‹ Magnétisme et volontéChapitre 7 sur 12 · TRANSMISSION DE PENSÉES A DISTANCE · texte numérisé non relu

TRANSMISSION DE PENSÉES A DISTANCE

L’étude de la transmission de la pensée à distance, est, un peu en dehors du magnétisme personnel. Cependant, il nous a paru utile d’en dire quelques mots car un mage, qui sait avec quelle facilité la pensée peut en certaines circonstances, s’extérioriser, doit pouvoir diriger ce phénomène avec succès, en prenant toutes les précautions désirables, chose d’ailleurs difficile et parfois dangereuse.

Toutes les forces rayonnent.

La pensée, qui est la plus grande des forces, rayonne donc aussi. Ses ondes, analogues aux ondes hertziennes, se propagent d’autant plus vite et plus loin que l’activité mentale est plus intense. Dans les divers états d’hypnose, dans le somnambulisme profond, il y a comme l’a démontré le colonel de Rochas une extériorisation plus ou moins grande de toutes les forces du sujet,.

Si l’on se déplace à une petite distance de l’hypnotisé et qu’alors on fasse semblant de lui pincer le bras, par exemple, immédiatement, le sujet endormi, poussera un cri et exécutera un mouvement réflexe comme si on lui avait réellement fait mal.

Une autre expérience, non moins curieuse, consiste à promener un verre vide autour du corps du sujet comme si on voulait emplir ce verre du fluide se dégageant du dit sujet.

Un feu étant allumé dans la pièce, on fait le geste de lancer dcans le feu le contenu du verre. Aussitôt, le sujet, toujours en état d’hypnose, se met à gémir comme s’il ôtait réellement brûlé.

Ces expériences renouvelées maintes fois ont reçu le nom d' extériorisation de la sensibilité. Mais' il est des phénomènes non moins intéressants, nous avons non# mé les phénomènes de voyance et de lucidité. C’est ainsi qu’un sujet profondément endormi exécute un ordre donné mentalement par l’opérateur. Il décrit aussi l’état des organes malades de la personne qu’on lui désigne ; il pénètre dans les intimes pensées des assistants et prévoit quelquefois l’avenir.

Ce qui se passe chez un sujet en état d’hypnose peut se passer aussi bien à l’état de veille.

La vie étant une vibration perpétuelle, tout ce qui pense, vit.

Donc, lorsqu’on pense il se produit des vibrations. Pourquoi ces vibrations partant du cerveau émetteur, et se propageant par ondes, n’iraient-elles pas toucher le cerveau récepteur ?

Elles y vont souvent, sans que nous nous en doutions. Mais c’est là un résultat exceptionnel. Pour conduire sa pensée où l’on veut, pour qu’elle ne s’égare pas en chemin et qu’elle aille droit au but, il faut un entraînement spécial.

Comment opérer

On ne peut envoyer sciemment sa pensée au loin qu’à la condition d’être non pas surexcité, comme on pourrait le croire, mais, au contraire, très maître de soi, très calme.

Il faut tout d’abord formuler sa pensée antérieurement d’une façon nette, positive, jamais abstraite. Au besoin, on écrira son désir sur une feuille de papier d’après la méthode que nous avons indiquée au chapitre : Projection mentale. Bref, on procédera par images.

« Voyez » la personne avec qui vous voulez entrer mentalement en relations. « Voyez » ensuite ce que vous voulez obtenir d’elle. « Voyez » ses gestes, ses attitudes, parlez-lui comme si elle était, près de vous, comme si elle pouvait vous entendre et figurez-vous l’état d'âme que vous voulez qu’elle ait à votre égard.

Mais vous ne réussirez à coup sùr que si vous avez auparavant travaillé le petit exercice préparatoire suivant :

Dites à un ami de penser à un nombre quelconque, un nombre de (rois chiffres, par exemple, et recommandez-lui de bien voir dans son imagination les trois chiffres en question, écrits à la craie et se détachant visiblement en blanc sur un tableau noir. (Il pourra les voir tout aussi bien écrits à l’encre et se détachant en noir sur du papier blanc.) L’essentiel est de voir.

Ceci fait, c’est à votre tour de « voir » ; concentrezvous et essayez de trouver dans votre imagination les dessins des chiffres pensés ou plutôt « vus » par votre ami. Mais, recommandez-lui bien à cet ami d’envoyer sous l’action de son vouloir énergique les dessins de ces chiffres devant votre cerveau. Après quoi, votre ami « laissera aller », autrement dit, il oubliera, autant que possible le nombre et les images du nombre qu’il veut communiquer mentalement.

Cette recommandation est indispensable, car on ne peut à la fois émettre un courant et le retenir.

Il est vraisemblable que cette curieuse expérience ne sera pas couronnée immédiatement de succès. Mais, persévérez quelques jours et les résultats prouvent que dans des conditions déterminées et avec un entraînement suffisant, il est relativement aisé de pénétrer dans la pensée d’autrui.

Au début, si vous n’arrivez pas à lire les chiffres « vus » par votre ami, prenez-lui la main, ce contact vous aidera beaucoup. En effet, les vibrations de la pensée s’accompagnent toujours de mouvements fébrillaires et ces mouvements ont une signification difficile à définir, mais, au bout de peu de temps, vous arriverez à en percevoir le sens mystérieux.

Tout cela est une question de tact, d’attention extraordinaire et d’habitude. Mais ayez garde de vous laisser décourager par quelques premiers efforts infructueux.

On doit pouvoir remplir aussi bien le rôle d’émetteur que celui de récepteur. Le rôle d’émetteur est infiniment plus facile ; il suffit d’avoir dans son imagination des représentations très nettes des chiffres ou des objets que l’on veut transmettre au cerveau récepteur.

Le cerveau » récepteur » sera calme, aussi vide de pensées que possible et très attentif, passif, par conséquent.

Autre chose : si vous attendez une personne dont la

présence vous est chère, l’impatience difficile à réfréner est au moins inutile. Vous devez seulement vous figurer cette personne prenant un véhicule quelconque ou venant à pied à votre rencontre. Projetez votre image au devant d’elle, et puis, pensez à autre chose. On sait que l’on peut faire retourner une personne dans la rue, en la regardant à la nuque ou à un point quelconque des vertèbres lombaires. Cette expérience échoue presque toujours quand on a la trop grande volonté de réussir — précisément parce qu'on conserve en soi l’idée de faire retourner la personne. Répétonsle, il faut « laisser aller », après s’être imaginé qu’étant hors de soi-même, on a touché ladite personne. Il so produit alors un contact fluidique qui provoque une impression plus ou moins vague ou plus ou moins forte, agréable ou désagréable de présence.

Votre magnétisme se développera par le régime, par l’exercice, mais surtout par la discipline spirituelle.

Pour communiquer une pensée à autrui, le meilleur moment est le soir, à l’heure où la personne avec qui vous désirez entrer en relations mentales, est sur le point de s’endormir, alors que les images apparaissent sur l’écran de la pensée et s’y succèdent rapides et sans ordres, n’étant plus coordonnées par la conscience qui a cessé son rôle d’ordonnatrice et de surveillante.

Le cerveau est alors extrêmement réceptif. Que le vôtre soit à ce moment tout ce qu’il y a de plus actif. Projetez des images nettes, donnez des ordres précis, mais ne vous livrez à aucun raisonnement, vous gaspillerez votre temps et vos forces. « Voyez 1 »

La transmission de la pensée à distanee telle que nous venons d’en exposer le mécanisme, c’est-à-dirn à l’aide de procédés normaux, est tout à fait sans danger. Il n’en serait pas de môme si l’on faisait usage des pouvoirs indiqués en magie. Il n’en serait pas de même non plus si l’on envoyait des pensées de haine, de cruauté ou de vengeance. Si ces pensées, comme il arrive souvent, n’atteignaient pas leur but, c’est vous qui seriez victime de votre malfaisance par le phénomène bien connu du « choc on retour ».

La télépathie

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pensées à distance mW elle se audiUves, ^uelïléïTeS1 donnent lieu a des apparitions,

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raconte l'anecdote sutvante : * §}f<u> sa

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a disparu, au cours d’une attaque de nuit a a date et à l’heure même où l’enlant a eu cette vis ... Plus d’autres nouvelles !... La pauvre îemme finli par s lier trouver une « voyante », cest-a-dne une liseus df pensTes " encore un aspect de la télépathie ! f celle-ci lui indique exactement avec de nombreux de- Süs l’endroit où repose son mari, tué d’un écla do shrapnel à la tète et enseveli ensuite par 1 explosion d’un gros obus.

Le mécanisme de cela ?

Ce terrible soir, une vague télépathique, venant du mari agonisant, i atteint la mère et la fl ette mais n’a provoqué que chez cette dernière une hallucination, la mère n’en porte pas moins dans son subconscient une empreinte télépathique ; subconsciemment, elle cait ! La liseuse de pensée lui révèle le sens de cette empreinte rendant consciente pour la pauvre veuve une notion oui n’était qug subconsciontG on clic.

On pourrait multiplier des exemples analogues presque .à l’inflni.

Tous démontrent, ce que nous avons, avant tout, cherché à exposer dans ces pages : la pensée, força rayonnante, loin d'être enfermée en nous, sexténorise et se projette suivant des lois dont un grand nombre reste encore inconnu, mais qui toutes lelèvent de l’activité du mental et de l’exercice de la volonté.

Il y a, du reste, des sens de remplacement et certains phénomènes encore aujourd’hui obscurs s’éclaireront demain à la lumière de la science. D’ores et déjà, la réalité de ces phénomènes n’est mise- en doute par per sonne.

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