‹ Magnétisme et hypnotisme: exposé des phénomènes observés pendant le sommeil nerveux provoqué auChapitre 35 sur 114 · PROCÉDÉS PHYSIQUES ET MÉGANIQUES · texte numérisé non relu

PROCÉDÉS PHYSIQUES ET MÉGANIQUES

autre procédé. C'était le procédé qu'employait Lasègue pour produire la léthargie chez les hystériques, comme nous Tavons dit dans le chapitre précédent.

Braid employait la méthode suivante :

Prenez un objet brillant quelconque (j'emploie habituellement mon porle-lancette) entre le pouce, Tindex et le médius de !a main gauche ; tenez-le à la distance de vingt-cinq à quarante-cinq centimètres des yeux, dans une position telle au-dessus du front que le plus grand effort soit nécessaire du côté des yeux et des paupières pour que le sujet regarde fixement Tobjel.

11 ajoute qu'il faut faire entendre au patient qu'il doit tenir ses yeux constamment attachés à cet objet et ne se laisser distraire par aucune pensée étrangère. Par suite de la convergence forcée des globes oculaires, il se produira d'abord une contraction des pupilles, puis une dilatation considérable précédée de quelques oscillations. A ce moment, si Ton dirige les doigts un peu écartés de Tobjet vers les yeux, les paupières se fermeront d'elles-mêmes avec un mouvement vibratoire.

A la Salpétrière, ce procédé a été un peu modifié. Au lieu de tenir l'objet brillant à une distance plus ou moins grande des yeux, on le place entre les yeux mêmes, à la racine du nez. La convergence forcée est augmentée, la fatigue est plus prompte, et le sommeil plus rapide.

Certains modes d'excitation sensorielle, pourvu qu'ils soient faibles, monotones et suffisamment répétés, ont aussi une influence très active dans la production de Thypnose. C'est à Heidenhain surtout que l'on doit l'étude de ces divers moyens. La répétition des passes magnétiques devant les yeux a pour effet de déterminer une excitation de la rétine de la nature de celle dont nou?^

parlons, et c*est ainsi que se produit le sompieil dao expériences des magnétiseurs.

Une impression auditive faible et monotone, lais Fesprit du sujet indifférent, et suffisamment prolon détermine facilement Th^^nose. Trois étudiants, pi par Heidenbain au bord d'une table où se trouvait montre dont ils devaient écouter le tic-tac les yeux fen s'endormirent au bout de deux minutes.

Les impressions tactiles faibles, un grattement de laines régions du corps, de légères percussions sure 1res, sont également somnifères, mais il s'agit de tro la zone hypnogène qui peut varier selon les indivi Chez les hystériques, l'excitation des zones hyslérog et érogènes détermine parfois des accès de somnai lisme. C'est ce qui arriva chez une malade du D' Tag la compression de Tovaire déterminait un état létharg d'où on la faisait passer en somnambulisme par W tation des téguments de Toreille.

Un des moyens les plus communément employés tuellement pour provoquer le somnambulisme ches hystériques consiste dans une légère pression ou fric du vertex. Ce procédé a été trouvé en 1878 par P cher (1). La malade doit être préalablement plongé léthargie par un procédé quelconque, la fixation du rej par exemple, si on exerce alors une pression sur le s met de la tête, il se produit quelques mouvements vulsifs, un peu d'écume aux lèvres et un étal de rigi générale; la malade est alors en somnambulisme et ] se montrer sensible aux suggestions.

Un aimant plus ou moins puissant, approché, m

fi) Richor, Études cliniques sur la grande hystérie, 2« édi is, 1885.

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