‹ Magnétisme: encyclopédie magnétique spiritualisteChapitre 16 sur 28 · V. 9. « Ainsi le Seigneur n'a point retardé l'accom · texte numérisé non relu

V. 9. « Ainsi le Seigneur n'a point retardé l'accom

(1) Nouveau Testament, traduit par M. Lemaltre de Sacy. (?) Nouveau Testament, traduit par M. Lemaitre de Sacy.

plissement, comme quelques-uns se l'imaginent; mais c'est qu'il a exercé envers vous sa patience, ne voulant pas qu'aucun périsse , mais que tous retournent à lui par la pénitence. ■

V. 40. « Or, comme le larron vient durant la nuit* aussi le jour du Seigneur viendra tout d'un coup, et alors dans le bruit d'une effroyable tempête, les cieux passeront, les éléments embrasés se dissoudront et la terre sera brûlée avec tout ce qu'elle contient. »

Obs. â quoi sert que nous n'ignorions pas que nous devons être brûlés, si nous sommes face à face avec un larron divin qui, pour nous porter à la pénitence, vient sans d'autre avertissement qu'une destruction aussi brutale que complète de sa création? Et comment s'accomplit cette destruction? C'est par une tempête qui part nous ne savons d'où, traversant nous ne savons quoi, et réduit au néant tant d'immensités!... Les cieux passent où? les éléments sont dissous en quoi? pourriez-vous nous le dire, savant Dumas?... Les terres et non la terre, — puisque les cieux sont pleins de semblables globes au nôtre — sont consumées et la cendre jetée au vent, de quelle aire?... Allez donc monter sur les montagnes, comme le recommande le Christ, vous n'en serez que plus près de cet imbroglio destructeur 1 . . .

On nous a fait le reproche du genre de narration que nous plaçons dans la bouche des simples esprits, avec lesquels nous entretenons des relations spirituelles; nous ne pensons pas être en retour de fleurs

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Cet esclavage imposé par Dieu à son fils bietvaitné prouve à n'en pouvoir douter qu'un semblable tselavage nous est imposé à tous. Cet esclavage, comme nous allons le voir plus loin, commandant aux moindres de nos actions, nous force alors do demander quelle est notre responsabilité, et à quoi servira 00 Jugement?... Oui, il faut que le Christ se crolo Dlru pour * disposer d'une telle autorité... S'il 90 omit Mou, pour quoi, venant exprès pour se faire connaître, xn fui ru obéir et adorer, ne parle-t-il pas plu* IVaiichmiMui!

qu'il ne fiait î Qu'a-t-il besoin d'employer ces subterfuges de son père qui veut, qui sait, qui agit comme il l'entend; que lui-même n'est que l'agent aveugle de ce père de lumière, qui se sert d'une lampe aussi obscure pour éclairer les hommes.

Ce Dieu, ce Jésus, cet esprit de vérité, aurait-il honte de venir au prix de son sang demander des hommages à ses enfants; et pour cela les tromperait-il ainsi sur son identité?... Nous ne le savons pas, mais « ce que nous savons, c'est qu'il faut opter entre l'un ou l'autre. Si Jésus n'est que l'agent, il ne peut juger dans une cause dont il ne connaît pas les détails. . . Si au contraire Jésus est Dieu, il ne peut pas plus raisonnablement nous parler du jugement dernier, par les causes précitées de notre esclavage terrestre, que par le pouvoir qu'il a donné à ses disciples de remettre les péchés aux hommes. L'existence des chrétiens est donc chose jugée par le seul fait du baptême, qui, comme nous l'affirment Jésus et Pierre, le fondateur de son Église, est le moyen de rachat que nous a apporté le Christ, et, en second ordre, par l'absolution des prêtres de Jésus... Dieu et son fils ne peuvent donc revenir sur une chose jugée par les juges commis par l'un ou l'autre à cet effet.

Nous ferons encore observer que Jésus, nous disant par Jean, chap. 3, v. «16, o que Dieu a tellement aimé le monde qu'il a donné son fils afin que quiconque croit en lui ne pébisse point, mais qu'il ait la vie éternelle,» veut nous instruire que quiconque ne le connaîtra

pas ou ne le croira pas, périra. Par conséquent, là où il n'y a pas de vie éternelle, il ne peut y avoir de peines éternelles. Heureux, dans ce cas, ceux qu périront.

Que les pécheurs se rassurent : n'ayant point la vie éternelle en eux, une fois que l'humanité n'existera plus, ils ne souffriront pas les tracasseries de l'enfer ; que l'homme studieux se dépêtre comme il le pourra dans ce labyrinthe sans issue; pour ce qui nous concerne, nous plaignons ceux qui croient de tels contresens.

Étude* «or ee que renseignement fraternel de Jéaua élire de eenselant à I» famille.

Nous lisons dans Matthieu, cbap. J2, v. 46: « Il parlait au peuple lorsque sa mère et ses frères qu étaient dehors demandaient à lui parler. »

V. 47. « Sur quoi quelqu'un lui dit : Voilà votre mère et vos frères. » •

Y. 48. «Mais il répondit à celui qui lui parlait: Qui est ma mère et mes frères ? »

V. 49. «Et étendant sa main sur ses disciples : Voici, dit-il, ma mère et mes frères ! »

V. 50. « Car quiconque fera la volonté de mon père qui est dans les deux, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère. »

Obs. Nous voilà de nouveau devant l'erreur ou la vérité f en entendant Jésus dire que son père qui est dan g

]es deux et que lui qui est sur la terre, est bien son père. . . Nous nous trouvons en plus bien loin du respect que ses disciples portent à son immaculée mère en nos jours , puisque lui-même ne la regarde que comme régale de toutes celles qui l'entourent.. . S'il regarde comme frères ceux qui admettent sa parole, il en ressort que ce sont autant de fils de Dieu, semblables à luil II les admet d'autant semblables à lui, à n'en pouvoir douter, qu'il leur communique en partage sa toute-puissance par l 'Esprit-Saint, qu'il commet à leur garde et à leur instruction : Esprit-Saint qui peut être communiqué à l'infini par tous ceux qui l'ont reçu au même titre et en vue des mêmes fins; par conséquent, nous nous trouvons devant une assemblée de Dieux infaillibles dans leurs jugements, laissant tout juste à Dieu le soin d'entretenir la suspension des étoiles jusqu'à ce qu'elles tombent... Jésus est plus explicite encore sur la question de l'amour qu'on doit avoir pour la famille, cbap. 42, v. 9, en disant : «N'appelez aussi personne,*sur la terre, votre père, parce que vous n'avez qu'un père qui est dans les cieux. » Nous lisons également chez Luc, chap. H, v. 27 : « Lorsqu'il disait ces choses, une femme élevant la voix du milieu du peuple, lui dit : Heureuses les entrailles qui vous ont porté et les mamelles qui vous ont nourri. »

V. 28. « Jésus lui dit : Mais plus heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la pratiquent. » Nous allons aller de plus en plus fort. Luc, chap. 45, v. 26. « Si quelqu'un vient à moi, et ne hait pas son père et

sa mère, a faune, d ses enfant!:. son fra* e* tes sœurs, et même sa propre rie. celui-là ne peut éti* mon disciple. ■

Ois. M. De Sacr, dans les Evangiles reî«;ch«s fait dire à Matthieu, chapitre 40 :

Y. 29. • Jésus dît: Et quiconque aura quitté pour mon nom sa maison cm ses frères, ou ses sœurs, eu son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, en receTra le centuple, et aura pour héritage la vie éternelle. •

Cette f romesse est tellement tentante que, pour peu que l'amour des congrégations et des couvents continue, le toit paternel ne sera plus un jour qu'un mot digne du mépris général. Puisque M. De Sacy désirait adoucir les paroles anti-fraternelles du Christ, il aurait dû adoucir celles qui suivent, même chapitre 40, v. 34; • Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais Tépée. »

V. 55. • Car je suis venu séparer l'homme d'avec son père, le Ois d'avec sa mère, et la belle-fille d'avoo sa belle-mère. »

Y. 56. « Et l'homme aura pour ennemis ceux do sa propre maison. »

C'est ce qui arrive en nos jours, où les asouavos da Pie IX savent si bien tuer leurs propres frèros, à In grande satisfaction de leur mère, que ce g<*nrfrcux acte d'amour fraternel élève à la dignité des vrais enfouis de Jésus, et ce qui ne peut manquer d'arriver entre

tous ceux qui prendront de ces enseignements à double entente, ce qui conviendra le mieux à leurs intérêts et à leurs passions. Un professeur religieux aus?i ambigu que Test Jésus, ne peut réellement enfanter que le désordre ; aussi est-il partisan de l'épée et de la paix, de la liberté et de l'esclavage, de la générosité et de Tégoisme, de la mendicité et des richesses, du savoir et de l'ignorance, de la domination et de l'humilité, du pardon et de la vengeance !

Si M. De Sacy aimait la logique comme nous l'aimons, il aurait supprimé, à cette intention, chap. \ 9, les versets qui suivent. C'est toujours l'historien Matthieu qui parle.

V. 4. • N'avez- vous pas lu que celui qui créa l'homme dès le commencement, les créa mâle et femelle, et qu'il. est dit :

Y. 5. • Pour cette raison, l'homme quittera son père et sa mère, et il s'attachera à sa femme, et ils ne seront plus tous deux qu'une seule chair. »

Y. 6. « Et ils ne seront plus deux, mais une seule chair ; que l'homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. •

Cette révélation, elle seule, annule le péché originel que l'Église veut faire découler du commerce de l'homme et de la femme, et contredit passablement le v. 26 du chap. 45 du même historien, qui promet la vie éternelle à ceux qui quitteront et haïront leur femme pour le nom de Jésus. Quel amas de contresens !...

Si le père de famille prend ces conseils pour des

conseils d'amour et d'union, il peut alors eu user envers ses enfants, en leur faisant bien comprendre qu'ils ne doivent également pas avoir d'attachement entre eux, s'ils veulent être sauvés!... Si les enfants vous répondent que plus loin ce même Jésus dit que les deux plus grands commandements sont d'aimer Dieu et le prochain de toute la force de son âme, vous leur répondrez ce que vous voudrez , car les enfants sont parfois plus questionneurs que nous et peut-être un tant soit peu moins simples d'esprit !.. S'ils lisaient les saints Evangiles tels qu'ils sont écrits et non expliqués à leur intention, il est à présumer qu'ils adresseraient ' plus d'une question à leurs, professeurs religieux : ce qui embarrasserait fort ces derniers.

Que pouvaient produire un tel point de départ, un tel modèle, un tel enseignement ?

Il n'a pu découler de maximes aussi hétérogènes que ce que nous voyons aujourd'hui à Rome et aux bagnes français : à Rome le poignard clérical ajusté sur la poitrine de M. de la Vallette, et aux bagnes les impudiques corrupteurs de nos enfants.

Il n'a pu découler de ce captieux enseignement qu'une bande d'inquisiteurs enveloppés du manteau de Jésus ; de cet agneau sans tache, qui dit si bien qu'il n'est pas venu pour réunir, mais pour séparer les hommes; qu'il n'est pas venu pour apporter la paix, mais la guerre !.. armé qu'il se trouve en nos jours de la branche d'olivier enlacée à la branche de houx; de l'épée protégeant la croix , de la torture déguisée en

baiser d'amour, et de la mendicité exploitant le dévoue* ment, de la mendicité descendue à capter la crédule confiance des enfants, en leur «ravissant jusqu'au sou de leur faible bourse , au profit de prétendus petits Chinois, ou de la Sainte Enfance. Oui, cette honteuse mendicité est faite par des hommes qui ne craignent pas déjouer ainsi à la subtilité, avec la générosité d'enfants qu'ils devraient plutôt prendre pour modèles que de chercher à les exploiter. Quelle dégradation de la dignité humaiqe! quelle honte .pour les temps pré* sents! quelle accusation pour les. temps futurs !...

Il n'a pu découler de cette nomade tournée divine, que cette représentation d'orgueilleuse dorure de nos temples , que cette stupide suprématie du savoir de nos théologiens, dominant cette humble misère et cette confiante ignorance du peuple 1 II n'a pu enfin découler que cet enseignement ilfogico-jésuitigue qu'il est du devoir des Fils de l'Eternel de rayer de la civilisation moderne. .

Que la papauté donc remette l'épée entre les mains de l'homme de guerre, les tabourets inquisitoriaux d'Antooelli entre les mains des boureaux, et la majesté de. Dieu en son droit et les lieux que saint Paul nous montre du doigt.

Passons à l'enseignement religieux de Jlésns et contestons également i'aatorité de l'£gli*e catholique ainsi que sa liturgie.

Nous trouvons sur ce sujet dans Matthieu :

Chap. 6, v. 3. « De même lorsque vous priez,, ne

soyez pas comme les hypocrites qui aiment à prier de bout dans leurs synagogues , et au coin des places publiques, pour être vus des hommes. Je vous dis en vérité qu'ils ont reçu leur récompense. »

V. 6. « Mais vous, quand vous priez, entrez dans votre chambre, et après en avoir fermé la porte, priez votre père en secret, et votre père qui voit ce qui s'y passe, vous en récompensera (devant le monde). »

V. 7. « En priant, ne vous attachez pas à beaucoup parler, comme font les gentils, car ils s'imaginent qu'avecleur abondance de paroles ils seront exaucés.» V. 8. « Ne Vous rendez donc pas semblables à eux, car votre père sait de quoi vous avez besoin avant que vous le lui demandiez. »

V. 9. « Vous prierez donc en cette sorte : » Notre Père qui êtes daos les cieux, que votre nom soit sanctifié.»

V. 40. « Que votre règne arrive, que votre volonté soit faite en la terre comme au ciel. «

V. 44. • Donnez-nous aujourd'hui notre pain de chaque jour, n

V. 42. « Et pardonnez-nous nos offenses comme nous les pardonnons à ceux qui nous ont offensés. »

V. 45. « Et ne nous induisez pas en tentation , mais délivrez-nous du mal, ainsi soit-il. »

Y. 44. • Car si vous pardonnez aux hommes, les fautes qu'ils font contre vous, votre Père céleste vous pardonnera ainsi les vôtres. »

V. 4 5. « Mais si vous ne leur pardonnez point, votre Père ne vous pardonnera pas non plus. »

Obs . Si c'est là tout l'enseignement religieux de Jésus, comme nous le voyons et le croyons, que doit-il penser, en ce jour, de ces temples majestueux , de ces décors somptueux, de ces disciples, noyés dans des tissus les plussoyeux et les pierreries les plus fines ?.. . Que doit-il • penser de ces chapelets, de ces litanies, de ces répétitions de Pater et à* Ave, de ces cérémonies étourdissantes de tout le jour? Nous ne le savons pas;

mais que Jésus soit Dieu ou fils de Dieu, il doit regretter d'avoir été aussi mal compris. Nous sommes assuré qu'il doit se dire : si j'étais à redescendre sur la terre, je ne le ferais plus.

Voyons si ce que nous venons de lire est bien l'opinion de Paul, son plus fervent disciple; nous lisons sur ce sujet, Actes des Apôtres, chap. -17, v. 22: «Paul étant au milieu de l'aréopage, leur dit: Seigneurs Athéniens, il me semble qu'en toute chose vous êtes religieux à l'excès. »

V. 23. « Car ayant regardé en passant les statues de vos dieux, j'ai trouvé môme un autel sur lequel il était écrit : au Dieu inconnu. C'est donc ce Dieu que vous adorez sans le connaître que je vous annonce. »

V. 24. « Dieu qui a fait le monde et tout ce qui est dans le monde, étant le seigneur du ciel et de la terre, n'habite pas dans les temples faits de mains d'hommes. »

Y. 25. « Il n'est point honoré par des ouvrages de

la main des hommes, comme s'il avait besoin de ses créatures, lui qui donne à tous la vie, la respiration et toutes choses.

V. 26. « Et c'est lui qui a fait naître d'un seul toute la race des hommes, et il leur a donné pour demeure toute l'étendue de la terré, ayant déterminé le' temps précis, et les bornes de leur habitation. ».

V. 27. t Afin qu'ils cherchent Dieu et qu'ils tâchent de le trouver comme avec la main, quoiqu'il ne soit pas loin de chacun de nous. »

Y. 28. « Car c'est en lui que nous avons la vie, le mouvement et l'être, et comme quelques-uns de vos poètes ont dit, nous sommes les enfants et la race de Dieu même ! »

Obs. Que peut-on dire de plus précis contre les honneurs rendus à Dieu dans les temples des hommes? Paul ne combat-il pas une telle manière de prouver son amour pour Dieu ; et en cela n'est-il pas d'accord avec Jésus même, qui nous recommande de prier dans notre chambre ? S'il en est ainsi, la parole de Jésus et de son plus fervent disciple n'est-elle pas plus vraie et plus à respecter que celle des prêtres de nos jours?

La preuve la plus évidente que les premiers chrétiens n'eurent point de temples, et qu'ils considéraient ce qu'Us nommaient Y Eglise du Christ^ le premier lieu où ils s'assemblaient pour s'instruire mutuellement sur les mystères du christianisme, c'est que Paul, dans sa deuxième épltre aux Gorynthiens, chap. 44, v. 20, leur parle ainsi : « Lorsque vous vous assemblez

comme vous le faites, ce n'est plus manger la cène du Seigneur, i

V. 21. « Car chacun y mange son souper particulier, sans attendre les autres, et ainsi, les uns n'ont rien à manger pendant que les autres le font avec excès. »

V. 22 . « H'avez-vous pas vos maisons pour y boire et pour y manger? ou méprisez-vous l'église de Dieu? et voulez- vous faire honte à ceux qui sont pauvres? Que vous dirai-je sur cela ? C'est pourquoi, mes frères, lorsque vous vous assemblez pour le repas, attendez vous les uns les autres. »

Obs. Nous voyons par laque, dès le commencement, ces religieux ont été ce qu'ils sont encore en nos jours. . . qu'ils ont fort bien connu et mis en pratique cette formule de chacun chez soi, chacun pour soi. Ces hommes étaient pourtant tout frais imprégnés de l'Esprit Saint, et étaient des saints, nom que leur donnent les apôtres généralement!... Etant en plus, en commerce direct avec ces mêmes disciples de Jésus, tout parfumés de la sphère divine, ils eussent dû être un peu plus fraternels.

Etaient-ils plus humains et plus honnêtes que leurs descendants? qu'on en juge à ce reproche de Paul, même épltre, chap. 5, v. 1 . « C'est un bruit constant qu'il y a parmi vous de l'impureté, et une telle impureté, qu'on n'entend point dire qu'il s'en commette de semblables parmi les païens : jusque-là qu'un d'entre-vous a abusé de la femme de son père. »

V. 5s. « Et après cela vous êtes encore enflés d'orgueil, et vous n'avez pas au contraire été dans les pleurs pour faire retrancher du milieu de tous celui qui a commis une action si honteuse? »

Obs. Ces hommes étaient pourtant rachetés et lavés du péché , par conséquent les seuls qui, comme on Ta vu précédemment, doivent jouir de la vie éternelle ....

Paul va plus loin que de recommander de ne point honorer Dieu par les temples et les ouvrages des hommes, eh nous développant une philosophie qui ne doit pas déplaire aux panthéistes; car si c'est en Dieu que nous avons la vie, le mouvement et l'être, nous ne devons pas craindre la mort ni la corruption, vu que le corps de Dieu ne peut être sujet à la destruction... Que devient par là la promesse de Jésus, de ne donner la vie éternelle qu'à ses élus? Si nous sommes lés enfants et la race de Dieu même, nous ne sommes donc pas la race de Satan, ou celle de vipères, comme Jésus traite ceux qui ne comprennent pas ou n'admettent pas ses paraboles : et Dieu ne peut rejeter hors lui ce qu'il contient en lui même, sans n'être plus ce qu'il est, par conséquent sans passer pour être à court de moyens d'améliorer sa propre race I

Nous n'osons aller aussi loin que Paul , nous ne désirons rester que les créatures de Dieu, logées dans le rayonnement et l'étendue dé sa lumière. Créatures moitié libres, moitié esclaves, tant dans nos appétits, nos affections que nos actes. Nous élevant sans cesse de l'état d'esclavage à l'état de liberté, et retombant sans

cesse (par la non prescience des choses futures) dans l'état d'incertitude du vrai et du bon, état qui est par l'impermanenpe de sa propre imperfection , la plus grande* preuve possible de tout mouvement, de toute vie et de toute individualité.

Puisque nous touchons au libre arbitre de l'homme, voyons comment Jésus entend cette question*., question qu'il doit avoir résolue avant de venir enseigner aux hommes ce qu'ils doivent faire pour être sauvés; car il ne s'agit pas de dire aux hommes : vous devez faire telle chose pour obtenir tel résultat; il faut encore que ces hommes puissent faire cette chose... Nous lisons donc sur ce sujet dans Luc.

Gbap. 2 v. 6. L'avènement de Jésus prédit par les docteurs du peuple en ces termes : «Et vous, Bethléem, terre de Juda, vous n'êtes pas la moindre entre les terres de Juda, car il sortira de vous un chef qui gouvernera Israël mon peuple. »

Obs. L'on voit que c'est Dieu qu'on prétend faire parler par la bouche des docteurs du peuple, cependant qui ne dit pas la vérité, puisque Jésus n'a pas gouverné Israël. Nous trouvons dans Jean, chap. 3, v. M (c'est Jean qui parle) : • Pour moi, je vous bap- . tise dans l'eau pour vous porter à la pénitence ; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers; c'est lui qui vous baptisera dans le Saint-Esprit et dans le feu. »

Obs. Jésus n'a baptisé personne que par Pimpo-

sition des mains, comme on le voit par les quatre évangélistes. Le baptême de ses disciples en nos jours est donc le baptême de Jean, et non celui de Jésus! Le quel est le meilleur et le plus propre à notre sa* lut?

C'est sans doute celui qu'on n'emploie pas, puisque c'est Jean qui nous dit que celui de Jésus est préférable au sien. Cette question est peu rassurante pour ceux qui se croient baptisés du baptême du Christ.

Jésus commence ses prétendus enseignements sur le libre arbitre; ainsi :

Luc, chap. 5, v. 36. • Ne jurez pas non plus par votre tête, parce que vous n'en pouvez rendre un seul cheveu blanc ou noir. » Ce quf est dire à coup sûr que l'homme ne peut s'engager à rien dans l'avenir, vu que l'avenir ne lui appartient pas.

Chap. 6, v. 27. « Qu^l est celui d'entre vous qui puisse avec tous ses soins ajouter à sa taille la hauteur d'une coudée ? »

Chap. -13, v* -M. « Il leur répondit. C'est parce qu'il vous a été donné de connaître le royaume des deux; mais pour eux il ne leur a pas été donné. • » Obs. S'il ne leur a pas été donné de connaître, en quoi sont-ils responsables de ne pas faire ce qu'ils ne doivent pas faire?

Chap. 47, v. 21. « Lorsqu'ils furent en Galilée, Jésus leur dit : fie fils de l'homme doit être livré entre les mains des hommes. »

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