MAGNÉTISME PERSONNEL
Le magnétisme personnel est l’art de tirer parti des ressources procurées par le développement de la \ulonté.
Dans la vie, il ne suffit pas de savoir, c’est-à-dire de posséder, ii est indispensable d’exploiter son bien intelligemment, énergiquement.
11 est même assez rare qu’un homme n’ait pas l'instruction suffisante pour conduire convenablement ses affaires ; ce qui lui manque le plus souvent, c’est le caractère, le talent de se servir avec fruits de ce qu’il sait, de ce qu’il peut.
Pour faire un usage utile de sa valeur, il faut, d’abord, être équilibré physiquement et moralement, se sentir en pleine possession de soi-même, ensuite, il faut se bien connaître. Si l’on doit se juger sans in diligence, il serait dangereux d’exagérer la sévérité. L’excès en tout est un défaut ; et, avec la folle prétention de vouloir se comparer à Dante, à Pascal ou a Napoléon Ier, ou à tout autre idéal, on aurait vite fait de tomber dans le découragement. Tout en reconnaissant ses défauts et ses imperfections, il est simplement sage de constater que l’on n’est guère inférieure à ceux qui ont réussi beaucoup mieux que nous dans la lutte pour le bonheur.
Essayons de nous étudier nous-mêmes, afin de nom corriger de nos défauts. Après quoi, nous pourrons nous donner un commencement de satisfaction.
Des gestes,
Placez-vous devant une glace pour analyser vos qua- | utés physiques et tâchez de bien vous rendre compte de l’effet produit par vos gestes. Savez-vous seulement ij; marcher d’une façon correcte et élégante ? C est peu
probable. , ,
A aucune autre époque, l’attitude des hommes et des I femmes n’avait laissé autant à désirer. Ce n’est pas la souplesse qui manque (car jamais on avait été autant sportif), c’est l’harmonie et la grâce des mouvements que nos grands-pères associaient à la politesse. On ne salue plus, on se découvre. La poignée de main î est banale ou maladroite. On ne sait entrer, ni sortir ; d’un salon : on ne prend \plusy congé, on s’en va. On mange lourdement. On ignore l’art d’embrasser la femme que l’on aime et celui de baiser la main de celle ;; que l’on respecte. Seules, les religieuses, dans quel- | ques pensionnats démodés, apprennent encore à leurs
• élèves à faire la révérence, et donnent les dernières : leçons de maintien.
Croyez bien que le geste obéit à des lois qu’il est impossible de transgresser sans tomber dans la fausseté ou l’erreur.
La loi du geste dérive des nombres. « Celui que son nombre abandonne, a dit Platon, perd toute communauté avec le bien et devient la proie des anomalies. » C’est ainsi que la musique (comme tous les autres arts) dérive des nombres. Les lois des accords sont basées sur des rapports de nombres de vibrations, aussi le contre-point, la contre-fugue, etc... Mais ces considérations nous entraîneraient trop loin. Tenons’ seulement pour certain, que le geste obéit à des lois aussi sévères, aussi strictes que celles qui s’imposent à la bonne- construction d’une phrase musicale ou grammaticale.
Assurément, il faut gesticuler le moins possible, puisque tout geste qui ne sert pas, dessert ; mais en-
• core le geste est-il la première expresion de la pensée, car ce n’est pas le geste qui accompagne la parole ; c’est, au contraire, la parole qui suit et accompagne le geste.
Etudiez les ouvrages d’autrefois sur l’art du geste, en négligeant,, cela va sans dire, les fioritures qu’ensei-
gnaient les « maîtres à danser » du dix-huitième siècle. Ces façons de jadis seraient aujourd’hui ridicules, mais encore, il est, dans cet ordre de choses, des principes que l’on fera bien de ne pas enfreindre. Cette étude vous donnera de l’assurance et de l’aisance. Vous saurez saluer, vous asseoir, parler en petit comité ou en public, enfin vous mouvoir avec la certitude d’être aussi bien harmonieux dans tous vos gestes que parfait homme du monde et dans la vraie note du bon ton. Même si l’on vous sait pauvre, même étant vêtu d’un costume défraîchi, vous donnerez par l’élégance simple de votre attitude, de vos mouvements et de vos paroles, l’impression que vous êtes un monsieur ou une dame « très comme il faut ». Or, ce n’est pas tant l’instruction (ni même la fortune) qui sépare les hommes, que l’éducation.
De le voix
La voix aussi est une force.
Vous êtes-vous jamais écouté parler ? — Non. — Eh bien, essayez ; cela vous Intéressera. Notez vos défauts d’articulation, d’intonation, d’accent. La voix définit, la vraie personnalité car la voix humaine a des qualités qui sont les résultantes d’un constant usage, d’une habitude implantée par notre manière ordinaire de penser.
Il y a aussi mille façons de rire. Il y a des rires cruels, narquois et méchants comme un couteau que l’on aiguise. Par contre, on entend chanter des rires délicieusement bons, tendres, exquis...
Les tons sourds ne sont pas magnétiques.
Un ton élevé, un peu « perché » est affectueux.
Un ton bas, dans une voix grave, dénote la force de caractère.
Un ton de chuchoterie indique une nature soupçonneuse et toujours en défiance.
La voix doit être claire, colorée, jamais monotone. La monotonie est accablante.
Efforcez-vous de conquérir une belle voix si la vôtre est imparfaite.
Une voix inexpressive est une faiblesse. Une voix criarde ou nasillarde est une infirmité.
Du regard magnétique
Les yeux ne sont pas seulement deux fenêtres ouvertes sur le monde extérieur ; ils réflètent aussi notre vie intérieure. Ils disent nos joies ou nos chagrins, nos espérances et nos regrets, notre haine ou notre amour, nos moqueries, nos mépris, notre indulgence, notre admiration, nos multiples et changeants désirs...
Tous les poètes ont chanté la beauté du regard humain. On pourrait tout aussi bien parler de sa laideur. La passion de l’argent est telle que les trois quarts des hommess et des femmes ont, dans leurs prunelles, le reflet, la fixité, la dureté de ce métal. Mais nous naviguons presque toujours sous un faux pavillon. Nous cachons, dans la mesure du possible, selon la force • de notre volonté, l’expression de notre regard. Précaution indispensable. Si l’on devait voir au-dedans de nous comme au-travers d’une vitre, pourquoi viendrions-nous au monde avec des pensées invisibles ? Et si nous nous montrions tels que nous sommes, notre destinée ferait de nous des ermites au sommet des montagnes ou des criminels dans les bas-fonds.
Ainsi, sans obscurcir ni ternir ces deux petits miroirs de notre âme, ne leur permettons pas d’être trop transparents. Ce serait ouvrir aux intrus la porte de notre « jardin secret » qui est à nous, rien qu’à nous. Offrons à quelques amis de choix le rare privilège d’y pénétrer quelquefois, mais défendons jalousement notre bien contre les reptiles qui ne manqueraient pas de souiller nos plates-bandes, de saccager nos massifs, de salir de leur bave, nos plus jolies fleurs.
Elevez donc entre le vulgum pecus et vous une barrière. Cette barrière sera un regard impénétrable, mais pénétrant et d’une fixité déconcertante.
Pour arriver à ce résultat, la gymnastique en usage consiste à prendre une feuille de papier blanc au mijeu de laquelle vous dessinerez une circonférence dont i intérieur sera barbouillé d’encre noire. Vous épinMevnLpelîe fe"iUe cle PaPier à la muraille, en face°de flxerez al°rs le cercle noir pendant une ame fIe secondes- P’iis vous vous reposerez pour exerNIf.nenCer *rrès' RéPétez Quatre fois de suite cet nïte environ0 ^ mtervalle- entre chacun d’une mi-
Ensuite, placez-vous devant votre glace et regardez votre image avec fixité.
Autre exercice : — Tenez-vous debout, à une distance de un mètre et demi du mur sur lequel vous avez épinglé votre feuille de papier de façon à ce que la tache noire, qui est au centre, se troüve dans votre rayon visuel. Fixez ce cercle noir en déplaçant la tête d’une façon circulaire.
Autre exercice : — Sans remuer la tête, regardez un objet qui se trouve placé très à votre gauche, puis, regardez un autre objet placé à votre droite. Cela assouplira considérablement les muscles de votre œil et donnera à voire regard une intensité extrême. Mais, prenez garde à la fatigue. Cessez tout exercice dès que vous vous sentirez las.
Exercice du miroir
A l’aide d’un crayon ou d’un fusain, faites une tache entre vos veux, à la racine du nez, à l’endroit même où se trouve située la glande pinéale. Puis, asseyezvous devant une grande glace, regardez votre image dans le miroir en ayant soin de fixer intensément cette tache noii’e, en restant complètement immobile. Cet exercice ne saurait, durer plus de trois minutes.
Un pou do pratique
Maintenant, quand vous parlerez, ne manquez pas de regarder entre les yeux la personne à qui vous vous adressez. Regardez-ia ainsi avec calme, sans insistance, avec douceur môme, mais avec le désir très net de l'influencer, comme si l’idée que vous avez l’intention de communiquer était une petite flèche, qui doit s’enfoncer dans le cerveau de votre interlocuteur.
Celui-ci, h son tour, parlera. Alors, pour ne pas être influencé vous-même, détournez légèrement les yeux, examinez son col, sg cravate ; réfléchissez ou ayez l’air de réfléchir à ce qu’il vous dit, mais ne cessez pas de passer au crible de voire critique, ses moindres paroles. Pas de regard fuyant ou incertain, mais une attitude de concentration comme pour mieux vous pénétrer des qualités du discours que Ton vous tient, ou des observations que l’on vous fait.
I orsque vous donnerez la réplique, fixez aussitôt le petit espace, qui se trouve entre les yeux de votre adversaire en inondant votre verbe de la suggestion que vous voulez donner.
Vous réussirez ou vous ne réussirez pas. Mais soyez bien convaincu que si vous avez parlé avec intelligence volonté, et en poimano bien votre regard, comme nous l’avons dit, entre les yeux de votre adversaire, celui-ci se souviendra de vous. Vous lui aurez fait une
impression profonde et durable.
Un regard faible, inquiet, n’influence personne, même, lorsque dans la conversation on émet des vérités aussi évidentes que celle de deux et deux font qua-
Donc, parlez peu, parlez bien, articulez vos phrases d’une voix claire et n’oubliez pas de lancer la petite
flèche.
Les yeux sont à la fois des emetteurs et des récep' teurs de vibrations magnétiques.
Du salut et c2e la poignée de main magnétique
Il est indispensable de savoir bien saluer. Donner un coup de chapeau n’est rien pour un rustre, pour un homme distingué, c’est une chose importante. Il y a, comme l’on dit, la manière.
En portant là main à son couvre-chef, on doit arrondir le bras droit, saisir son chapeau par le bord et le faire glisser le long du corps jusqu’à ce qu’il repose la coiffe en dedans sur la cuisse droite. Rien n’est plus ridicule que de tenir son chameau en ayant l’air de demander l’aumône, et en montrant l’étiquette de son chapelier. Saluez froidement les indifférents, respectueusement et profondément une femme âgée. Vous avez le droit d’esquisser un sourire à une jolie femme. On salue ses amis de la main.
Si vous donnez une poignée de main à une personne qui vous intéresse à un titre quelconque, regardez-la d’une manière agréable en prenant une grande partie de sa main dans 1a. vôtre. Rien d’irritant comme de donner ou de saisir les doigts seuls.
Après une pression ou une étreinte plus ou moins vive, faites glisser la main de ladite personne dans la vôtre et froiez-lui le bout des doigts avant d’achever ce geste cordial.
Pour donner une poignée de main, qui veut ne pas être banale, penchez le corps légèrement en avant, regardez la personne entre les yeux, sans mouvoir les paupières et pensez fortement à l’impression que vous désirez faire ressentir. Aucun effort ne doit se trahir sur votre physionomie.
Souffle isolateur
Il est des gens dont la présence nous est agréable ; il en est d’autres dont la présence est désagréable ; et, cela, sans causes positives connues ni apparentes. On ne saurait dire au juste pourquoi ceux-ci sont sympathiques et ceux-là, antipathiques.
Les uns apportent avec eux de la paix, de la confiance, de la joie ; les autres troublent, produisent comme un vague sentiment de gêne ou d’angoisse morale et même physique. On a- hâte d’en être débarrassé.
C’est une question de magnétisme humain : rayonnement moral et attraction physique.
L’amour, si étrange parfois dans ses manifestations, est basé tout entier sur cette grande loi de sympathie ou d’antipathie.
Les sujets chez lesquels prédomine le magnétisme rayonnant sont des magnétiseurs. Ceux chez qui abonde le magnétisme absorbant sont des sujets magnétiques.
« Les femmes rayonnantes, dit Éliplias Levy, sont, les inspiratrices ou les fléaux des hommes faibles, et les femmes absorbantes sont les Dalila des hommes forts.
Quand nous nous trouvons avec des individus dont le voisinage exerce sur nous une action déprimante, ou dont simplement, l’ambiance nous incommode, il faut aussitôt s’isoler moralement.
On imaginera (et, de fait, on créera dans son mental) une sorte de coque psychique de forme ovoïde et l’on s’enfermera solidement sous ce bouclier ; les effluves perturbantes de la personne qui est en face ou à côté de vous ne pourront vous atteindre.
La boule de cristal.
Le fluide magnétique et la pensée, ont la propriété de se condenser et de s’accumuler sur le cristal ainsi ^ que sur certains métaux brillants auxquels on a donné * g. pour cette raison le nom de « miroirs magiques ».
Mais, avant de commencer cet exercice de la boule de | cristal, et afin d’en bien faire comprendre le mécaf nisme, il importe d’avoir présent à l’esprit ce grand ^principe d’occultisme déjà exposé : il n’existe qu’une fpforce : la Force, laquelle se modifie ou se transforme ? en raison de la fonction qu’elle est chargée d’exécuter.
Chez l’homme, les diverses manifestations de la f Force sont réunies à un centre unique : l’âme.
La Force, sauf en cas d’équilibre absolu (mais ce 5. point mathématique n’est jamais trouvé) est toujours ven mouvement. C’est elle qui meut la matière. î La matière subit le mouvement.
La Force imprègne la matière.
La matière est imprégnée de Force.
Ces deux principes : force et matière, s’entremêlent constamment. Il n’y a pas de matière sans force et il n’y a pas de force sans matière.
La seule force existant incorporellement, c’est Dieu. Toutes les choses créées ne sont que des pensées de Dieu. Pour créer des êtres individuels pensants, il était nécessaire d’incarner des portions de l’esprit divin ;
■ c’est ainsi que l’homme s’est individualisé.
Sur notre plan physique ou terrestre, la force et la matière sont étroitement unies, mais en des proportions ; ^essentiellement variables.
i PP ^ niatière abonde, la Force (ou l’esprit) diminue.
L’excès de matière donne les corps minéraux, à l’état ; solide. Lorsque la matière se raréfie et que la force augmente, la matière se présente à l’état gazeux éthérique ou radiant.
Il en est de même pour la pensée. La conscience est presque une force pure ; par contre, le fluide vital est llilrifes^ Particu^es niatérielles... ordinairement invi-
c,pa. force-pensée (mêlée de fluide vital), pouvant flxerons°nSer’ C ®St SUr la boule de cristal flue nous la I Si vous n avez pas un petit globe de cristal à votre
disuosition prenez un verre et emplissez-le d’eau. Vous placerezce ?erre sur une table de façon à ce que vos veux se trouvent à environ un mètre du verre d eau.
Quand cet exercice a lieu le soir, il faut que la lampe, couverte d’un abat-jour rouge, se trouve derrière 'Ous, un peu au-dessus de votre tête.
Regardez avec intensité le centre du verre d’eau en étant résolu à exercer un magnétisme puissant sur telles ou Mies personnes, ou sur tel acte de votre
volition. .
Anrès une période d’entraînement plus ou moins Ionvotre fo"e pensée se dégagera partiellement « viendra imprégner le verre d’eau qui se trouvera chargé rie la dite force représentée par des images d un carac-
tère sYnibolique. Si vous avez le don de voyance au . . j.nri rrnart d’heure de concentration, vous verrez,
fa snrtace de " au se treubler, devenir laiteuse, bientôt. naes “formes colorées s’y dessineront, anlmte de .moure-j ntpriis nlus ou moins rapides, et représentant des ptr Slges ou Sef paysages pareils à ceux que l’on voit
'Te" n'esfpas la fatigue des yeux qui a produit, ces images ueP ’on serait' ’ tenté d’attribuer à une halluc -■ îînfinrf rar l’expérience ayant réussi une premieie fois, îi m“me phénoSne se renouvellera ensuite, dis Que l’on fixera, le verre d’eau. . ..-
res images ont une vie réelle dont votre volonté doit
iPüi
avec l’intention de nuire. . . . .
re uhénomène qui confine à la magie, fera » 'b-
de le définir.
Le corps astral et le double ethérique.
C Le 'corps' astral apparat dès la fécondation de l’ovule.
Au moment de la mort, il se sépare entièrement du corps physique dont les éléments se dissocient.
L’union des deux mots : corps et astral semble cho- . quant au premier abord ; cependant comine noire astralité (où notre âme) n’est pas hors des lois du temps et de l’espace considéré sous les trois dimensions, > ayant, par conséquent, une forme définie, l’emploi du mot corps se trouve justifié.
Entendons-nous bien : ce groupement de forces individualisées appelées : astralité ou âme, sont bien, en principe, immatériellesj mais ccs forces ne sont pas pures, mêlées qu’elles sont au corps éthérique, lequel ■V . est composé de particules corporelles à l'état radiant. i . Ce corps éthérique qui, d’ailleurs, se désagrège peu ^ de temps après la mort et devient, lui aussi, un cadavre, est comme un double du corps physique, mais il en est - en général plus petit. Il est très perméable et élastique. Lorsqu’il est entièrement détruit, les forces composant l’âme individuelle ne s’éparpillent point pour se diluer et se perdre dans le Cosmos ; elles restent soudées étroitement les unes aux autres comme le fait l’électricité quand elle se présente sous la forme de l’élair : en boule.
Le corps éthérique a la couleur de la fleur de pêche.
Le corps astral a une couleur spectrale ou lunaire ; de là son nom d’astral : astra, astre.
Au cours de l’existence, le corps astral s’extériorise partiellement, pendant le sommeil ordinaire, le somnteil hyptnotique, l’état de transe, sous le coup de roims émotions, lorsqu’on perd connaissance, et surtout durant l’agonie.
aif ÎÜLCe\diiïérent6 états’ le corPS astral reste relié .Phriqu,® par une sorte de tube élastique S «;ioq?°n d ar®ent- 11 ne s’en éloigne ordinaire-
distance L u qUelques centimètres, mais parfois la instance est beaucoup plus grande.
paCrLûliZm?n,d’frgT ” part des différents plexus, i S y . du Plexus solaire. Il était déjà connu
qu’on rfem f E^yptiei3s et dGS Hébreux. C’est ainsi 9 n peut lire dans l’Ecclésiaste (chap. 12, verset 8).
les s’en va vers sa demeure éternelle et,
d'argent d? dèZtte.ZT ^ nUGS avant que le cordon
Quand on est malade, ce n’est, pas le corps physique qui souffre ; le corps physique, qui n’est que matière, n’a aucune sensibilité. Ce qui souffre : c’est l’aine (ou corps astral.)
Dès qu’on entre en agonie, le corps astral cherche à se libérer mais l’agonie n’est que la manifestation physiaue et en apparence, douloureuse de 1 effort fan par le corps astral pour s’évader d’une enveloppe qui sous l’influence de causes diverses, commence a se désagréger.
Le moribond a perdu plus ou moins connaissance Aux heures suprêmes, U ne sait plus exactement s il est encore dans son lit. Il sent très bien qu i1 s en va T e tremblement des mains qui s egarent sui les draps, cui s'y agg^pent, ne sont que des recherches d tmpre ■ , sions deë toucher, destinées à renseigner faiblement, et par intermittence, la conscience veule de celui qui achève sur terre « son petit tour de ■ marionnette - « je suis là, oui, je suis bien encore la ;>; se di -ü, en frôlant de ses doigts exangues une couverture qu ü vou drait ramener sur lui car il a très froid.
rpnendant le corps astral a déserté de nouveau son domaine habituel par le canal élastique, aPPel| c°rdon d’argent (autre cordon ombilical, qui part cette loi, du nlexus solaire). Il éloigne de plus en plus. Une IÆ lois, 11 revient vivement à son lieu .1* «*£ réintègre le corps physique. Tout à coup, ie sun conscient s’éveille comme après une longue torpeur. Alors se déroule à rebours, le palimpseste indestructible ’ de la mémoire. En quelques secondes apparaît
dur le rdan de la conscience, l’existence enliere avec mérites ses fautes, la collection des souvenirs présents et oubliés Très souvent, un fantôme effrayant se dresse bien connu des occultistes : le gardien seuü Quelques secondes s'écoulent Le «gps obéissant à une autre poussée intérieure violente, es chassé, cette fois, si brusquement du corps P^ysiq [ .
OOP ip cordon d’argent se brise net. Aussitôt les yeu.v
de la personnalité, fléchit sous les autres doigts. C Ü Le corps physique n'est plus qu’un cadavre aban-
donné aux forces destructives. Le corps astral, lui, est libre. Il vit maintenant sur un nouveau plan, son plan véritable,' le plan astral.
En définitive, la naissance et la mort se produisent suivant un ordre de phénomènes analogues et inverses.
S’il nous a paru nécessaire de parler, comme nous l’avons fait, au corps astral, c’est parce que l’étude de ses propriétés et de ses facultés, est à la base même de la science occulte. Sans doute, on peut s’influencer soimèine et influencer autrui sans connaître la mécanique des forces que l’on actionne. M. Jourdain faisait bien de la prose sans le savoir. Toutefois, nous croyons que, de même qu’il faut avoir appris la grammaire pour être un bon prosateur, il est indispensable, pour devenir mage, de connaître au moins quelques-unes des principales lois psychiques qui président à notre destinée.
Tant de choses resteront toujours ignorées 1...
Peur influencer autrui à i’état de veille. Quelques expériences préparatoires.
Nous avons dit que la première condition pour s’influencer soi-même ou pour influencer autrui était cet effet de l’imagination qui s’appelle la confiance en soi.
Quelques expériences très simples permettront d’acquérir cette confiance, qui grandira encore par le succès. Réussir c’est être encouragé, se sentir fort Echouer, c’est douter.
Mais, soyez sans crainte, vous allez réussir.
nhSS 7°US V0US trouverez dans un milieu d’amis, ~ les Personnes qui composent cette réunion, il trmi')imtS*era,pas difficile de distinguer celles qui se ouïs rougissent pour un rien, agitent
iavSem piMs remue“ ne
ouAf unfflr0118 jeune hornme’ à une jeune fille, pouîvï m» dun certain âge '(Peu importe le sexe puis dpmnnuCettA Personne vous paraisse nerveuse),
prêter la dite personne de vouloir bien se
une petite expérience très simple.
Ira expérience : Mouvement en arrière.
Priez votre sujet de vouloir bien se tenir debout, les pieds réunis, la tête en l’air. Dites-lui de fermer es yeux, de laisser tomber mollement les bras le long des jambes, de relâcher les muscles.
Pour vous assurer s’il fait bien tout cela, mettez-lui la main sur l’épaule et poussez-le doucement en arriéré. Quand le sujet sera ainsi debout, avec les yeux fermes, placez la paume de votre main droite contre le derrière de sa tète et invitez-le à placez sa tète sur votil ■
Placez alors votre main gauche sur le front du sujet et poussez légèrement sa tète contre votre main droite
sur laquelle elle doit s’appuyer. .
Tenez ainsi vos mains en repos pendant trente -e-
condes. Alors dites d’un ton lent mais ferme : « Quand
je retirerai ma main, vous tomberez... lentement... en
arrière
Retirez en môme temps votre main gauche, en la passant près de l’oreille du sujet, après quoi, retirez dou-
cement votre main droite
Ce retrait de la main droite doit-être à peine percep-
te reu CL IL UÜ ta AAlixxxx , * •
tible tellement il sera effectué avec précaution et len-
teur.
Pendant que vous retirez votre main droite, dites au sujet : « Vous tombez en arrière... Vous tombez eq-, arrière ï>
Le sujet tombe, en effet, en arrière ; naturellement, vous ne manquez pas de le soutenir et de le rea*£sser.
Ne parlez pas à voix très haute, mais sur un. ton aisiçn
et ferme.
2e expérienco ! Mouvement en avant.
Demandez au sujet de se tenir debout et de -relâcher ses muscles. Placez les doigts de vos deux ma ns si les tempes pendant dix ou quinze secondes ; puis recommandez à la personne sur laquelle Jpus agissez d vous regarder droit dans les yeux, tandis que vousi» fixez fermement â la racine du nez Alors, dites i .
. Quand je retirerai mes mains, vous tomberez ^ avant... Vous tombez... en avant... \ ous... . ton : t- ^ Quand le sujet tombe en avant, ne manquez pas s j soutenir.
3° expérience : Croisement des mains.
Demandez au sujet de joindre les mains, les doigts bien croisés. Demandez-lui ensuite de serrer les mains très forts, de tendre et de raidir sei bras et de penser : o Je ne puis desserrer les mains. »
L’opérateur place alors ses mains sur celles du sujet et dit à celui-ci de le regarder droit dans les yeux. I .'opérateur, lui, fixe le sujet entre les yeux, puis, il déclare : « Vos mains sont collées ensemble, vous ne pouvez plus les séparer. Pendant ce temps, l’opérateur presse doucement les mains du sujet l’une contre l’autre... ou bien, ce qui serait encore mieux, il peut faire des passes descendantes sur les bras en finissant aux mains.
Comment faire cesser l’influence.
Si le sujet fait de grands efforts pour desserrer les mains sans pouvoir y réussir, l’opérateur frappera brusquement dans ses mains à lui, de façon à produire un bruit sec et. dira avec autorité : « Allons, éveillezvous, éveillez-vous tout à fait. »
Si les mains du sujet ne se séparaient pas très promptement, l’opérateur devrait prendre dans les siennes les mains du sujet et dire : « N’essavez plus de lutter... Quand j’aurais compté : trois, vos mains se détacheront. Une 1 deux ! trois 1 Allons, éveillez-vous. »
Comment raidir Sa jambo.
Dites au sujet de peser de tout son poids sur la jambe que vous voulez raidir, pendant que vous prenez dans ta votre, une de ses mains. Dites-lui de vous regarder droit dans les yeux et de penser qu’il ne peut plus plier ta .ïambe. L’opérateur, qui est agenouilé, fait quelques passes descendantes sur la jambe du sujet, en commençant, a quinze centimètres au-dessus du genou pour mur a quinze centimètres au-dessous. Tout en faisant ?f™iPaSfS’- dites avec autorité : « Maintenant, votre jambe devient raide, raide, encore plus raide... Vous
î™,» ?lus la plier- Vous marcherez avec une jambe me. ce disant, levez-vous et continuez à regarder le
?e3hr»!n>e« l®8, deVx yeux ; puis’ prenant le sujet par
jambe rame68 16 allSr aV6C V°US' 11 marchera avec une
Comment raidir le bras.
Le procédé est analogue à celui employé pour raidir la jambe.
Pour empêcher une personne de dire son nom.
Tenez-vous devant le sujet, puis pressez-lui doucement la gorge en faisant glisser le bout des doigts sur la pomme d’Adam, à plusieurs reprises, en disant | « Quand je compterai trois, vous ne pourrez pas dire votre nom. Vous ne pourrez pas le dire. Essayez I »
Mécanisme de la suggestion.
Son extraordinaire puissance.
Vous réussirez sûrement ces petites expériences fort simples, si vous ne vous découragez pas, malgré quelques tentatives qui, au début, seront peut-être infructueuses. Ces premiers succès vous donneront la confiance en vous-même, qui pourrait vous manquer encore. Vous saurez, dans tous les cas, qu’il est beaucoup plus facile d’influencer les gens que vous ne l’auriez cru.
Ces phénomènes amusants, mais si démonstratifs, sont dûs uniquement à la suggestion, car le fluide émis par vous est, dans l’espèce, si peu de chose, qu’on peut le considérer comme inexistant.
Voici ce qui s’est passé :
En suggérant au sujet l’idée qu’il tombera infailliblement en avant ou en arrière, suivant l’ordre qui lui a été donné, vous avez créé dans son cerveau un certain trouble, analogue à celui de tous les autres troubles J trouble éprouvé par le candidat à un examen et à qui l’interrogateur vient de poser une colle déroulante ^ trouble de l’orateur, qui perd tout à coup le ftl de son discours, trouble d’un homme ou d’une femme en présence de l’être aimé ; trouble provoqué par la peur, par l’annonce d’une nouvelle importante, par une joie vive,, par toute une émoi ion forte et imprévue.
Chaque fois qu’il y a trouble (et c’est pourquoi nous recommandons si expressément le calme) le sens critique s’oblitère ou même disparaît totalement. On . pevl en effet, comparer le cerveau à une citadelle gardée par une sentinelle vigilante : le sens critique. Le suggés-
tionneur, tue cette sentinelle, en la troublant, et pénètre dans la place. Il s’y installe et commande à peu près en maître : sa propre volonté gouvernant la pensée débile de celui qui a laissé perpétrer chez lui cette effraction. Or, toutes pensées, nous l’avons dit, se transforme en actes.
Que font les Bénévoles, jadis les frères Isola, et autres suggestionneurs habiles, lorsque laissant tomber un poids de dix kilogs sur la scène, ils déclarent que ce poids sous l’influence de leur fluide magnétique, va peser, non plus dix kilogs, mais' cent kilogs, mille kilogs, un million de kilogs. L’athlète le plus vigoureux sera incapable de le soulever ou même de le déplacer. Et, de fait, l’expérience réussit toujours. Il n’y a là aucune supercherie, aucun compérage, ni tour de passe-passe. Il y a seulement un Bénévole quelconque, qui a troublé « l’amateur » Et cet amateur, malgré ses efforts pour résister à la suggestion, est tellement convaincu des choses qu’on lui a dites, qu’il n’arrive pas, malgré la tension de tous ses muscles, à déplacer d’un millimètre le fameux poids... de dix kilogs. Finalement, le visage en sueur, rouge de colère impuissante, il s’abat sur le parquet, à moins qu’il ne renonce à sa tentative avec un haussement d’épaule avant d’aller, tout confus, reprendre sa place au milieu du rire des spectateurs.
En vérité, il n’y a pas de vérités; il n’y a de vraies que nos propres croyances. Et, en effet, nous connaissons uniquement nos impressions des choses ; non les choses elles-mêmes.
Les philosophes Hindous ont un sentiment si net de ude d?. Cf phenomène psychique, qu’ils ont dé- S£nV6 grand créateur d’illusions. Comment pourrait-il en être autrement ? notre esprit peut-il ja-
T, Ln0 *S apporter autre chose que des combinaisons de lui-même avec les objets extérieurs, c’est-à-dire des images fatalement déformées.
L’état de trouble, dont nous venons de parler se transforme, lorsqu’il s’accentue et se prolonge en
rtarSeÜ hypn°ticIue- Le sujet est alors sous la dépendance momentanée de l’opérateur.
Ici, une question se pose. Le sujet neut-il ftfrp in ôncîre S •înaLCOmme en blen ? Influencé 7 oui. Mais dormie peut^of-T1^ - -v'oir ^ Ifl conscience eflpffQt aY0ir €t a soüvent dèS réveils Brusques,
Si vous commandiez l’éxécution d’un crime, d’une mau* vaise action, voire d’un geste offensant, à un sujet doué d’un sens moral quelque peu développé, il est probable, il est même presque certain, que l’acte de- -f mandé ne s’accomplirait pas. Le sujet, visiblement^ tourmenté, hésiterait quelques instants entre deux impulsions contraires, puis, en fin de compte, sa-cons-$l cience, secouant le joug qui pèse sur elle, triompherait,! résolument de ce court combat. En pareil cas, le sujetjl se réveille toujours et de lui-même.
Bien entendu, on ne doit donner que de bonnes suggestions, ou des suggestions inoffensives.
La concentration développant l’auto-suggestion.
Ce que nous venons de dire relativement à l’hypno-, tismc n’est qu’une digression utile. Ce qu'il faut retenir* des lignes qui précèdent, et surtout des expériences j auxquelles vous vous êtes livré, c’est l’effet de la puisjj sance de suggestion sur autrui. La puissance de la suggestion sur soi-même (auto-suggestion) est aussi grande, aussi certaine et plus noble, mais, chose curieuse, elle se manifeste plus difficilement. Il semble aue nous attachions moins de poids à notre propre-j croyance qu’à celle d’autrui. Plus ou moins, nous nous I méfions de nous-mêmes. On dirait que nous avons soilag de l’approbation de nos semblables ; c’est, pourquoi nous ■ chérissons tant les compliments. Et ce nest point toaj jours un pur sentiment de vanité qui nous fait reche-rj cher les applaudissements des voisins. Les applaudis-, sements sont souvent, un encouragement nécessaire^ un stimulant pour notre faiblesse une mesure de lutice que nous estimons méritée. Nous voulons croire j que l’on s’intéresse à nous par besoin d échapper à j solitude.
Tout cela est puéril mais si humain ! v
Le vrai sage.fe mage est celui qui se passe volontaire* ment de ces petites satisfactions, qui s’en passe le plus 3 possible, <nonPpoinl avec l'orgueil d'un surhomme ,qm. du haut de sa tour d'ivoire, jette un regatd de dédAUM sur la pauvre humanité, mais parce qu’il possède un® connaissance très nette de l’inutilité qu’i y aurait pour lui à trop rechercher les suffrages des hommes et d«j femmes, d’aller, par conséquent, au-devant d une fo de perfidies, de désillusions et de chagrins. La
a-t-on dit, est à bases de mensonges. Méfiez-vous ! -Donc, si vous en avez la force, jugez-vous vous-même, soyez à la fois sévère et bon pour vous. Vous avez besoin de conseils, d’appui, de courage, offrez-vous un tète à tête avec vous-même. Tâchez de voir bien clair en vous et, puisque vous souffrez, consolez-vous avec de flatteuses espérances.
- Sans rien exagérer, pensez du bien cle vous.
La pire des choses serait si vous vous preniez pour un imbécile et surtout si vous exprimiez cette opinion' à ceux que ne demandent qu’à vous croire sur parole. Faites comprendre, au contraire, en usant d’habileté, que vous n’êtes pas le premier venu. Si vous ne dites pas discrètement du bien de vous, nul ne le fera à
votre place.
Suggérez-vous des pensées de force et de santé. Un homme, comme vous, qui a résisté à tant de chocs, est d’une vigueur extraordinaire.
Prenez des résolutions : celle de moins parler, celle d’accomplir telles démarches ennuyeuses.
Jugez les hommes sans rien laisser transparaître de votre charmante ironie. Cette concentration de vos réflexions, ce silence prudent créé par vous, doublera, quintuplera la puissance de vos facultés psychiques. Voire pensée, non libérée par le verbe, deviendra frémissante, énergique, bouillonnante. Vous éprouverez le frémissement magnétique.
N’oubliez pas que le silence est père de l’observation. Il rend impénétrable et inaccessible. Il éloigne la familiarité qui engendre le mépris.
Mais la première condition pour devenir magnétique est le contrôlé de soi-même. Cet empire sur soi-même est le prix d’une effort incessant.
L’art de plaire. — L’art d'impressionner
L’auteur d’un ouvrage sur le magnétisme personnel, le Docteur Herbert A. Parkyn, à qui l’on demandait de définir en pen de mots le magnétisme personnel, a répondu : « C’est l’art, de plaire. »
T.es conditions considérées comme essentielles par cet écrivain, sont « une physionomie sereine au regard assuré, des dehors soignés, la santé, l’énergie, la décision, l’affabilité, la modestie, l’égalité d’humeur, le
calme, une vivacité aimable, la confiance, des manières aisées et une attitude prévenante et respectueuse. »
U est certain qu'une personne qui posséderait toutes les qualités énumérées ci-dessus ne pourrait être qu’attractive. ,
Toutefois, le magnétisme ne dépend pas des qualités extérieures ; il est au-delà.
Il est des gens qui sont magnétiques avec de gros défauts, des vices, avec de la laideur. Le moine scélérat, le trop célèbre Raspoutine était assurément un individu magnétique, pourtant il n avait rien de l’Appolon du Belvédère, et il puait le bouc.
Ce qui rend l’homme magnétique, c’est sa santé, son intelligence, son immense confiance en lui, sa volonté de fer, son rayonnement.
Sans doute, les belles manières, la gentillesse, la beauté sont des adjuvants très précieux ; mais on aurait tort de les croire indispensables. Parlons tout de même de la beauté.
La beauté n’existe réellement qu’à condition de savoir s’en servir ; autrement, c’est comme un anneau d’or au nez d’une truie. Etes-vous belle, madame, dans le sens absolu du mot ? Je l’ignore, et, en réalité, cela m’est égal. Il ne s’agit que d’une chose, de l’impressioa aue vous faites. Penchez-vous au bord de 1 eau et regardez-vous : votre image n’est qu’une illusion et cependant elle existe. Je suis cette eau qui vous réfléchit. Pur, calme, je possède parfaitement votre image ; mais si vous me troublez, elle sera trouble.
Il ne s’agit pas ciu tout d’arriver à une thèse phyr que de beauté, mais simplement à un effet de beauté. C’est l’avis de Saint-Augustin : « 11 y a, dit-il, deux beautés, celle qu’on juge belle et celle qui touche. » Celle qu’on aime : appelez celle-ci, si vous voulez, charme. Comment telle femme qui ne peut passer pou une beauté touche-t-elle ? Il est assez ^ difficile d donner une raison scientifique. « T\i n as ni béai . ni science, ni naissance, disait à saint François d A sises un de ses moines, et, cependant, tout le niond court après toi. » Mais François d’ Assises « se donnait » beaucoup, et probablement le charme ' de certaines femmes tient un peu à la même recette. F ont beaucoup d’expression, et, par conséquent elles donnent quelque chose de leur personne morale.
Toute personne impressionnable impressionne ; l’influence du réflexe est réciproque.
I a routeur la pâleur, l’éclat ou le trouble des yeux produisent des effets très sympathiques II y a des veux qui nous remuent jusqu’au fond des entrailles, des regards qui consolent de tout. Le geste, 1 attitude ont aussi leur importance : les choses memes ont une attitude ; ainsi des cheveux soyeux et blancs, on peut tirer un effet de douceur extraordinaire.
Et chose curieuse, ces gestes, ces attitudes agissent même sur la personne qui gesticule. C’est avec une profonde connaissance de la machine humaine que les prêtres recommandent de soigner les attitudes pendant les oraisons : se mettre à genoux, joindre les mains, avoir un regard fixe, voilà des procédés qui ne sont pas indifférents. Ils touchent le spectateur, mais ils touchent aussi la personne agenouillée.
II faut donc arriver à se rendre maître jusqu’à un certain point de l’image physique des émotions. Cependant les figures les plus attachantes seront toujours celles où les émotions se peindront franchement : il y a des visages féminins d’une mobilité à la fois délicieuse et déconcertante, mais si parlante qu’en un éclair, elles parlent comme Bossuet, et, à ce langage tous les sens s’intéressent.
Au XVI® siècle, en abordant une femme à la française, on la baisait au visage, sur les lèvres ; ensuite, on a baisé la main ; maintenant la poignée de main à l’américaine prévaut. C’est un tort, car la poignée de main actuelle ne signifie pas grand’chose. Tandis, que tout contact aimable est une caresse ; et, du haut en bas de l’échelle des êtres, depuis les chats et les ânes qui se frottent les uns aux autres, jusqu’à la guenon caressant plus ou moins brusquement sa proprogéniture, tout sentiment affectif s’accompagne d’un contact, qui en devient, pour ainsi dire, la consécration naturelle.
Mais nous ne pouvons pas nous étendre sur tous ces petits problèmes. Arrivons vite à cette conclusion : non seulement le charme est autre chose que la beauté des formes, mais même on peut se demander si la beauté proprement dite sert beaucoup au charme et si elle ne lui nuit pas quelquefois ; car c’est une arme dont on n’est pas très maître : une épée de feu qui brûle la main. Au premier abord elle rend tout facile;
mais une femme aurait bien tort de se fier à la soli dité d’une suggestion purement matérielle sans compter que cette suggestion n’a rien de particulièrement flatteur. Une femme intelligente se préoccupera surtout de ce qui survit à la finesse de l’épiderme ou à l’éclat des rubans et des oiseaux empaillés.
Ainsi, la puissance magnétique d’une femme, c’est le charme ; pour un homme c’est l’autorité : autorité morale, cela va sans dire, mais ce n’est pas seulement dans l’exercice du commandement que se manifeste cette force : on la rencontre à tous les échelons sociaux : certains domestiques imposent à leurs maîtres, de simples soldats entraînent leurs camarades et même leurs chefs. Des officiers, des prêtres, des médecins, des patrons ont une influence profonde sur ceux dont ils ont la direction ; d’autres sont parfaitement insignifiants, neutres et nuis.
- C’est une question de tempérament, d’aptitude, de compréhension plu3 ou moins nette de la vie et de la nature humaine, une question surtout de volonté et d’ardeur contenue.
Tous les magnétiseurs, comme nous l’avons dit, sont des foyers d’ivresse ; les apôtres de la raison pure n’ont jamais .fait de prosélytes ; l’avantage qu’ils ont sur les autres, c’est que s’ils n’entraînent personne, personne ne les entraîne. Mais la pensée forte, quelle qu’elle soit, dirigée vers un point précis, finit toujours par atteindre son but ; toujours on réalise au moins un peu ce que l’on a beaucoup et constamment, désiré : l’avare a de l’argent,, l’ambitieux arrive à conquérir la gloire et la fortune, l’artiste, à écrire fies pages émouvantes ou à peindre de jolis tableaux ; les cœurs exquis possèdent les femmes ; ils sont aimés et malheureux.
Toutefois, deux obstacles se dressent : la paresse et l’oubli, ces deux ennemis de la volonté.
Aussi, voyons-nous des hommes magnétiques, admirablement doués au point de vue intellectuel, qui flottent, dans la vie, pnreils à des bouchons. Ce sont des êtres qui entretiennent une passion secrète, ou des indolents... volontaires. Ceux-là usent leur vie comme ils usent une paire de chaussures ; ont-ils compris le néant de tout ? Orit-ils peur d’être méconnus ? peur de souffrir ?
Beaucoup portent au cœur une blessure profonde ; nous ne voyons que leur sagesse extérieure alors que
gronde en eux une tempête que nous ne voyons pas et qui tes ronge et qui les tue pour n’avoir jamais éclate
au-dehors...
L’art d’impressionner est variable et ne saurait comporter de règles fixes* mais cet art consiste, avant tout, à améliorer, à développer ses qualités.
« Chassons le naturel, il revient au galop. » Si vous ête3 d’im naturel gai, exubérant, spirituel, ne craignez pas de vous montrer gai et spirituel, tout en mettant une sourdine à votre exubérance. Celui qui bavarde avec brio, heureux de l’effet qu’il produit ou qu’il croit produire, oublie trop souvent d’être attentif c’est-à-dire d’observer. Lui-même oublie qu’il est observé, jalousé souvent, et mal jugé surtout s’il dit des choses vraies
sous une forme amusante.
L’hoinme froid fera son profit de tout, et ne parlera que lorsqu’une force intérieure, une atmosphère de sympathie, de curiosité' aimable ou d’attention affectueuse, l’inciteront à laisser échapper le flot de ses
pensées.
Les lois de sympathie
Maintenant l’homme magnétique aurait tort de s’imaginer qu’il est capable «d’impressionner» tout le monde. Il y a des lois de sympathie et d’antipathie dont il faut tenir compte et qui règlent les rapports des êtres entre eux. Ces lois existent pour les hommes, pour les animaux et même pour les plantes.
C’est ainsi qu’une vigne meurt à proximité d'un laurier. La ciguë ne peut vivre à côté d’une vigne et la rue tue la ciguë. Par contre, la vigne croît merveilleusement près d’un orme et le figuier près du platane. Les solanées se développent à l’ombre des ifs, mieux que partout ailleurs. Dans le règne animal, un magnétisme non moins singulier que pour les plantes s’exerce aussi. La vipère attire la grenouille. La belette fascine le passereau, et la belette est clouée sur place par le seul regard du crapaud qui, lui-même, est complètement anéanti par celui de l’araignée.
L’homme plait ou déplait. Le compagnon préféré n’est pas toujours celui que l’on estime le plus, à qui l’on aurait raison de s’attacher davantage. Dans l’amour passionnel, les sympathies se manifestent d’une façon
beaucoup plus étrange encore et mystérieuse ; on a raison de dire que la passion, comme la tempête, souffle où elle veut. Il y a pourtant des lois qui président à l’attrait physique comme à l’attrait moral. Chacun les subit ; nui ne les connaît exactement.
Tout ce que l’on peut dire c’est que l’amour est une des seules choses bien faites ici-bas ; en ce sens que tout le monde, s’il en a envie, peut participer aux joies et aux chagrins qu’il procure. Les jeunes et les vieux, les beaux et les laids, les nains et les géants, les riches et les pauvres, les Adonis et les cul-de-jatte, chacun trouve sa chacune. C’est comme un beau fleuve où hommes et femmes confondus viennent se désaltérer. L’eau que l’on boit, malheureureusement n’étanche pas la soif et ne donne pas l’oubli...
Cet attrait réside au-delà des êtres. Il est le résultat d’effluves magnétiques qui s’harmonisent avec d’autres effluves. Le corps astral, plus ou moins rayonnant, constitue une atmosphère psychique, un aura , qui a ses goûts, ses caprices et qui les impose à notre convoitise. Je suis sot de m’être attaché à telle femme ? mais je ne saurais me passer de sa présence. Le malheur ordinaire en amour est de désirer absurdement ou étourdiment des créatures qui ne sont point faites pour nous, n’étant point nos complémentaires.
Ainsi, on en arrive, par un égarement bizarre, à ne plus aimer vraiment la séductrice de nos sens, mais bien l’amour que l’on a pour cette séductrice ; l’habitude aidant, une sorte d’envoûtement se produit qui éteint en nous une dernière lueur de raison. Notre propre pensée, toujours nourrie du même désir, a donné naissance à un de ces élémentals artificiels, dont nous avons parlé dans un des précédents chapitres. Alors se vérifie, pour le malheureux obsédé, cette parole si saisissante de l'Ecriture :
« Tu seras comme un homme couché au milieu de la mer, comme un homme couché sur le sommet d’un mât : On m’a frappé... Je n’ai point de mal !... On m’a battu... Je ne sens rien !... Quand me réveillerai-je ? J’en veux encore 1
Ecoutons bien le chant de nos sympathies, mais méfiqjos-npjis des sirènes. Le domaine de l’astral est peuplé d'illusions.
La conquête du bonheur
-fs
L’ennemi du bonheur, c’est le doute.
« Nous doutons de nous-mêmes, a écrit une femme ^infiniment d’esprit, parce que nous prenons nos inentions pour des puissances, parce que nous nous voyons plus grands que nous sommes. Parfois, une 'irconstance quelconque nous révèle nos limites, et • ious voilà découragés, vaincus, pleins de troubles et de nisères, nous jugeant trop mal pour nous être trop bien ugés. Que n’acceptons-nous ces limites ? aussitôt nous rnrions la paix. Nul n’est tenu à faire cela. C’est bien issez et c’est beaucoup. Mais comment savoir exactement ce qu’on peut ? En ne rêvant pas trop à ce qu’on pourrait. »
Il faut établir la paix en soi. Oh ! pour cela, ne rêvons point l’impossible. Contentons-nous de nousmêmes et des autres tels qu’ils sont, notre quiétude sera pleine d’émotions, pleine d’intuitions aussi. C’est quand la mer est calme qu’elle réfléchit le ciel. Il faut être pur pour laisser passer la joie comme le verre pour laisser passer la lumière.
Et puis, ne nous pressons jamais. Demain, arrivera toujours assez vite. Jouissons de l’heure qui passe, de l’ombre sur le mur, car les tulipes fanées jamais ne refleuriront.
Un poète, Alfred Bonnard, a dit :
« Si tu n’es pas heureux, c’est que tu es grossier. Le bonheur s’obtient par une sorte de tact, de délicatesse et d’adresse ; c’est une aptitude à recevoir l’avenir... L’homme délicat agit à point ; il laisse les choses se préparer, il les achève, il les complète au bon moment, il n’a ni fièvre, ni paresse ; le destin est un . labyrinthe, où il ne faut, ni s’arrêter, ni courir et où, pour trouver le secret de toutes les joies, il faut avancer en dansant...
« Dégage le chant de ton âme et attend ce qui doit venir. Beaucoup d’hommes manquent leur vie par pusillanimité ou brutalité ; ils forcent leur destin ou ils l’éludent ; qu’-on attaque ou qu’on fuie, on se fait dévorer par lui. Toi, dans la forêt de la vie, tu tireras de toi-même un chant intime et profond, ton chant, et ainsi, cbmme Orphée humanisait le's fauVes, fu charmeras l'es événements. »
Sans doute, le malheur nous guette ; il est inéluctable puisque tous nous fuit, que les etres les plus chéris nous quittent à jamais, que la vieillesse, la déchéance et la mort sont là, tout près, au bout du chemin.
Mais celui qui a appris à vivre selon la sagesse, qui a éduqué son caractère, sa volonté, développé son magnétisme, fera, sur le sentier de la vio, une abondante et riche moisson de fleurs.
Le Bonheur, sans pluriel, n’existe pas. Il y a seulement des bonheurs, de multiples petits bonheurs. Avant de les cueillir sans hâte ni sans fièvre, sachons discerner les vrais des faux ; et, puisqu’il en est tant qui nous leurrent, choisissons, du moins, parmi les plus agréables, ceux qui sont inoffensifs...
Oui, il y a des joies sur la terre. Si un pessimiste nous disait le contraire, affirmait que tout est également vain : plaisirs et chagrins, vous ne le croiriez pas. Quel que soit, d’ailleurs, le découragement d’un homme devant la vie éphémère, il est tout de même permis de penser qu’il vaut mieux que la bulle de savon soit d’or ou d’azur que noire ou grisâtre.