PROCÉDÉS PHYSIQUES ET MÉCANIQUES
à lenf insu, de certaines hystériques, détermine le sommeil léthargique. On doit un cas de ce genre à M. Landouzy. M. Chambard en cite plusieurs autres (1).
M. Ochorowicz a même fait de cet agent un critérium de la sensibilité à l'hypnotisme. En plaçant le doigt indicateur du sujet entre les deux pôles de Taimant, on constate au bout de quelques minutes si quelque action s'est produite.
L'instrument à l'aide duquel M. Ochorowicz fait ses expériences est un aimant ayant la forme d'un cylindre fendu longitudinalement d'un côté; les bords de la fente
Fig. 7 et P. — Hypnoscope de M. Ochoro^rioz.
forment les deux pôles de l'aimant et sont recouverts par l'armure. Ce cylindre a 5 ou 6 centimètres de long sur 3 ou 4 centimètres de diamètre et pèse 150 à 200 grammes; c'est un aimant très puissant, car il peut soutenir des objets ayant vingt-cinq fois son poids. La figure 7 représente l'aimant avec (B) et sans son armature (A) et la figure 8 donne une idée de la façon dont on l'applique sur le doigt du sujet en expérimentation. Les deux bords de la fente^ après Téloignement de l'armure, appuient sur la face palmaire.
Sur cent personnes soumises à Texpérience de M. Ocho-
{!) Chambard, Dict, encyclop, des se, méd,, 3< série, t. X, p. 36.
rowicz, soixante-dix ne ressentirent rien de particul en mettant le cylindre magnétique sur leur doigt; m\ par contre, les trente autres présentèrent des phéno-l mènes d'ordre subjectif ou., objectif (1). Tout sujet qd se montre sensible à ce mo'yen serait hypnotisable; toa les autres ne le seraient pas (2). i^'
Des excitations sensorielles intejjses et subites pro-j duisent également le sommeil nerve.jix, mai§. plus particulièrement certaine phase de ce sommei^ la phasaj cataleptique. Le bruit soudain d'un gong, le son d'aj grand diapas jn fait tomber instantanément en cataleps» une malade assise sur la caisse de Tinstrument. L*arritl subit des vibrations fait passer le sujet de la phase catarl leptique à la phase léthargique. Des effets identique! sont produits par léclat soudain d'une lumière oxyhydrique ou électrique, par l'explosion d'un paquet defid-{ mi-coton enflammé, par Tétincelle électrique.
Un jour, racontent MM. Bourneville et Regnard, une de dm malades, jouant avec un tam-tam qui se trouvait au laboratoirej le laissa tomber et demeura en catalepsie ; c'est en ne TenleDdut plus remuer qu'un des assistants alla la chercher et la trouvaimmobile, fixe et dormant.
M. Richer (3) rapporte une scène amusante dont il fol | témoin pendant ses recherches sur l'hypnotisme faites 4' la Salpêtrière.
Une hystérique était soupçonnée de voler les photog^phies do laboratoire, mais elle s'en défendait avec indignation. Un matio, M. Richer, qui venait de faire des expériences surd'autres maUdMi
(1) Science et nature, 22 août i885 (uo 91).
(2) Société de biologie, 17 mai 1884. Divers auteurs attribaenf l'action de rhypuoscope à la suggestion
(:i) V. Riclier, toc. cit,^ p. 178.