‹ Magyars et Roumains devant l'histoireChapitre 205 sur 232 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

LA GUEXRE aviLE.

Sans vouloir résoudre la question : s'il convenait d'appeler la guerre soutenue par la Hongrie en 1848 et 49 contre V Autriche et la Russie une guerre « d'indépendance i» ou « de révolution » , ou encore une « guerre constitutionnelle » , ce qui serait probablement la dénomination la plus rationnelle, il est incontestable que pour caractériser les événements qui se sont passés A cette même époque en Transylvanie^ on ne peut employer que la triste expression de a guerre civile » . Ils en avaient toute la férocité et tout le décousu, conduisant le pays comme dans le temps de Basta, à deux doigts de sa perte et préparant ainsi tout naturellement le triomphe de l'absolutisme.

En guise de réponses aux provocations de la seconde assemblée de Balàzsfnlva et pour enrayer le mouvement croissant du roumanisme révolutionnaire, le commissariat royal prit les mesures les plus énergiques. Dans les premiers jours d'octobre il ordonna l'arrestation des tribuns Fraîchement nommés, Bâternai^ Simonis et Vasilié Pop, et les ayant fait passer devant une cour martiale, il les fit pendre pour crime de rébellion contre le gouvernement établi, en se basant soit sur leurs propres aveux, soit sur les témoignages de leurs correspondances, trouvées chez eux. Alors, voulant remonter le courage de ses nouveaux alliés et contrebalancer les effets d'une assemblée populaire que les Sicules devaient tenir le 15 octobre à Agyagfalifa, le baron PwcAner publia, le 10 octobre, une proclamation dans laquelle il enjoignit aux troupes impériales régulières/ et au besoin au peuple roumain armé, le désarmement de la garde nationale magyare. C'était lâcher les brides à toutes les furies de la guerre civile. Aussi les Roumains, après avoir saccagé plusieurs demeures seigneuriales et tué plusieurs proprié-

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