CONSCIENCE
250 PHYSIOLOGIE DE l'hTPNOTISME
on suggère Taccom plissement d'un acte à une échéance plus ou moins longue. Ils se réveillent, ils ne se souviennent de rien, et cependant, des heures, des jours après, l'idée de l'acte suggéré se présente à l'esprit, qui sans se rendre compte de la façon dont cette idée lui est venue, ni des motifs de sa détermination, donne rordi*e d'exécution. Par quel obscur mécanisme cette idée emmagasinée dans la mémoire à Tinsu du sujet surgit-elle ainsi au moment précis qui lui a été assigné? Tout ce que nous pouvons dire, c'est que la cérébration inconsciente a fait son œuvre.
La perte du souvenir de ce qui s'est passé pendant la période somnambulique semble une objection à la per- j sistance de la conscience pendant cet état nerveux. On \ pourrait admettre, en effet, que les actes automatiques = de cette période sont comme s'ils n'avaient pas été et que f la personne du sujet était absente et étrangère à ce qui ' se passait. Mais C2tte manière de voir est combattue par \ ce fait, que l'amnésie en question n'est pas absolue, qu'elle ' n'est que relative, que le souvenir pourra reparaître dans une nouvelle séance d'hypnotisation et qu'enfin il est dans certains cas subordonné à la volonté de l'opérateur, qui peut, par simple suggestion, faire que le sujet se souvienne ou ne se souvienne pas. Il y a donc eu conscience, mais à un si faible degré, que si aucune force étrangère n'intervient, l'amnésie s'ensuit.
Il se passe dans le somnambulisme ce qui se passe dans le rêve. Beaucoup de nos rêves ne laissent aucun souvenir dans l'esprit ; d'autres dont on a conscience au réveil ne tardent pas à être complètement effacés de la mémoire.
' ' fplicalion est simple, dit M. Ribot. Les états de conscience stituent le rêve sont extrêmement faibles. Ils paraissent