‹ Magyars et Roumains devant l'histoireChapitre 143 sur 232 · L UNION ET L ORTHODOXIE · texte numérisé non relu

L UNION ET L ORTHODOXIE

Le synode convoqué par X/em en 1739 eut une importance particulière à cause de son attitude hostile à Tégard du jésuite théologien. Il élabore un règlement pour sa gouverne, circonscrivant les limites de son activité, indiquant ses devoirs envers le clergé uni et interdisant toute dénonciation sur le compte de ce dernier. Il est plus que probable que cela n'a été qu'une manière de se venger du Jésuite ^d/io^i à qui Ton reprochait la divulgation de l'état piteux du clergé roumain, recueillie par la commission de la diète de 1737. Mais en tout cas Klein s'est attiré par là le ressentiment de ses anciens protecteurs les Jésuites, malgré l'attitude effacée qu'il s'est donnée pour avoir l'air de n'être nullement responsable de ce qui se passait. Aussi voit-on pâlir son étoile dès ce moment. Le successeur de Janosi\ que les Jésuites lui sacrifièrent pour mieux cacher leur dépit — nommé Joseph Balogli — ne tarda pas à l'accuser de tendances condamnables, favorisant la propagation des livres orthodoxes, protégeant les popes ordonnés parl'évèque orthodoxe, ne combattant pas assez énergiquement les attaques dirigées contre l'union, et exigeant au nom du peuple et du clergé roumains des concessions et des privilèges auxquels, contents de leur situation, ils ne pensaient guère.

Cette accusation se perdit dans le bruit des événements que souleva l'avènement au trône de Marie-Thérèse (1740). Sachant combien elle était portée à seconder la propagation de la foi catholique Klein se rendit à lïen/je incontinent pour y présenter à la jeune souveraine une nouvelle supplique. En dehors de ses demandes antérieures se rapportant h l'assimilation de son clergé avec le clergé catholique au point de vue des privilèges, elle en contint d'autres qui visaient aussi l'amélioration de la situation des laïques roumains unis. £/em les voudrait voir employés

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