SENSIBILITÉ
I. — Objet du chapitre. — État des sens et de rîntelligenoo dans In U^tharKi*» II. — Dans la catalepsie la sensibilitc^ générale est abulio, In seusibilitt^ spéciale est en partie conservée. — Persistance du sou* musoulniro. — Suggestions provoquées par son intermi^diairo : attitudes pnssiou* nelles suivies d'un jeu de la physionomie appropria, et inversement.
— Excitations sensorielles : hallucinations de IWio. — Muuvomenti* automatiques sous riufluencc de l'excitation de la sonsibilité tnctile.
— Hallucinations de la vue, fascination. — Caractères do la suggestion dans l'état cataleptique. — Imitation.
m. — Modifîcations de l'innervation organique dans Thypnolisino : oITotii <iu procédé hypnogénique et de l'émotion.
IV. — État de la sensibilité dans le somnambulisme. * AnnlgAsie. — llypiT-
esthésics sensorielles diverses. — Eiïets dus & ^hypere^tllôsie cutanée et tactile. — Attraction magnétique. — Ilyperosthésin île lu vue et de l'odorat.
V. — Hyperesthésie sensitive. — Action à distance des médicaments.
VI. — État des facultés dans le somnambulisme. — (^>nNcieu('e, mémoire, imagination. — Rêves spontanés, délire, psoudoébriété. ^ Modlllrutions du caractère, de la sensibilité morale. Vil. — Suggestion.
L'état de la sensibilité générale et spéciale, dos fonctions organiques^ des facultés intellectuelles pendant les différentes phases du sommeil hypnotique fera l'objet de ce chapitre. Nous y commencerons aussi l'étude de la suggestion, des illusions, et des hallucinations provo-
140 PHÉNOMÈNES GÉNÉRAUX £E l'HTPNOTISME
quées, principalement dans la période cataleptique cbapilre suivant devant être consacré à Tétudedesmê phénomènes dans la phase somnambulique.
De Félat léthargique, il y a peu de choses à dire, manifestations sensitives,sensorieIleset psychiqiiesé presque entièrement négatives. L'anesthésie des di modes de sensibilité est telle que les excitations res impuissantes et qu'il est impossible de communiquer i le palienl et de produire chez lui les phénomènes i gestifs.
Cependant, il y a quelques exceptions. On a noté, « quelques sujets, malgré l'anéantissement général d sensibilité et de Tintelligeuce, la possibilité d'exciter gane de l'ouïe; mais en raison de leur impuissance, excitations restent la plupart du temps sans résultai font comprendre par un signe qu'ils ont entendu, et • tout. Quelquelois, dit M. Richer(l), on voit l'hystéri en léthargie répondre .jiar quelques mouvements piratoires précipités à l'appel réitéré de son nom; peut, en la tirant par la manche, réussir à la faire le^ mais c'est là tout ce qu'on peut obtenir d'elle. On p à certaines léthargiques, donner des suggestions p hypnotiques.
Dans un cas où la parole était incapable d'éveiller! tentîon du sujet, M. Brémaud (2), en lui appliquant •cornet acoustique dans le conduit auditif externe ou d le creux de la main, le bras étant en contracture, a pi faire entendre. Pour cet auteur, du reste, il n'y a <ie différence fondamentale entre la léthargie, suri dans ses formes atténuées, et le somnambulisme.
(1) P. Richer, locdU
(2) Bréinaud, SoaV/é de biologie^ 1884.