HYPNOSE UNILATÉRALE
rhypnotisé, rexpérimentateur en modifie Texécution, le sujet modifie aussi la sienne, puis, après réflexion, revient à sa première façon d'exécuter le mouvement prescrit.
Ainsi, la conscience, la volonté, et Tintelligence sont conservées bien qu'un seul hémisphère soit éveillé, mais ces facultés semblent diminuées.
M. Dumontpallier n'est pas de cet avis. D'après ses expériences chez les hystériques, il conclut que « lorsque la somme d'activité du système nerveux est répartie entre les deux hémisphères, cette activité doit être moindre que dans le cas où un seul hémisphère est le siège de l'activité nerveuse. » Voici ce qui Ta conduit à cette opinion : chez une hystérique hémi-anesthésique, on ne peut obtenir que l'hypnotisme unilatéral dans le côté sain. Si, par des applications métalloscopiques appropriées, on ramène la sensibilité dans le côté précédemment frappé d'anesthésie, on peut alors produire les différents degrés d'hypnose totale, mais à un degré moins accusé que dans l'expérience d'hypnose unilatérale.
En résumé, M. Chambard pense que l'hypnose hémicérébrale est accompagné d'un affaiblissement de l'activité nerveuse dans Thémisphère éveillé. M. Dumontpallier, au contraire, pense que cette action est sinon plus grande, au moins aussi grande, et que l'indépendance des hémisphères n'est pas relative^ mais absolue.
Nous ne ferons qu'une seule remarque : c'est que les deux auteurs ont abordé la question par deux côtés opposés, ce qui peut expliquer en partie leurs divergences de vues. L'un s'est surtout appuyé sur le côté psychologique des expériences, qui, il faut bien le reconnaître, semblent lui donner raison ; l'autre en envisage uniquement le côté physique. Bien que la question ne nous semble pas résolue, le bon sens, à défaut d'autres argu-
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M. Dumonti>allier n'est j^hs- o- rrZ avis. L'apre* ses expériences chez les LystèriqDes. .. :■" lc. lî que f lorsque la somme d'activité du fvsrrH/r i-rr-^i est r^j.artie entre les deux hémispLrreî. '^-iie h^i.y.'.r d'il t-irt moindre que dans le cas ou ll s^:-. ierij.fj-ijrre *-?! le siège de l'activité nerveuse. > V..,-:-- 'e qji :'ïj r-":j J.jjt à cette opinion : chez uiie LTi:rr,:;-e î-^L'j.-arj^Ujesi^jue, on ne peut obtenir que yi}7L':irnj- i.Li]h:^rh: dAU? le côté sain. Si, pardesapp' ?a;. i;*iLe*uïi--'/scoj.jqLi^> ay»propriées, on ramené la sensll'."^*e dsiis .e C'jté précéd^'mment frappé d'ane^tiesie. i j»r -.: a. ;»:• pr'^^iuire les différents degrés dhv]:. a -.tse lota'e. ziib-'.fih un 'i'-j^r^ moins accusé que dans TexpérieL^e d Lyj.rjo^.'- uu Jat ér^ile.
En résumé, M. Chaaji>ard j»-rjse qf^e Thyprios»: h^-micérébrale est acc'iniipairné i ..r. a'Tâi.o issement de J activité nerveuse dans 1 hénj>p:-ere éveillé. M. Du mont pallier, au contraire, p^ease ;} -.e 'etî^ action ef-t sinon plus grande, au moins ajssi grande, et que rjndép'-ndance des hémisphères n'est pas re]at've^ rn?ijs absojijf-.
Nous ne ferons qu'une seule remarque : c'est que les deux auteurs ont abordé la question par deux c6tés opposés, ce qui peut expliquer en partie leurs divergences de vues. L'un s'est surtout appjyé sur le c6té psychologiq ue des expériences, qL;i, il faut bien le reconnaître, semblent lui donner raison : l'autre en envisage uniquement le côté physique. Bien que la question ne nous semble pas résolue, le bon sens, à défaut d'autres argu-
-£66 l'hémi-hypnotisme
Enfin, MM, Dumontpallier et Magnin ont été les premiers à produire T hémisomnambulisme et Thémicàtalepsie.
Dans un troisième groupe, on doit rangerles fai ts d'hypnose cérébrale bilatérale de même degré, mais à manifestations différentes pour chaque côté.
Par l'intermédiaire du sens musculaire, on peut dans ; la période cataleptique suggérer à chaque hémisphère du cerveau des impressions différentes. Prenons quelques -exemples :
Pau line est mise en catalepsie. L'expérimentateur prend les doigts de la main gauche de la malade et les lui pose sur la bouche •en imprimant au bras du même côté les mouvements exécutés dans l'acte d'envoyer un baiser. Aussitôt la malade continue le mouvement, tandis que le côté gauche de la face s'épanouit dans un «ourire. Pendant que le bras gauche poursuit ce geste, on donne au bras et à la main droite l'attitude que prendrait une personne < qui repousserait un objet avec horreur : le côté droit du visage prend alors l'expression de la terreur. La physionomie, souriante à droite, grimaçante à gauche, exprime ainsi au même moment deux sentiments absolument opposés.
A Marie en catalepsie, on donne au membre supérieur gauche le geste de l'adieu, au membre supérieur droit le geste du commandemenL « Alors le visage, du côté droil, prend l'expression sévère d'une personne qui donne un ordre impérieux; et le visage, du côté gauche, prend l'expression douce d'une personne qui sourit (l). »
N'est-il pas rationnel de supposer, dit M. Dumontpallier, qae, dans cette expérience, l'acte musculaire d'un côté a suggéré dans l'hémisphère opposé du cerveau une impression qui s'est traduite par l'expression hémilatérale de la face?
'1) Ces exemples sont résumés d'après la thèse de M. Bérilion.