez la princesse Anna Czartoriska. — Oui, avec bonheur.

— Vous y avez vu Mlle Théodosia Br...ky; pensez-vous qu'elle fasse des progrès ? — Elle sera très-forte.

— Où est maintenant l'empereur Nicolas? — En purgatoire.

— Est-ce le purgatoire au point de vue catholique ? — Non.

— Il n'est donc point dans les flammes? — Non.

— Quelle est la plus grande douleur qu'on y éprouve? — La privation de Dieu.

— Dans quel but ont lieu les manifestations spirituelles? — Vous détromper.

— A l'égard de quoi? — De la religion.

Quelle est notre erreur? — Mal comprendre les punitions célestes.

Qu'est-ce que Dieu fait des méchants? —

11 ne les brûle pas.

Le lieu de douleurs réserré au méchant

comprend-il plusieurs parties, plusieurs classes» ou les peines soient proportionnées aux fautes?— Oui.

Combien compte- t-on ainsi de classes? —

Six.

Est-ce là ce qui compose le purgatoire où

tous mettei Nicolas? —Oui.

— Dans quelle classe est-il? — Première.

Est-ce là que sont les peines les moins sensibles?— Non.

Le ciel comporte-t-il plusieurs classes? —

Oui.

— Combien? — Sept.

Quelle autre erreur commettons-nous en

religion. — La c..c..p..t..on Que pensez-vous de la c....? — Absurde.

— Comment passe-t-on son temps au ciel? — Comme on veut.

^- Croyez-vous à l'indépendance de la Pologne, par suite de la guerre actuelle ? — Dieu seul le

sait.

— En Amérique, des esprits déplacent des objets. Dans un cercle, l'un d'eux a pris une sonnette

' sur une cheminée et Ta agitée au-dessus des tètes

des assistants. Voulez-vous seulement agiter ce grelot? — Ne t'occupe pas de cela, je n'aime pas cet instrument.

— Avez- vous visité les planètes ? — J'ai va Mercure.

— Cette planète si près du soleil est-elle habitée? -Oui.

— Quelle est la couleur dominante des hommes? — Cuivre.

— Sont-ils dans nos proportions? —A peu près.

— Leurs productions sont-elles étrangères par rapport aux nôtres? — A peu près comme les vôtres.

— J.-Ch. est-il reconnu généralement D. au ciel? — Non.

(Sur notre demande, il a séparé chaque mot par un trait horizontal pour que son écriture fût plus lisible. Le caporal Ta fait de son propre mouvement et a toujours écrit presque aussi fin que nous pouvons le faire, très-lisiblement et sans faute d'orthographe*

Ce Chopin est celui dont parle Haydn (esprit) dans la Table parlante, disant de lui : « Élégiaque, chantre inspiré par la Patrie absente, coeur de jeune fille, tète de penseur, imagination de barde ; il habite les régions idéales au sein des atmosphères vaporeuses où nagent les sensations, où planent les idées sublimes.»

US CURÉ BÉDKAU.

Séance du 10 février 1855.

— Quel nom; quelle profession; où? — Bedeau, curé à Angers.

— Dans quelle paroisse ? (il était mon voisin) — La tienne.

(Je passe bien des détails très-intéressants, mais pour nons seuls).

— Le lieu où vous êtes, est-ce une substance tangible, y a-t-il des montagnes, des fleuves, des végétaux, des animaux? A toutes ces questions: — Oui.

— Où vous êtes on est plus éclairé que sur la terre, où, d'après le catéchisme on nous dit : un seul Dieu tu adoreras? Cette prescription d'adorer un seul Dieu est-elle approuvée par le plus grand nombre des esprits, et surtout des plus instruits et des plus intelligents ? — Oui.

(Pour répondre ce oui d'une manière solennelle, le curé Bedeau a écrit ce mot sous une forme si gigantesque qu'il a rempli une feuille entière du plus grand format» couvrant une table).

Je lui disque s'il se proposait de continuera faire de pareilles lettres, il nous faudrait une rame de papier, puis je lui demandai :

— Dieu ne représente donc pas trois personnes ?

— Non.

(Il fit alors un non en miniature).

— Gomment J.-Ch. est-il vu au ciel ? — Moraliste sublime.

— La V est-elle i..i ? — Non.

(Encore un mot gigantesque). Il nous fait des

portraits frappants de ressemblance morale ou intellectuelle : un tel a un cœur de pierre, un tel est un sot y etc.

— Notre dernier évêque est mort subitement en tournée épiscopale ; quelle a été la cause déterminante de sa mort ? — Le poison.

— Voulez-vous nous donner une autre séance ?

— Oui, jeudi prochain.

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