AYANT-PROPOS
Depuis la visite que François-Joseph /", le vénéré et adoré souverain austro-hongrois, a faite en Roumanie après Tachèvement des travaux exécutés aux Portes-de-Fer, et que CarolV', roi de Roumanie, accompagné de la reine Elisabeth^ lui a rendue Tannée suivante à Budapest, la soi-disant question des Roumains de la Hongrie est entrée dans une phase nouvelle.
Ou, pour parler plus explicitement : au lendemain de l'accueil chaleureux et enthousiaste avec lequel la Roumanie a reçu le roi de Hongrie et cette dernière le roi de Roumanie , quoiqu'on sache pertinemment qu'ils sont tous deux complètement solidaires des sentiments les plus intimes de leurs peuples, — déjà bien amoindrie par la défaite des chefs de la« Ligue roumaine » au congrès interparlementaire de Bruxelles, en 1895, alors qu'ils auraient voulu y faire repousser l'invitation de la ville de Budapest à l'occasion des fêtes millénaires de la Hongrie, — cette question, péniblement soulevée par quelques meneurs intéressés, se meurt, cette question, artificiellement entretenue dans l'opinion publique européenne, est morte !
Car, quelles que soient les spécieuses distinctions à l'aide desquelles on veuille séparer la double qualité d'empereur d'Autriche et de roi de Hongrie chez le chef de l'État austrohongrois, il ne reste pas moins le gardien jaloux de l'intégrité de la monarchie tout entière, qu'il saura défendre aussi bien