PASSÉ, PRESSAT ET FUTUR DES ÊTRES
A . Si nous admettons que tout ce que nous voyons fait partie de l'œuvre divine et est une pensée du Créateur, nous devons admettre que le domaine divin ne peut être alimenté par quoi que ce soit, hors Dieu ; ne peut être antérieur ni ultérieur à ce grand être : donc ce qui est a toujours été.
2. Le germe matériel de l'être, composé d'incorruptibilités divines, est donc de toutes éternités anté-
heures , successivement transmissibles d'être à être et d'États à États, aux éternités ultérieures.
5. Ce germe, contenu dans tel ou tel réservoir, possède des moyens d'attraction d'amour, il'union et de réceptibilité qui font que des jonctions s'opèrent à celte intention, que des échanges.' se font à ce sujet, et que des placements en sont la conséquence.
4. Ces placements sont l'entrée du germe dans des menstrues nécessaires à son développement matériel , à son extension et à ?on complément de forme. Il en est de même des agrégats menstruels opérés à cet effet.
5. 11 ressort de ce commencement de vibration maérielle du germe, à nos yeux, que cette vibration n'est qu'une expansion, qu'une mise en jeu des moyens d'être de ce germe , moyens qui prouvent une intelligence et un essor de pensées appropriés au but que ce germe se propose d'atteindre.
6. Ce beau travail d'ensemble, d'harmonie et de correction parfaite, nous prouve la préexistence intelligentielle de ce germe, à l'action de la confection de cet habit matériel, qu'il assemble avec autant de savoir que de goût.
7. Irons-nous chercher ce que pensait, ce qu'aspirait, ce que faisait ce germe précédemment à sa vibration matérielle? Il doit nous suffire de voir, de comprendre et d'admettre qu'il préexistait à cette entrée dans notre état, et cela se disposant, se prépa-
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rant, et plein de moyens d'entrer en scène pour y jouer un rôle quelconque.
Des révélations nous ont été faites par nos lucides magnétiques sur cette préexistence, révélations que nous avons relatées : Arcanes de la vie future dévoilés, etc. Mais ne voulant pas entrer (par les propositions toutes de prudence et de sage étude que nous faisons à cette Jntention) dans un labyrinthe où les argumentateurs de mauvaise foi pourraient nous poursuivre avec quelque apparence de succès, nous nous en tenons à admettre de droit (comme nous venons de le prouver) la préexistence à l'état matériel des êtres en général.
Le présent matériel*
Le présent matériel, c'est le germe matérialisé fonctionnant avec tonte la puissance dont il peut disposer, triant, assemblant, coordonnant et mettant en jeu les pensées dont il attend toute satisfaction.
Le présent matériel, c'est la continuation des aspirations du passé et la préparation des aspirations futures.
Le présent matériel, c'est une classe de dessin dans laquelle le Créateur permet aux élèves des imitations de ses œuvres, mais dont les crayons mal conduits caricaturisent, au lieu de copier fidèlement l'album du grand maître.
Le présent matériel, c'est un théâtre passionné qui
ne sait apprécier, comparer, conclure ni travailler à meilleure tenue de scène.
Le prisent matériel, c'est un intermède joué entre la lumière et les ténèbres : l'esprit et la matière, l'erreur et la vérité, à seule fin de préparer l'être à de plus sages appréciations et aspirations.
Le futur spirituel.
9. Le futur spirituel, c'est la participation matérielle de l'être terminée dans la pièce en jeu. C'est son entrée dans une autre troupe, suivi qu'il est de la daguerréolypie de ses jeux terrestres; daguerréotypie représentant point pour point toutes les phases de ses entrées et de sêsr^orties çn scène; de ses aspirations, de ses conceptions et de ses pensées les plus secrètes à ses actions les plus connues ; daguerréotypie dans laquelle il retrouve et compare le beau et le laid, le bon et le mauvais, le juste et l'injuste de son jeu ; daguerréotypie par laquelle il aspire autrement, en vue de besoins nouveaux d'harmonie, d'amour, d'humilité et d'admiration envers la sagesse de Dieu; daguerréotypie qui l'appelle à de nouvelles et de meilleures entrées en scène sur un nouveau théâtre pour lui : théâtre terrasco-spiritucl, sur lequel il doit débuter, non à titre d'acteur représentant, comme précédemment, mais à titre de conseiller-professeur aux études théâtrales de l'exister éternel de tous; vaste rôle qu'il n'est pas donné à l'être terrestre de
comprendre ni de définir, mais de pressentir seulement.
Nous pourrions (si nous n'étions pas retenu par la prudence, qui nous commande une grande circonspection dans cette question) traiter plus largement de l'exister futur spirituel de l'être ; mais nous renvoyons le lecteur à nos autres ouvrages traitant de ce sujet.
Le libre arbitre.
-1. Si Vétre, pensée divine, était privé de la faculté de voir, de comparer, d'aspirer et d'agir par lui-même, ce serait le tout qui agirait en lui, et l'être pensée de ce tout serait un non-sens.
2. Si le tout a distancé ainsi ses pensées individualisées en êtres en leur communiquant une partie de son. exister, il a dû accorder à ces pensées la faculté de se conserver où il les a placées , et cela par un savoir y rester, s'y plaire et s'y entretenir. *
3. Si ce n'est pas le Créateur typique qui pense et qui écrit ces simples réflexions, c'est assurément une de ces pensées à laquelle il a accordé la faculté de le faire.
4. Accorder si faible faculté que ce soit à cette pensée, partie du tout, c'est lui reconnaître la liberté de cette faculté.
5. Définir, étendre ou restreindre cette faculté, est le côté faible de l'être, côté qu'il est prudent d'éviter!.. 11 doit suffire au penseur humble et sage de recon-
naître qu'il peut, à son gré T étudier et admirer les œuvres du Créateur, ce que le Créateur assurément ne descendrait pas à faire dans sa partie.
6. Il suffit à l'être de distinguer le bon, le beau, le juste, du mauvais, du laid et de l'injuste, et de désirer la possession de l'un plus que de l'autre pour prouver, par ce choix, qu'il y a liberté d'appréciation accordée à la partie parle tout, et non pas le tout se désirant et s'admirant dans sa partie.
Il suffit enfin à l'être de ne pouvoir atteindre au complément de ses aspirations pour lui prouver que le Créateur ne peut subir cet esclavage, lui qui a puissance sur toutes choses, et qui* on dpit l'admettre, pourrait satisfaire à ces désirs dans sa partie comme dans son tout..
Oui une certaine part de libre arbitre est accordée k la partie dans l'attrait et l'assemblage des pensées commises aux agrégats différents de son exister; mais une limite que l'être prend pour être une dépendance, jfai est imposée, en vue de conserver à la partie, ce qui ne doit pas dépasser son être, et de laisser au tout la priorité de ses œuvres. <•• •-