III. — Suggestion mentale, lecture des pensées, télépathie
IV. — De l'état de fascination décrit par le D' Brémaud ; procédés pour l'obtenir;
en quoi il consiste. — Sa place dans la série hypnotique. — Los femmes ne peuvent être mises en état de fascination. — 11 tend i\ disparaître par la répétition des expériences.
V. — Exemples de fascination, d'après le D^" Brémaud. — rhénumènos putholo-
grques du même ordre : sauteurs du Maino, de Malaisie, de Sibérie. W. • Suggestions dans l'état de fascination. — Elles agissent comme dans l'état cataleptique.
Dans le chapitre précédeat nous avons montré qu'il suffisait d'un degré d'hypnotisation excessivement faible pour rendre certains sujets aptes à être influencés par suggestion, et qu'alors on pouvait leur faire accomplir automatiquement les actes les plus bizarres, les frapper <ie paralysie, leur enlever la mémoire, leur procurer des hallucinations de tous les sens.
Chez quelques sujets, ce léger degré d'hypnose n'est même pas nécessaire. Beaucoup d'individus qui ont été
hypnotisés d'avance, ne fût-ce qu'un très petit nombre de fois, peuvent, à l'état de veille^ recevoir les mêmes suggestions, et, sous leur influence, réagir au moins en partie comme dans la période somnambulique. Bien plus, certaines personnes se sont montrées susceptibles de recevoir des suggestions sans hypnotisations préalables, sans même être sensibles aux procédés hypnogéniques.
Le nombre des suggestions dontsont passibles ces deroiers est, on le comprend^ très restreint; il Test moins déjà chez les personnes qui ont subi deux ou trois hypnotisations: il devient très considérable chez les individus dont le système nerveux a été profondément modifié par la pratique répétée de l'hypnotisme.
Quelques faits analogues aux phénomènes suggérés pendant Tétat de veille ont été recueillis par la patbolo* gie. En 1869, Russel Reynolds (i) appelait l'attention sur les paralysies causées par la seule imagination. Une jeune dame, qui avait eu à supporter de grand revers et qui s'était épuisée à soigner un père paralysé, éprouva des douleurs dans les jambes et s'imagina qu'elle allait être paralysée à son tour: elle ne tarda pas, en effet, à contracter une paralysie totale, qui guérit au bout de quelques jours sous l'influence des toniques, des frictions, de la faradisation et de l'assurance donnée par le médecin que la guérison allait survenir.
Erb (2)^ en 1878, signalait aussi certains phénomènes nerveux, paralysies, contractures, douleurs, qui peuvent se développer spontanément sons Tinfluence d'une idée ou d'une émotion.
(1) Russel Reynolds, Remarks on paralysis and oiher disordersof motion and sensation dépendent on idea. (British, med. j'oum., dot
(2) Erb in Zi^mBS&i\ Handbuch der KranktiUn des aervcH-suêéem 8, t. II. ^^ '
PIRALTSIES PSTCBIQUIS
Bembeioi a trejt^, avec de nombreux détails, de la bilité de prodnire, chez l'bypnotiqne éveillé, des >mèDes en tout semblables, quoique moins variés être, & ceux qui sont obtenus chez les somnambu-
Fjg. Î4, — Canlia«lBR <!•
DumoDtpallier {i), étudiant l'effet des suggestions à DnmontpalKer, Complu rendui de ta Sor. de hiol., 2T oet.
208 LA SUGGESTION A L'ËTaT DE VEILLE
l'état de veille, a reconnu que les expériences de H. B beim étaient exactes, etqu'on pouvait obtenir à vol< des transferts de la sensibilité et de la force muscul
en affirmant à une hystérique que l'anestbésie ou la culte de contracter ses muscles avait disparu d'un c pour se reporter sur l'autre.