‹ Magnétisme personnel ou psychiqueChapitre 6 sur 19 · CONSIDÉRATIONS SUR LA VOLONTÉ · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS SUR LA VOLONTÉ

Vouloir,c'est pouvoir,h la condition de ne vouloir que ce qui est possible et de savoir faire usage de sa volonté.

Malgré l’énergie que l’on puisse posséder, il est à peu près impossible d’acquérir immédiatement toutes les qualités qui donnent la Puissance magnétique à un degré très élevé. Il faut à tous pour les acquérir s’ils ne les ont pas et les augmenter s’ils les possèdent déjà plus ou moins, \ une certaine expérience, de l’exercice, de la pratique, de l’entraînement môme.

Si l’on regarde autour de soi pour voir comment se sont comportés ceux qui sont parvenus d’euxmêmes à la fortune, ou qui ont acquis une très haute situation quelconque, on reconnaît presque toujours qu’ils ont travaillé avec une activité infatigable; qu’ils ont suivi avec la plus grande per -

sévérance , pendant un temps plus ou moins long, la voie qu’ils se sont tracée sans jamais s’en écarter, et qu’ils ont voulu avec énergie arriver au but qu’ils se proposaient d’atteindre.

Le point de départ de tout succès, de toute réussite, est dans la direction que l’on peut donner au courant de ses pensées , car la pensée__est un commencement d’activité; c’est un acte à l’état naissant.

Il faut toujours avoir présent à la mémoire que la pensée, quoique invisible, existe sous une forme réelle, matérielle, durable, qu’elle constitue le plus puissant agent que l’âme ait à sa disposition pour parvenir à ses fins, qu’elle est une des forces les plus subtiles et les plus puissantes de la nature, si elle n’est pas la plus subtile et 'la plus puissante de toutes; que par elle, consciemment ou inconsciemment, nous agissons sans cesse sur nous et sur les autres, comme de leur côté, les autres agissent constamment sur eux et aussi sur nous.

Lorsqu’elle revient souvent dans le champ de la conscience, qu’elle s’impose ou qü’on se l’impose, elle entretient toujours et souvent môme augmente considérablement ce que l’on peut appeler notre capital de Force-Pensée, lequel, s’il est exclusivement composé de pensées nobles et élevées, forme et développe puissamment notre personnalité magnétique.

Que l’on sache bien que les pensées de bonté, de bienveillance, de gaîté, d’espérance, de courage, de confiance en soi possèdent par elles-mêmes une puissance organisatrice qui assure notre santé

physique, attire à nous les bonnes choses et prépare notre bonheur; tandis que la méchanceté, la haine, la malveillance, la méfiance, le découragement, la tristesse, le désespoir constituent des forces destructives qui ruinent notre santé physique, nous font détester de ceux qui nous entourent, éloignent les bonnes choses pour attirer les mauvaises et préparent notre malheur.

Ceux qui sont bons, bienveillants, persévérants, gais, courageux et pleins d’espoir sont attractifs et possèdent déjà la personnalité magnétique à un certain degré; dans tous les cas, ils ont naturellement presque toutes les qualités voulues pour la développer rapidement à un degré très élevé. Ceux qui sont méchants doivent devenir meilleurs. Les désespérés qui ne sont parvenus à rien doivent comprendre que ce résultat est dû à leur insuffisance, à leur maladresse, à leur ignorance, et qu’ils doivent apprendre pour faire mieux. *

Pour ces derniers, la tâche sera plus longue, plus difficile que pour les premiers : car ils sont moins avancés sur le chemin de la vie, moins évolués; mais qu’ils tâchent de bien comprendre qu’ils peuvent changer de caractère, devenir meilleurs, plus sympathiques, plus adroits; et qu’alors le bonheur qui les fuyait obstinément viendra à eux d’autant \plus vite qu’its feront davantage pour l’obtenir. Ils abrégeront ainsi le chemin qui doit les conduire au but final, en passant par une voie plus droite, mieux entretenue, plus sûre. Ils gagneront un temps précieux, car là comme ici, selon le proverbe anglais, le temps , c'est de l'argent.

Qu’ils sachent bien que la santé physique et morale, la force, l’influence personnelle, le boa-

heur ne sont pas des présents du ciel, qu’on ne les reçoit pas, mais qu’on les mérite ; ou pour mieux dire, qu’on se les donne; car ils sont partout dans la nature et chacun peut les prendre. Le bonheur est un des signes les plus apparents d’une individualité forte, plus évoluée, plus développée, plus parfaite, tandis que le malheur est l’indice d’une individualité faible et arriérée.

On parvient à chasser les mauvaises pensées qui obsèdent et à les remplacer par des bonnes qui apportent l’espérance, la confiance, le courage et à les orienter vers le but que l’on veut atteipdre rien qu’en le voulant.

Chez les uns, la volonté est presque nulle; chez d’autres, ellejigfrpar saccades et n’atteint que rarement le but visé. On peut toujours la développer chez les premiers, la régulariser et la développer encore chez les seconds.

Les principes du Magnétisme personnel peuvent être compris dans cette formule que le marquis de Puységur a donnée en parlant du magnétisme physique appliqué à l’art de guérir :

Volonté active vers le bien,

Croyance ferme en sa puissance, Confiance entière en l'employant, qu’il résumait en ces trois mots :

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